‹ Le CartésianismeChapitre 31 sur 46 · I.K CAKTKSIAMSMi · texte numérisé non relu

I.K CAKTKSIAMSMi

sidère les autres passages qui la contredisent et la renversetït.

,^ II. — t)euxième leiidance île Desoarios.

Dans les passions de l'âme [i], Descai tes dit que , les perceptions sont passives, ce qui implique que l'enlendenienl l'est aussi. Ailleurs il le développe par une comparaison. « Je ne mets d'autre différence entre l'âme et ses idées, que comme entre un morceau de cire et les diverses figures qu'il peut recevoir: et comme ce n'est pas proprement une action, mais une passion dans la cire de recevoir diverses figures, il me semble aussi que c'est une passion dans l'âme de recevoir telle ou telle idée , et qu' il n'y a que ses volontés qui soient des actions (2). » Si l'on considère d'un autre côté qu'il réduit les corps à l'étendue seule et les suppose inertes, n'ayant d'autre mouvement que celui que Dieu leur a communiqué à l'origine et qu'il leur conserve par une action immédiate sur eux , on verra en Descartes une tendance à enlever toute activité à l'âme, comme au corps, et à supposer que Dieu fait tout en elle, par conséquent, à abolii les

(l) T. IV, (). 5/|, an, ly.

2 T IX. p. 1CG.

causes secondes , pour ne reconnaître que la cause première, el la consliluer substance unique (les esprits et des corps. Spinosa et Malebranche trahissent cette tendance, en s'y précipitant, avec celte différence insignifiante que l'un s'avoue panthéiste. et que l'autre ne veut point l'être. ,

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