SCÈNE m
Les MÊMES, SYLVESTRE, entrant avec un paquet de marchandises,
SYLVESTRE. Le patroH demande si monsieur Blaireau compte passer la nuit à jacasser avec ce^ danies.
VALÉRIE ET CAROLINE. Comment 1 jacasser!..
SYLvtsTRE. C'est le mot du patron!
BLAIREAU. Et il a rai-on... je suis là à ne rien faiie...
FOUINARD, en dehors. Blaireau,'..
BLAIREAU, remontant. Ne t'impatiente pas, Fouinard, je suis à loi!
SYLVESTRE, déposant sa marchandise, et regardant Caroline, à part. Encore des importuns,, des obstacles à ce que je m'ouvre !
BLAIREAU, ôtant son paletot, bas, a sa femme. Dis donc, Louloute, est-ce que ça le va à loi, les arrangements de la voisine? hein?..
VALÉRIE. Oh! pour quelques heures...
BLAIREAU. Louloute!.. Ça sera la première fois depuis notre mariage...
VALÉRIE. Blaireau!-, vous êtes ridicule!..
BLAIREAU. Tu sais que mes pressentiments ne me trompent jamais, ça nous portera malheur! (Pendant ce qui précède Sylvestre a pris sa déclaration et il va la glisser dans la poche de Caroline qui lui tourne le dus, lorsque retentit au fond la voix de Fouinard qui crie de toutes ses forces: Blaireau!.. Tout le monde saute comme effrayé. Sylvestre remet vivement le papier dans sa poche.) Voilà !
CAROLINE. S'il est possible de crier comme ça!
ENSEMBLE
Air :
Allons! et sans plus tarder, Il faut j^^llg mettre à l'ouvrage,
Ayons "" P^" ^^ courage, Entre amis il faut s'aider!
SYLVESTRE, à part.
Cette nuit, sans plus tarder, Adressous-lui cet hommyge, Son sourire m'encourage, Mon sort va se décider.
(Blaireau et Sylvestre sortent par le fond.)
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