PARTIE ÉCAILLEUSE
Elle existe à peine en germe chez les fœtus de deux mois et demi. La première ossification, encore faible, apparaît chez les fœtus de trois mois, sous forme d'une petit plaque osseuse avec un bord inférieur droit et un supérieur convexe, renfermée entre deux membranes; cependant, chez d’ autres fœtus du même âge, les contours seuls peuvent en être indiqués, sans qu’il y ait ossification. La plaque devient semi-lunaire et plus grande, et l’apophyse zygomatique est en même temps ossifiée chez les fœtus de quatre mois et demi. La partie écailleuse, pendant sa croissance, se met en dehors du cartilage de la partie mastoïdienne, et chez les fœtus de cinq mois, son bord inférieur couvre la fosse où reposent les osselets de l’ouïe. Chez les fœtus de cinq mois et demi, on observe que le fort périoste de la partie mastoïdienne se divise en deux feuilles, lorsqu’il touche le bord postérieur de la partie écailleuse. L’une des feuilles se place sur la face externe de la partie écailleuse, l'autre sur la face interne entre le cartilage et la partie écailleuse, dont l’extrémité postérieure couvre alors une partie considérable du cartilage. La feuille interne quittant ensuite le cartilage là où celui-ci s’arrête, se couche sur la face externe de la dure-mère, à laquelle elle adhère assez fortement, mais peut au commencement en être détachée à cause de sa force et de son épaisseur. Plus tard elles se soudent et ne peuvent être séparées, et la duremère, ou plutôt sa surface externe, joue le rôle d’un périoste à la surface interne de la partie écailleuse. M. Bruch1 observe aussi que le périoste et la dure-mère sont
1 C. Bruch, Beitrâge 1852, Pag. 144.
très fortement fixés à l’os et comme étranglés à l’endroit où la partie primordiale et la partie formée entre des membranes se joignent.