‹ Le carnaval des marisChapitre 13 sur 45 · ACTE I, SCf:iM': VIII · texte numérisé non relu

ACTE I, SCf:iM': VIII

FOUiNARD, diclant, N^STâS...

BLAïuEAU, dictant. N" 1684...

WLÉiMË, à part. Ah! ce n"était pas assez d'un... voilà le duo !

CAROLINE, « pavt. C'est à vous donner des crampes d'estomac.

VALÉRIE, à part. Autant avaler une infusion de pavots. (Elles s'appuient la tête sur leurs 7nains, d'un air à moitié endormi et tout en écrivant.)

FouiNARD, monté de l'autrecôté de l'échelle ou est Blaireau. Sommes-nous heureux, mon cher Blaireau, d'avoirdes petilesfemmes aussidévouées, aussi raisonnables... et qui sacriOent aussi facilement leurs plaisirs à leurs devoirs.

BLAIREAU, attendri. Nous sommes trop heureux!..

FouiNARD. Des femmes qui partagent les peines, les travaux de leurs maris, et toujours lo sourire sur les lèvres, la tendresse dans le regard...

BLAIREAU. Fouinard !.. tu vas me faire pleurer !

FouiiNARD, dictant. N" 3723...

BLAIREAU, de même. N" 1684...

FOViNARt), remarquant i' immobilité des femmes et descendant de l'échelle, ainsi que Blaireau. Eh bien !.. Caroline?..

BLAIREAU. Valérie?.. Dieu me pardonne !.. elles se sont endormies!

FOUINARD. Profondément!..

BLAIREAU. Pendant que nous sommes là tout occupés d'elles...

FOUINARD. Comme c'est aimable!..

BLAIREAU

Air : Un homme pour faire un tableau.

Dormir auprès de leurs époux!

C'est contraire a l'ordre des choses...

Et comme c'est flatteur pour nous!...

FOUINARD

N'en murmurons pas, et pour causes...

Peut-être, d'un songe chai'mant Goûtant les surprises nouvelles, Rèvent-elies qu'en ce moment Nous ue dormons pas auprès d'elles!..

(Regardant dormir Caroline.) Esl-elle gontillo... quand elle dort!

BLAIREAU, regardant Valérie. Quel amour de petite femme !

CAROLINE, faisant un mouvement involontaire et se réveillant brusquement. N° 3000.... Tiens... je dormais...

FOUINARD. Ah! nous dormons, Madame!..

VALÉRIE, de même. Moi aussi!..

BLAIREAU. Nous faisions notre petit dodo!.. FOUINARD. Pauvres femmes!.. Tenez, j'ai pitié de vous.

BLAIREAU. Tu as raison, ayons pitié d'elles.,, allons tous nous coucher.

FOUINARD. Quanta ça, non!.. Et mon inventaire?..

CAROLINE. Jo t'assuro que mon envie est passée.

VALÉRIE, se frottant les yeux. Oui... oui... nous voilà éveillées comme pinson.

FOUINARD. Nous allons rester ici. Blaireau ©l moi... comme deux braves !.. Vous, mes bonnes amies, allez dormir; demain, vous n'en serez que plus fraîches, plus jolies...

CAROLINE. Franchement, moi je tombe de sommeil.

VALÉRIE. Je ne pourrai jjmais passer la nuit.

FOUINARD. Allons, embrassez-nous... (A Blaireau, qui se promène très-agité.) Ëh hieil?.. qu'as-lu donc?..

BLAIREAU. L'idée de quitter ma femme... J'ai tellement l'habitude...

VALÉRIE. Blaireau!... voulez vous bien vous taire !

ENSEMBLE

Air de GauibelM.

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