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Quels sont les principaux pee défendus

par ces deux préceptes ?

Le sixième précepte, avous-nous dit, défend les actions extérieures, et le neuvième, les actes intérieurs, contraires à la pureté.

Sous le nom d'actions extérieures ; il faut entendre tout ce qui se manifeste au dehors. Ce sont :

1° Toutes les actions indécentes, appelées encore impuretés ou péchés honteux, parce qu’elles forcent ceux. qui les commettent à rougir d'eux-mêmes devant Dieu et devant les hommes. Qu'on les commette seul où avec d’autrés personnes, ces péchés sont mortes de leur nature, et ils peuvent changer d'espèce selon les personnes, selon les lieux, selon les actes. Ce sont alors des circonstances nécessaires à faire connaître

en confession.

2 Les regards mauvais, arrêtés sans nécessité et avec réflexion sur des personnes ou des objets qui peuvent nous porter au mal; ils sont rarement exempts de péché mortel ,'à cause au moins du danger prochain de consentement.

3° Les discours déshonnêtes ou licencieux, paroles ou chansons obscènes ou à double sens : dites ou écoutées avec intention ou danger prochain d'exciter en soi ou chez les autres l'impression du mal, elles sont des péchés mortels.

Sous le nom d'actes intérieurs contre la pureté, il faut entendre ce qui se passe seulement dans l'esprit et dans le cœur. Ce sont :

1° Les mauvaises pensées librement consenties. — L'idée du mal, si on la repousse; l'impression même qui l'accompagne, si on la désavoue, ne sont pas des péchés. Mais l’assentiment de la volonté, s’arrétant ou

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DES COMMANDEMENTS DE DIEU 195 se complaisant dans le plaisir suggéré par 1a pensée, voilà où est le péché; et il est mortel, si la chose est vrai-

ment mauvaise et le consentement entier ; véniel, s’il y a légèreté de matière ou consentement imparfait.

2 Les mauvais désirs. — Ils ajoutent à la simple pensée l'intention et la volonté de commettre l'acte mauvais. Dans ce cas, ils revêtent la malice et la gravité de l'acte lui-même, si le consentement est entier.

60. — Quelles sont les principales occasions extérieures des péchés contre la pureté?

On appelle occasions de péché tout ce qui, dans l'état de notre nature déchue, nous porte plus particulièrement au mal, et occasions extérieures, celles que nous trouvons en dehors de notre esprit vicié et de notre cœur enclin à la corruption, dans des objets, personnes ou circonstances qui nous portent au péché. L'occasion

“est appelée prochaine, quand elle nous porte directement au mal, et nous y fait tomber presque chaque fois ; éloignée, quand elle ne nous porte qu'indirectement ou faiblement au péché.

Il est évident que la loi qui nous défend le péché prescrit par là même la fuite des occasions qui nous y portent, surtout si elles sont prochaines. Or les principales occasions des péchés contre la pureté sont :

4° Les mauvaises lectures, et dans ce terme général nous comprenons : les livres impies, qui ébranlent la foi et attaquent la pure morale; les livres licencieux, où le vice est présenté dans toute sa réalité ; les romans, plus ou moins dangereux, où la passion est mise en scène d’une manière séduisante; les feuilles quotidiennes ou revues périodiques, qui ont tous les inconvénients du roman avec ce péril de plus, qu'elles surexcitent davantage la curiosité; et enfin les livres futiles, qui, sans être absolument mauvais, faussent le jugement, exaltent l'imagination, font perdre Île goût: de la piété, et conduisent peu à peu à la perte de a vertu. Une mauvaise lecture peut êtreun péché mor-

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ADMET s SECONDE PARTIE Die

tel toutes les fois qu’elle est faite er un livre que

l'on sait être condamné par l'Eglise, et de plus quand, sans être faite dans un livre forinclioment prohibé, elle laisse des pensées, des sentiments, des impressions que l’on reconnaît aisément être vraiment coupables.

