‹ Le carrosse du Saint-SacrementChapitre 3 sur 4 · Image très révérée du Nouveau-monde · texte numérisé non relu

Image très révérée du Nouveau-monde

LE VICE-ROI. — Je le crois, mais je continuerai encore deux jours mon régime ; ensuite, monseigneur, je voudrais faire une bonne folie, et vous faire souper chez mademoiselle, pour que vous puissiez faire plus ample connaissance.

LA PERICHOLE. — Je n'ose espérer que monseigneur daigne me faire tant d'honneur. Cependant notre divin Sauveur mangeait avec les Samaritains... et si le secret le plus profond...

L'ÉVEQUE. — Nous verrons. Attendons que Son Altesse soit guérie.

LE VICE-ROI. — Cela veut dire qu'il accepte.

L'EVEQUE. — Je crains bien de ne pas avoir la force de refuser.

LA PERICHOLE. — Si monsieur le licencié voulait faire le quatrième ?

LE LICENCIE. — C'est trop d'honneur que vous me faites.

L'EVEQUE. — Monsieur le licencié, nous n'en parlerons pas.

LE LICENCIÉ. — Monseigneur !

LE VICE-ROI. Et vous entendrez chanter la Perichole... des airs pieux, s'entend. Sa voix est capable de convertir un infidèle.

L'EVEQUE saluant la Perichole et souriant. — Je crains seulement qu'elle ne fasse renier un fidèle.

LE CHANOINE. — Mademoiselle, ce carrosse sera pour vous le chariot d'EIie ; il vous mènera droit au ciel.

Page 1