SCÈNE QUATRIÈME
PÉRICHOLE.
Justement le patois de ce Ramon du diable, Il est mon professeur. N'est-ce pas iocroyable ? Et pourvu qu'on lui donne à manger du piment, A boire du bon vin, il chante énormément.
Et comme le canon qui tonne à la bataille, Il rendrait sourd avec sa voix de basse-taille.
LE VICE-ROI
Prends mon carros.<e !
PÉRICHOLB.
Non!
LB VICE-ROI
Tant pis, les mécontents!
PÉRICHOLE.
Laissons cela.
LE VICE-ROI
Je Veux.
PÉRICHOLE.
D'ailleurs, il n'est plus temps.
LE VICE-ROI
Mes mules trottent...
PÉRICHOLE.
J'ai plus besoin, sur ma vie.
De reposer^ mes nerfs.
LE VICE-ROI
Ohl
PÉRICHOLE.
Que de faire envie.
LE VICE-ROI
Sonne, sonne...
PÉRICHOLE.
On y va pour ne pas vous fâcher.
Elle Bonne.
LE VICE- ROI, à BaUhazar.
Mon brave Balthazar, recommande au cocher D'être prêt à l'instant avec le beau carrosse. Il va mener madame à l'église, qu'il brosse Irréprochablement harnais et mules. Cours!
PÉRICHOLE.
Altesse
LE VICE-ROI
Andrès...
PÉRICHOLE.
Andrès, m'aimerez-vous toujours?
LE VICE-ROI
Me dire vous?
PÉRICHOLE.
Pourquoi m'as-tu rendue heureuse Et m'as-tu fait pleurer?
LE VICE-ROI
Eh bien ! mon amoureuse Si tu me plais ainsi...
PÉRICHOLE, sur les genoux du Tice-Roi .
Autoritaire Andrès î
LE VICE-ROI
Voyons, embrasse-moi, ma mignonne, et de près. As-tu peur ?