‹ Le cas de conscienceChapitre 11 sur 21 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

LE COMTE

Ma chère amie, j'allais vous faire prévenir... C'est un de mes anciens camarades... dont le nom ne vous est pas inconnu... M. d Arnaud, consul à Trieste,... que j'ai l'honneur ae vous

présenter. (La comtesse échange un nouveau salut avec Raoul.) Il est

chargé pour vous d'un message;... mais il paraît que c'est un secret entre vous deux... Aussi je vous laisse, d'autant plus que j'ai promis deux faisans à votre chef, et que je me trouve un peu en retard... (n va prendre son fusa et revient.) A bientôt, ma chère... Mon ami!...

LA COMTESSE , à Raoul.

Pardon, monsieur, voulez-vous me permettre de dire deux mots à mon mari?

RAOUL

Madame! (a pan.) Voyons,... comment vais-je arranger cette

fable? (Il réfléchit.)

LA COMTESSE, prenant le comte à part*.

Pourquoi me dites-vous que c'est M. d'Arnaud, quand c'est M. de Morière ?

LE COMTE, décontenancé.

Comment! vous le connaissez?

LA COMTESSE

Apparemment... Eh bien, qu'est-ce que cela signifie?

LE COMTE, à demi-voix, très-agité.

Mon Dieu, ma chère,... c'est toute une aventure... Il va vous expliquer cela... C'est très-singulier,... très-drôle... Vous allez voir... Moi, du reste, je n'y suis pour rien... Vous allez voir;

* Raoul, le comte, la comtesse.

vraiment c'est très-drôle... Je vous laisse, ma chère; car vous devez être impatiente... et moi-même... Votre chef.... comme je vous le disais... Ainsi à tout à l'heure, n'est-ce pas? [près de

sortir, à part.) Sauve qui peut! (il sort par le fond. La comtesse hausse légèrement les épaules, lève les yeux au ciel et se rapproche de Raoul.)

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