2% Les spectacles. — De leur nature, les spectacles ne sont pas absolument mauvais; ils peuvent même contribuer à élever l’âme s'ils ont un but moral, et on les admet même dans les.-maisons d'éducation chrétienne. Mais les spectacles publics sont trop souvent devenus tout autre chose : des écoles d'immoralité, où le vice est glorifié et la vertu tournée en dérision. Ils enflamment l'imagination et entraînent presque nécessairement la volonté vers le mal ; c’est pourquoi ils constituent une occasion de péché.

Un auteur théâtral, — Alexandre Dumas, — a

avoué qu’une mère prudente ne/devait pas aller eu

théâtre et encore moins y nue sa fille. Chateaubriand disait au jeune Ozanam : « Je vous conjure de ne jamais aller au spectacle; vous n’y gagneriez rien, el vous y perdriez beaucoup. »

Si, par les choses qu'on y entend ou qu on y voit,

le spectacle est une, occasion prochaine de pensées ou

d'impressions mauvaises entraînant péril de consentement, il faut s’en abstenir soüs peine de faute grave. 3° La danse’et le bal. — En soi, la danse n’est pas mauvaise, et si elle n’était qu'un exercice corporel elle ne serait pas répréhensible. Mais en raison de bien des \ circonstances, par la musique qu'on y entend, par les choses que l'on y voit, par la fréquentation des personnes que l’on y rencontre, par les mises que l'on y porte, par les libertés que l’on y prend, elieestundanger et souvent un péché. Si on en excepte certaines réunions en famille, où tout se passe selon les conve-

nances, on doit s interdire la danse, surtout les bus

publics, et principalement certaines danses moder nes qui par elles-mêmes sont très dangereuses. Voici l’avis de saint, François de Sales : « Je vous dis des

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k les meilleurs ne valent rien. » En effet, ils sont tou- 4 jours une occasion de dissipation, très souvent de » luxe et de jalousie, plus souvent encore de légèreté, : et finalement la ruine de la piété et de la vertu. Il - sera donc toujours préférable de s’en abstenir. Les k bals dits de bienfaisance ou de charité présentent > les mêmes périls et ne sont pas le moyen que ües chré- 4 tiens doivent prendre pour faire la charité. Les bals . d'enfants ne sont pas eux-mêmes exempts d’incon-

vénients de plus d’une sorte.

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À grave, si elles sont une occasion prochaine de péché. L. &

v: CONCLUSION PRATIQUE

; . « Quand l'homme, dit saint Bernard, se laisse aller à l’'ambi-

” tion, c'estun homme qui pèche, mais qui pèche en ange; quand » il succombe à l’avarice, il pèche en hommes; mais s'il se laisse

. 4° Les ussemblées mondaines peuvent élre aussi dangereuses ; la société des personnes de sexe différent, les jeux, les chants , la légèreté qui souvent y règne,

- le luxe qu’on tient à y de paraître, les liaisons qu’on » y contracte, les familiarités qui en sont la- consé- > quence, etc., tout cela nous fait conclure que ces assemblées doivent être évitées sous peine de. faute

aller aux vils désirs de la chair, il pèche en bête. »

les fuyant.

Retenons ces conseils que saint François de Sales donne au sujet de la danse, et on les peut appliquer-tout aussi bien aux spectacles eb autres assemblées dangereuses : occasion donb vous ne puissiez absolument vous dégager, il faut

7 ” « Celui qui aime le danger y périra. » (EÆccl., mr, victorieux des autres tentations en les combattant, nous disent les saints; on est viclorieux des tentations contre la pureté en

. aller au bal, prenez garde que votre danse soit bien apprêtée… Dansez peu et rarement. Pénétrez-vous.des pensées suivantes :

« Pendant que je danse, plusieurs âmes brülent en enfer pour « avoir dansé comme moi... Plusieurs personnes prient Dieu et

« chantent ses louanges, ne font-elles pas mieux que moi ?..

« Plusieurs paraissent en ce moment devant Dieu : je puis y pa-

« raître aussi. Jésus-Christ, la sainte Vierge, les Anges el les

« Saints me voient, et je leur fais pitié.

ch. XxxIIr.)

. » (Vie dévote, Liv. IN,

HAT D ue bals ce que les médecins disent des champignons :

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