‹ Le catechisme expliqueChapitre 120 sur 288 · TON GRÉATEUR TU RECEYRAS . AU MOINS A PAQUES HUMBLEMENT · texte numérisé non relu

TON GRÉATEUR TU RECEYRAS . AU MOINS A PAQUES HUMBLEMENT

8 unique. — De la Communion pascale. |

Précépto de la Communion pascale. — Règles pour son accomplissement. = Communion à l’article de la mort. — Gravité du précepte de la Commumnion.

89. — Qu'est-ce que l'Église nous ordonne par le quatrième Commandement ?

Par le quatrième Commandement Église ordonne à tous les fidèles qui ont l’âge de discrétion, de communier au moins une fois ait année, au temps de Pâques.

Notre-Seigneur a fait un devoir de la Communion, en disant “te son Évangile : « Si vous ne mangez ia chair du Fils de l'homme et si vous ne buvez son sang, vous n'aurez pas la vie en vous. » (S. Jean, VI, 24.)

Longtemps lés premiers chrétiens n’eurent pas besoin d'autre injonction que cette parole : ils communiaient très souvent. Mais, la charité se refroidissant, on s’accoutuma à ne communier que rarement; et comme Jésus-Christ n'avait pas déterminé d'époque où devrait s'arrêter la négligence, l’ Église s'est chargée de donner: une interprétation au précepte divin. Elle le fit au Coneile de Latran, en 1215, dans ce décret qui suit immédiatement celui de la Confession annuelle : « Que tout fidèle. ayant atteint l’âge dé discrétion, reçoive, au moins au temps de Pâques, le Sacrement de l'Eucharistie, à moins que du conseil de son propre prêtre il ne-soit autorisé à différer, pour quelque cause raisonnable, l'exécution de ce précepte.. S'il y manque, qu'on lui interdise pendant sa vie l'entrée de l'église, et s’il meurt, qu’on lui refuse la sépulture ecclésiastique. » (Can. xx1.) Ces dispositions ont été confir-

Kv v JA (AS \ pes COMMANDEMENTS DE L "ÉGLISE 219

mées par le Concile de Trente (Sess. XIIL, can. 1x), puis par le Code de Droit canonique (canon 859), hors ce qui concerne la menace de refuser la sépulture ecclésiastique. ait

90. — Que faul-il observer pour accomplir fidélement le précepte de la Communion ?.

4°. L'obligation de la Communion pascale commence à l’âge de discrétion, c'est-à-dire à l’âge de raison. Mais il faut que l'enfant jouisse d’un certain discernement, et possède une certaine connaissance de la religion, au moins des vérités et mystères de la Foi qu’il est nécessaire de croire de nécessité de moyen pour être sauvé, et qu’il soit capable, autant que le comporte son âge, d’une vraie dévotion envers la sainte Eucharistie.

En outre, dans un grand nombre de diocèses on a. fixé un âge, environ onze ans, pour l'admission à la première Communion solennelle, et des conditions préalables d'assistance au catéchisme.

2 La Communion doit être faite au temps de Pâques, c’est-à-dire du dimanche des Rameaux au dimanche de Quasimodo, mais il est permis aux Évêques d'étendre ce délai depuis le IV° dimanche du Carême, au besoin jusqu’au dimanche de la Trinité. Il faut s’en tenir sur ce point aux prescriptions épiscopales, et aux recommandations de son confesseur (canon 859). Lors même que l’on aurait communié peu de temps avant l'époque déterminée, il y a obligation rigoureuse de s'approcher de la sainte Table ‘pendant ce délai. Si on avait laissé passer le temps des Pâques sans communier, il resterait l’obligation de satisfaire au précepte le plus tôt possible : les retards aggraveraiént la faute.

3° L'Eglise “recommande instaniment de faire la Citiunion pascale dans la propre paroisse, et si on a cru pouvoir la faire ailleurs, d'informer le propre Curé qu'on a satisfait au précepte. Les étrangers et les voyageurs peuvent communier où ils se trou-

vent au moment des Pâques. Généralement les Evéques autorisent les pensionnaires des hôpilaux, des maisons religieuses, des collèges et pensionnats, à faire leur Communion pascale dans la chapelle de leur établissement, quand le service religieux s’y fait régulièrement.

4 Enfin, pour satisfaire au précepte, il faut que la Communion soit bien faite, c’est-à-dire qu’on y apporte toutes les dispositions d'âme et de corps nécessaires pour une bonne Communien : l’état de grâce, la dévotion, le jeûne et le recueillement extérieur.

91. — N'y a-t-iùl pas obligation de communier aussi à l’article de la mort?

Bien que le Concile de Latran ne spécifie rien à cet égard, l'Église, interprète de la pensée de Jésus-Christ et dense d'assurer l'effet de sa promesse : « Celui qui mange ma chair et boit mon sang aura la vie éternelle » (S. Jean, vi, 57), a toujours considéré comme une obligation la réception de la divine Eucharistie à l’article de la mort, et elle l'a rappelée dans le canon 864 du Code de Droit canonique. Ce précepte concerne tous ceux qui sont dans un péril prochain de mort, soit que ce danger résulte de la vieillesse ou de la maladie, soit qu'il vienne d’une autre cause, comme une opération pézilleuse ou la condamnation capitale.

Toutefois, sont dispensés de la Con à l’article dela mortles maladés qui n’auraient pas un degré suffisant de connaissance, où qui ne pourraient communier à cause d'une impossibilité matérielle ; si, par exemple, l'estomac ne pouvait rien prendre ou si le malade était sujet à des vomissements.

Page 1