‹ Le castorisme [microforme]Chapitre 11 sur 12 · QUE FAUT-IL FAIRE · texte numérisé non relu

QUE FAUT-IL FAIRE

Ce qu’il faut faire, c’est bien simple : tranchons la position, séparong-nous carrément «les castors et jetons-les pardessus bord, afin de nous dégager ouvertetement de la responsabilité de leurs faits et gestes.

Pourquoi, au risque de l'existence du parti conservateur, servirions-nous de paravent à cette misérable coterie ? Nous avons la majorité dans le pays et en Chambre, indépendamment des castors : pourquoi n’aurions-nous pas le contrôle de la direction des affaires ? Si les castors ne l’entendent pas comme cela, qu'i's retournent aux libéraux, leurs alliés d'hier.

D'ailleurs, l'existence de cette faction d’ hermaphrodites politiques, composée de l’écume, des déchets des deux partis, constitue un danger sérieux pour nos institutions gouvernementales. Sous le régime constitutionuel, il ne doit y avoir que deux partis—les conservateurs et les libéraux. L’e xistence d’un troisième parti ne peut amener que la confusion, qui empêche le franc jeu des partis et peut mettre le pays à le merci du premier venu.

C’est précisément ce que le castorisme à fait parmi nons. Depuis l’apparition de cette triste engeance, le pays a été dans une continuelle tourmente politique ; nous sommes devenus un objet de risée et de moquerie pour les populations des autres provinces. Ces gens-là ont truîné dans la boue les hommes les plus marquants des deux partis, ils ont tout sali, tout avili, ils ont fait perdre à une bonne partie du peuple toute confiance dans ses chefs naturels, ils ont compromis le clergé, enfin ils ont empoisonné l'opinion publique et rendu le gouvernement de parti presqu’impossible,

Pour toutes ces raisons, nous le disons sans crainte d’être démentis par les hommes sincères, dévoués à leur parti :

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