‹ Le catéchisme chrétien; ou Un exposé de la doctrine de Jésus-Christ offert aux hommes du mondeChapitre 2 sur 123 · RAR A · texte numérisé non relu

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plus digne de la justice, de la sagesse et de la bonté de Dieu ? |

Et qui donc ne sent pas au moins qu’il serait heureux de croire, et n’envie pas le bonheur de ceux qui croient?

Je voudrais inviter ici les hommes sincères à une comparaison : oui, comparez l’état d’une âme envahie par le doute, où toutes les croyances chancellent, où rien n’est resté debout, d’une âme incroyante, ravagée en même temps par les grandes tristesses humaines, avec l’état des âmes où le Catéchisme chrétien a déposé toutes les lumières et toutes les certitudes de la foi. N'est-ce pas le cas de redire avec Bossuet : « Quel état! « et quel état! »

L’illustre et infortuné Jouffroy a décrit, avec une sincérité et une éloquence qui vont à l'âme, ces deux états qu’il avait, hélas! tour à tour connus:

« disait en 1820 un sous-officier de la garde impériale retiré dans son village, j'y ai appris le respect.

« Le Catholicisme est la plus grande, la plus sainte école de respect qu'ait jamais eue le monde... » (Gu1zoT, Méditations et études morales, p. 70-71.)

M. Guizot disait encore :

« La religion ! la religion! c’est la vie de l'humanité en tous lieux, sauf quelques jours de crises terribles et de décadences honteuses. La religion, pour soutenir ou combler l'ambition humaine ; la religion, pour nous soutenir ou nous apaiser dans nos douleurs, celles de notre. condition ou celles de notre âme! Que la politique, la politique la plus juste, la plus forte, ne se flatte pas d'accomplir sans la religion une telle œuvre. Plus le mouvement social sera vif et étendu, moins la politique suffira à diriger l'humanité ébranlée. Il y faut une puissance plus haute que les puissances de la terre, des perspectives « plus longues que celles de la vie. Il y faut Dieu et l'éternité. »

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« Ce fut à l’âge de vingt ans que je commençai à m'occuper de philosophie... Né de parents pieux et « dans un pays où la foi catholique était encore pleine « de vie, au commencement de ce siècle, j'avais été « accoutumé de bonne heure à considérer l'avenir de « l’homme et le soin de son âme comme la grande « affaire de la vie, et toute la suite de mon éducation «avait contribué à fortifier en moi ces dispositions « sérieuses. Pendant longtemps, les croyances du Chris- € L' €

tianisme avaient pleinement répondu à tous lés besoins

et à toutes les inquiétudes que de telles dispositions

jettent dans l’âme. À ces questions, qui étaient pour « moi les seules qui méritaient d'occuper l’homme, la « religion de mes frères donnait des réponses, et à ces « réponses j'y croyais, et, grâce à ces croyances, la vie « présente m'était claire, et par delà je voyais se dé- « rouler, sans nuage, l’avenir qui doit la suivre. Tran- « quille sur le chemin que j'avais à suivre dans ce « monde, tranquille sur le but où il devait me conduire « dans l’autre, comprenant la vie dans ces deux phases « et la mort qui les unit, me comprenant moi-même, « connaissant les desseins de Dieu sur moi, et l’aimant « pour la bonté de ses desseins, j'étais heureux de ce bonheur que donne une foi vive et certaine, et une doctrine qui résout toutes les grandes questions qui peuvent intéresser l’homme. » / Voilà bien la sécurité, la certitude, la lumière, la paix, la force, la joie d’une âme nourrie des doctrines chrétiennes, et marchant avec confiance, dans ces clartés,

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