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LES FÊTES TU SANCTIFIERAS QUI TE SONT DE COMMANDEMENT

$ unique. — Des Fêtes.

Distinction des Fêtes. — Fêtes d'obligation. — Fêtes de dévotion.

80. — Qu'est-ce que l'Église nous ordonne par le premier Commandement?

Par le premier Commandement l'Église nous ordonne de sanctifier les Fêtes d'obligation qu'elle à instituées en l'honneur de Notre-Seigneur, de la sainte Vierge et des Saints.

Les Fêtes sont en général des jours de joie consacrés à célébrer des anniversaires heureux. Toutes les religions ont eu des Fêtes, et la religion mosaïque avait en particulier ses grandes solennités de la Pâque, de la Pentecôte, des Tabbmrac les. de la Dédicace du Temple. La religion chrétienne dut avoir naturellement aussi ses jours de joie, ses anniversaires instructifs et consolants. à

Parmi les Fêtes de l'Eglise, il en est qui sont d'oblig'ation et d’autres qui sont simplement de dévotion.

Les Fêtes d'obligation sont celles que les fidèles sont tenus de sanctifier. — D'après les lois générales de l'Église, les Fêtes obligatoires seraient en assez grand nombre : mais en vertu de conventions réglées par le Concordat de 1802 entre le Souverain Pontife Pie VII et Napoléon Bonaparte, aiors premier consul, elles ont été réduites, pour la France, seulement à quatre, qui peuvent tomber en semaine, savoir : Noël (95 décembre), l’Ascension de Notre-Seigneur (jeudi, 40° jour après Pâques), l'Assomption de la sainte Vierge (15 août), et la Toussain. ou Fête de tous les Saints (1° novembre).

Ces jours-là, on doit, comme les Dimanches : 4° s’abstenir de toute œuvre servile ; 2 assister à la sainte Messe, pratiquer quelques actes de religion et s'occuper plus particulièrement du mystère de la Fête.

S1. — Qu'appelle-t-on Fêtes de dévotion et que convient-il de faire ces jours-tiu?

Les Fêtes de dévotion sont ceues que l’Église propose à la piété des fidèles sans cependant leur faire une obligation de les célébrer ; par conséquent, ni les œuvres serviles ne sont défendues, ni l'assistance à la Messe n’est obligatoire ces jours-là.

Parmi les Fêtes autrefois obligatoires en France comme dans le reste de la chrétienté, et maintenant de simple dévotion, il y a plusieurs Fêtes de Notre- Seigneur : la Circoncision (1% janvier), l'Épiphanie (6 janvier), la Fête du saint Sacrement (jeudi après la Trinité); plusieurs fêtes aussi de la très sainte Vierge : l'Immaculée Conception (8 décembre), la Purification (2 février), l'Annonciation (25 mars), la Nativité (8 septembre); puis les Fêtes des douze Apôtres, chacune à sa date, celle de saint Joseph (19 mars), l'anniversaire de la Dédicace, la Fête du Patron de chaque paroisse, et enfin les lendemains des Fêtes de Pâques, de la Pentecôte et de Noël.

Plusieurs de ces Fêtes supprimées sont, pour les fidèles, transférées au dimanche suivant. — Les jours où elles tombent, il est conseillé d'assister à la sainte Messe que les Curés doivent, ces jours-là, célébrer pour leurs paroissiens. Il est bon de sanctifier aussi ces Fêtes dé dévotion par quelques exercices de piété, spécialement par la sainte Communion, et d'entrer dans l'esprit de l’ Église en s’occupant des mystères qui sont rappelés et en se recommandant à la protection de Notre-Seigneur, de la sainte YIfrES ou des Saints, selon l’objet de la Fête.

de

CONCLUSION PRATIQUE

Les jours de Féles chrétiennes sont pour les vrais fidèles des jours d’allégresse et de joie. En effet, ces fêtes élèvent la penséé de l'homme; elles lui rappellent sa véritable patrie : le ciel. Dans les chants de l'Église, il entend comme un écho de l'harmonie des cieux ; la prière publique dilate son cœur, et les belles cérémonies du culte sont pour lui péri de touchants souvenirs et de grandes espérances.

Il n'en est pas des fêtes chréliennes comme des fêtes mondaines ; celles-là ne laissent ni trouble ni remords : elles'sont pour tour le monde, riches et pauvres ; elles réunissent dans la même enceinte tous les enfants de la grande famille ; et l'homme en sort à la fois meilleur et plus heureux.

En conséquence, il faut aimer les fêtes de l'Église, et les bien

senctifier.

II COMMANDEMENT

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