‹ Le carnaval des marisChapitre 6 sur 45 · ACTE I, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE IV

CAROLINE. Ohl je m'en empare!., je lui donnerai l'hospitalité.. .

DLAiREAu, se récriant. Ah!., pardon... pardon... mais nous avons l'habitude... ma femme et moi...

VALÉRIE, l'interrompant. Du tout!., c'est trèsbien comme ça !.. {A Caroline.) Quel bonheur de nous retrouver seules toutes deux... comme autrefois, lorsque j'étais simple demoiselle de caisse.. . ici même... chez ton père...

BLAIREAU. Le papa Durand.

CAROLINE. A celte place qui est aujourd'hui la mienne.

BLAIREAU. Et oià je te connus... où je l'aimai... chère Louloute!..

VALÉRIE. Étions-nous bavardes?

CAROLINE. Et en faisions-nous de ces songes dorés!

VALÉRIE. Oh! loi, tu parlais toujours d'épouser un prince russe, ou un grand d'E?pagne.

BLAIREAU, à part. C'est bien agréable pour Fouinard!

CAROLINE. Et toi donc!., tu te voyais déjà la femme d'un colonel de lanciers... ou de houzards.

BLAIREAU. Hein?., comment!., un colonel!..

VALÉRIE, riant. Ah! ah! ah!., c'est vrai!..

BLAIREAU. C'est bien agréable pour moi!..

VALÉRIE. Ne vas-tu pas être jaloux d'un rêve de jeune fille?..

BLAIREAU, Mais,,, il me semble qu'à ma place...

VALÉRIE, cd/i/tan(. Comme si on pouvaitregretler un colonel de lanciers...

CAROLINE. Ou un princo russe...

VALÉRIE. Quand on a pour mari un drapier de la rue du Gros-Chenet...

CAROLINE. Ou un marchand de calicot de la rue du Sentier.

BLAIREAU, avec satisfaction. C'est vrai!., c'est vrai!..

VALÉRIE, lui tapant sur la joue. Nigaud!

BLAIREAU, ravi, et lui prenant la taille. Est-elle gentille , ma femme!

VALÉRIE, avec modestie. Blaireau!..

wv\ xw'» wwvvvii\v\A ww Kxw \wwvv\ ww wvi wwvvvx \v\* >v*. V .* vit

Page 1