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Jésus, en rendant le dernier soupir, avait rendu sa Sainte Ame à Dieu son Père. Mais pour s’assurer de sa mort, un des soldats lui ouvre le cœur d'un coup de lance, et à l'instant il en sortit de l’eau et du sang. Ilse retire alors, laissant le corps à ceux qui l’avaient demandé pour l’ensevelir.
On le descend de la Croix. On détache d’ abord ses mains, puis ses pieds, et lorsqu'il est entièrement détaché, on le remet à sa Sainte Mère. Elle le reçoit entre ses bras, elle l’arrose de ses larmes, et s'assicd au pied de la Croix pour essuyer ses plaies et fermer ses blessures. Mais, è Ciel! en quel état les méchants ont-ils mis son Fils? Ce
n’est plus un homme. Des pieds à la tête, il est .
déchiré, meurtri; ses os sont à découvert; ses chairs tombent en lambeaux. Surmontant sa douleur, l’infortunée Mère ôte la couronne d'épines de la tête de son Fils, lave ses blessures, lui ferme les yeux,
Quels ne furent pas les déchirements du cœur de Marie, dans l’accomplissement de ce pénible devoir? Quelle douleur poignante en voyant ce Fils autrefois si béau, à présent inanim$, le visage livide, les yeux éteints, la tête inelinéel Si c'est pour une mère ordinaire un coup si terrible de recevoir un fils mort, que ne dut pas éprouver Marie, la Mère du plus aimable des fils? Qui concevra une
affliction plus grande ?
PRIERE
O Mère désolée, en quel état vous à ré-
duit la mort de votre Fils bien aimé?
C’est à fendre le coeur. Ah! vous avez bien raison de ne.plus vouloir qu’on vous appelle mère, mais abîme de douleurs, océan d’amertumes! Jamais âme n’a plus souffert que la vôtre. Vous seule avez plus souffert que tous les martyrs ensemble. Et qui donc est cause de tant d'affictions ? C’est moi, car c’est pour avoir pris Sur lui mes iniquités que Jésus est mort. Que cette pensée est déchirante! Mais ce qui ne m'afflige pas moins, c'est que j'ai pu arriver jusqu’à ce moment, sans me repentir, sans
cœur snible nt ce visage i c'est de re- Marie, ra une
y a réaimé ?
z bien ppelle in d’ajouffert s souf- Et qui C'est ui mes Le cette qui ne 1 arriver
tir, sans
pleurer de vous avoir causé tant d’amertume.
0 Mère pleine de bonté, Ô Marie, qui avez
pardonné aux bourreaux de votre Fils, pardonnez-moi! que je n’accroisse plus vos douleurs, en les oubliant ! Tous les jours de ma vie je veux y penser. Que ma droite se dessèche, que ma langue s'attache à mon palais, si je cesse d’en nourrir mOn cœur ! Aidez-moi, je vous en prie par ces larmes même que vous avez versées, afin qu'après avoir pleuré avec vous, je me ré-
jouisse aussi un jour avec vous.—Ainsi polt-il.
Litanies de la Ste. Vierge,ou le Chapelet.
Pratique.—Compatir tous les Jours aux
douleurs de la Ste. Vierge.
e ver
ORAISON sacuLatorre.—0 Marie, aidez-
moi à compatir tous les jours à vos dou-
leurs!
IXme JOUR.
mme