‹ Le carnet d'un ténorChapitre 8 sur 22 · NOTICE ETOCR\PHI0UE · texte numérisé non relu

NOTICE ETOCR\PHI0UE

30 Mars 1838.

24 Août id.

27 Sept. id.

17 Janv. 1839.

2 Sept. id.

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du Marquis.

d'Arthur.

d'Henri, de Roger.

d'Edgard.

de Gustave d'Haydn, de lliecardo.

d'Hector, de Slenio.

du Chevalier, de Donatien, de Uaphaël.

de Liinbourg.

de Seopetlo.

de P.ibio.

d'Olivier.

do Gibby.

de Lorcdan.

.^mbroise Thomas.

Clapisson.

C ara fa.

Ad. Adam.

Halévy.

Copilla et Girard.

l.uce.

Halévy.

A. Boieldieu.

lùnest Boulanger.

Auber.

Clapisson.

Auber.

Atnbroise Thomas.

Aub.T.

Auber.

lluJévy.

Clapisson. Auber.

Planard et Duport.

Seiiho et Dupin.

Planard et do Leuven

Scribe.

Scribe.

de Leuven et Bruns-

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Vial et T. Muret.

Scribe.

Saint-Georges.

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Planard.

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Saint-Georges.

do Leuven et Brunswick.

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L'Elève de Presbourg.

Le Guitarcro.

L'Airule.

Le Diable à l'Ecole.

Le Duc d'Olonne.

Le Code Noir.

La l'art du Diable.

Nina ou le ménage à trois.

La Sirène.

La llarcarolle.

Loa Mousquet, de la Reine.

Gibby la Cornemuse.

Haydée.

NOTICE BIOGRAPHIQUE. Vfl

Citons aussi les principales reprises : le Déserteur, le Domino noir, la Dame blanche, l'Éclair, le Chalet, Richard Cœur-de-Lion , le Pré-aux-Clercs, qui furent pour Roger l'occasion d'autant de succès.

A l'époque où, il prit la résolution de noter quotidiennement sur le grand et gros livre couvert en chagrin qu'il a appelé le Carnet d'un Ténor, l'histoire de sa vie, Roger, malgré une suite non interrompue de véritables triomphes, rêvait déjà de quitter l'Opéra-Comique, où il se trouvait à l'étroit. Les œuvres magistrales et puissantes de notre Grand-Opéra l'attiraient.

Puis Meyerbeer avait en portefeuille le Prophète

Meyerbeer avait remarqué, admiré Roger.

Roger seul lui semblait digne du rôle de Jean.

Que Roger quitte l'Opéra-Comique pour passer à l'Opéra, et Merjerbeer livrera la plus admirable œuvre musicale que l'Opéra ait jamais produite.

Il est vrai que si M. Basset, directeur de V Opéra-Comique, semblait peu tenir à garder Roger, le directeur de l'Opéra, combattu cliaque jour par ses pensionnaires ordinaires, tous jaloux du jeune ténor, ne lui ouvrait pas encore les bras. Cela suffira à faire comprendre pourquoi Roger parle si souvent d'eux avec tant d'amertume.

Le Carnet d'un Ténor ouvre sur les dernières répétitions de l'Éclair. Roger dit qu'il va y succéder à Chollet. Or, tout à l'heure nous le montrions débutant dans le rôle de Georges, où il succédait à Couder. C'est qu'en effet, dix années avaient modifié la voix du jeune ténor, dont le

VIII NOTICE BIOGRAPHIQUE

diapason était devenu plus étendu, plus abondant en sons graves. Après avoir joué en 4 838 le rôle de Georges, il pouvait chanter, il chanta en 1847 lerùle de Lionel.

Ce fut à Londres — où il passa les sept derniers mois de 1847 et ceux de 1848, — qu'il se prépara à débuter à l'Opéra, en chantant aux Anciens-Concerts les principaux morceaux de notre premier théâtre, et à V Opéra-Italien la Sonnambula et Lucia.

Roger y était parti en congé. La révolution de 48 déchira son engagement. Quand il revint pour la deuxième fois de Londres, c'était pour débuter enfin à l'Opéra.

La soirée du 16 avril 1849 {première représentation du Prophète) fut évidemment la j:)/i<s triomphale de sa vie. Il faut lire tout ce qu'on écrivit le lendemain sur Roger, qu'on appelait le Roi-Prophète. Le chanteur et le comédien avaient eu un égal succès. Dès ce jour, tous les compositeurs allaient se le disputer. Il créa le principal rôle de l'Enfant prodig-ue, d'Auber, le 6 décembre 1 8o0 ; du Démon de la nuit, de Rosenhain, le 17 mars 1851 ; du Juif-Errant, d'Halévy, le 23 auri/ 1832; de la Fronde, de Niedermeyer, le 2 mai 1853; de Sainte-Claire, de S. A. R. le duc de Saxe-Cobourg-Gotha, le 27 septembre 1835; d'Herculanum, de Félicien David, le 4 mars 1839, sans parler des reprises de la Favorite, de Lucie, du Trouvère, des Huguenots, de la Reine de Chypre, de la Vestale, etc.

Travailleur ardent, chanteur infatigable, Roger, de 1850 à 1839, alla, pendant ses congés, sept fois en Aile-

KOTICE BIOGRAPHIQUE. IX

magne, oùil chanta à Berlin, à Francfort et à Hambourg les Huguenots dans la langue nationale. C'est à Francfort que, sous une pluie battante, tous les spectateurs enthousiasmés lui donnèrent sous ses fenêtres une sérénade qui lui faisait venir les larmes aux yeux chaque fois qu'il en parlait.

Nous voudrions n'avoir point à rappeler la fin de sa vie qui fut si attristée. Est-il donc écrit que chacun payera cher son bonheur, soit avant, soit après? Le jour vint, en -ISoQ, où le destin dit à Roger : « C'est assez de gloire ! »

Une arme éclata dans les mains de l'artiste, dont on dut amputer le bras droit. C'en était fini du comédien, malgré le bras artificiel auquel il eut recours.

Roger dut quitter l'Opéra...

Alors commencèrent, à travers l'étranger et la province, ces pérégrinations d'où le pauvre artiste a rapporté tant de couronnes qui lui semblaient être des couronnes d'épines, au souvenir de celles que lui envoyait l'orchestre de l'Opéra.

Ne parlons ni de sa rentrée à l'Opéra-Comique en 1861, dans Haydée, ni de ce concert polyglotte où il chanta en anglais, en allemand, en italien, en espagnol, ni du reste. L' étemelle préoccupation que lui donnait son bras artificiel ne pouvait point ne pas nuire à ses moyens.

A bout de courage, il se décida à renoncer au théâtre En 1869, î7 entra, comme professeur de chant, au Conservatoire.

NOTICE BIOGRAPHIQUE

Après avoir remporté d'immenses succès, il rendit d'immenses services.

En 4834, le roi de Prusse, au sortir d'une représentation des Huguenots, l'avait décoré de l'Ordre du Mérite. Plus tard l'empereur d'Autriche, le roi de Hanovre lui envoyèrent aussi leurs principales décorations.

L'une des dernières espérances de Rayer était que le ministère des beaux -arts l'honorerait du ruban rouge que portent tant de ^professeurs moins illustres que lui.

Il est mort, n'ayant reçu du 'jonierncmcnt français que le trop modeste ruban d'offt,ci:;r d'Académie...

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