SEIZIÈME JOUR
dit Jésus je vais à la mort, j'en ai l’ordre de mon Pére, mais je veux aussi. avoir voire per- Mission.
Quand un fils est:surle point de mourir, les "parens l’annoncent à sa mère. Mais ici le Fs lui-même qui se rend à la mort le déclare à MARIE, et il veut encore que MARIE méme y consente. L’affection maternelle lui. suggérait de dissuader Jésus de cette démarche ; mais la résignation à la volonte du divin Père luiifait dire, en versant des torrens de larmes ; Oui, oui, allez, mon Fils, et mourez.
. MARIE se détache de son Fils avec tant de résignation ; et vous n’avez pas encore su vous dètacher du : monde ! Voudriez-vous de.
mandet permission au monde, comme Jôsus fit à MARIE maisil y a trop de disparité, parce que le monde est toujours ennemi de Dieu. Il vous répondra toujours : Attendez encore un Peu. Si vous faites des instances, il. vous dira pour vous etfrayer: Voulez-vous donc mourir Celui qui veut se détacher du monde ne doit pas faire pacte avec lui ; il faut lui tourner brusquement le dos, et ne jamais plus le regarder.
&é LE CARNAVAL SANCTIFIÉ.
EXEMPLE
À. Florence, un lion féroce s’échappa de la ménagerie.(Siniscalchi, p. 15.) Il parcourut les rues de la ville, porta partout la frayeur et la confusion par s6s rugissemens qui menaçaient de carnage. Îl s’arrêta sur une place voisine de l'Eglise des Servites, On ne savait comment le prendre pour l’enfermer, et tous les habitans restaient dans leurs maisons. Un frère Servite, inspiré de Dieu, sortit de la maison sexl et sans armes ; il marche avec intrépidité vers le lion, il invoque aveo upe foi vive le secours de MA- RIE dans les douleurs, et au grand étonne.
| ment de tous, il arrôte cet animal ; il s’approll che de lui, entoure son cou de son habit, qui fl rappelle les douleurs de MARIE. Le lion de- 4 viat plus doux qu’un agneau, etse laissa Conduire à la mégagerie, au milieu des bénédictions et des applaudissemens de tout je peuple, qui ne cessait d’exalter la gloire de Notre-Dame des douleurs. |
PRATIQUE
Récitez sept Ave Maria, les bras en croix.
ORAISON JACULATOIRE
Faites, ma tendre Mère, que je pleure avea vous,
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urut les ur et la açalent isine de ment le habitans Servite, ‘et sans le lion, le MAétonne- ‘approbit, qui ion desa Conénédiceuple, re-Da-
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croix.
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