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TOUS TES PÉCHÉS CONFESSERAS A TOUT LE MOINS UNE FOIS L’AN

8 unique. — De la Confession annuelle.

Précepte de la Confession annuelle. — Manière de l’accomplir. — Gravité du précepte.

SG. — Qu'est-ce que l'Église nous ordonne par le troisième Commandement?

Par le troisième Commandement l'Église nous ordonne de confesser nos péchés au moins chaque année, avec les dispositions requises. Cette obligation commence à l’âge de raison, c’est-à-dire quand on

-est capable d’offenser Dieu mortellement, vers l’âge de sept ans.

Notre-Seigneur Jésus-Christ, .en instituant le Sacrement de Pénitence, avait par là même fait un devoir de la Confession pour tous les fidèles, mais sans déterminer dans quel temps ils devraient Y recourir. Dans les premiers”siècles de l'Église, les Chrétiens recouraient au Sacrement de Pénitence, sans avoir besoin d'y être pressés par d'autre commandement. Mais, pour empêcher le relâchement et la négligence des fidèles, l'Église, au Concile général de Latran, en 1215, formula ce décret : « Que tout fidèle de l’un et de l’autre sexe, étant arrivé à l’âge de discrétion, confesse seul, exactement, tous ses péchés à son propre prêtre, au moins une fois l’année, et qu’il fasse ses efforts pour accomplir la pénitence qui lui sera imposée. » (Can xxr). Ce précepte a été confirmé et renouvelé par Le Code de Droit canonique (canon 906). Il se complète

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par celui de la Communion pascale dontnous&irons, : au chapitre suivant, la teneur et la sanction. A

87. — Que faut-il faire pour accomplir exactement ce précepte de l'Église?

40 Il faut, aw moins une fois chaque année, s'approcher du tribunal de la Pénitence, et par une confession sincère de ses péchés se remettre dans la grâce de Dieu. Si on laisse passer plus d’une année sans se confesser, on commet un péché mortel,

2° Le Concile de Latran n’a pas précisément fixé l’époque de la Confession annuelle. Toutefois, comme il a commandé de communier à Pâques, et que la réception de l’Eucharistie exige l’état de grâce, il est d'usage de rapprocher cette Confession de la Commu- | nion pascale.

| 8° Le Concile dit que la Confession doit être faite au

- propre prêtre; mais par ces mots on entend : le Pape

pour l'Église universelle, l'Évêque pour le diocèse, le

Curé ou ses auxiliaires pour la paroisse; puis, d’après

la coutume et l'interprétation générale donnée par les

Évêques, tout prêtre approuvé peut recevoir les Con-

fessions, qu'il soit ou non du Diocèse, et sans qu'il &} soit besoin de demander une permission spéciale. Le Code de Droit canonique n’exige plus que la Confession soit faite au propre prêtre.

4° On ne Satisfait au précepte que par une bonne 4 confession, suivie de l’absolution sacramentelle. Une confession nulle et surtout sacrilège ne remplirait pas le but, qui est de faire rentrer le pécheur en grâce avec Dieu.

5° Enfin, si l’on avait laissé passer une année sans se confesser, ou le faisant mal, ou ne recevant pas l'absolution, il ne faut pas croire que l’on puisse attendre à l’année suivante : il en est de la Confession comme d’une dette que l’on doit acquitter le plus tôt possiblé si l’on ne l’a pas fait à l'époque de son échéance. Les, retards aggravent la faute s’ils sont volontaires.

DES COMMANDEMENTS: DE L'ÉGLISE 231 SS. — Le précepte de la Confession annuelle est-il bien grave?

Oui, ce précepte est très grave, et l’on fait un péché mortel en n'accomplissant pas le devoir de la Confes-

sion annuelle. L’Eglisele montre bien par la sancifon

qui termine le décret : l’excommunicalion menaçait autrefois ceux qui n’accomplissaient pas la loi. Bien qu'elle ne fût que comminatoire, il n’en résultait pas moins que l'obligation de la Confession annuelle est très importante. D'ailleurs, ce précepte, qui semble sévère,-n'est-il pas dans notre plus grand intérêt? Il est à craindre, en effet, que, vivant dans le péché, nous ne mourrions dans le péché: c'est ce grand péril quel’Eglise veut nous éviter ; et par conséquent, refuser le salut qui nous est offert serait assurément une faute très grave.

En établissant la Confession, Notre-Seigneur a fait preuve d'une grande miséricorde, et en fixant une époque pour l’accomplissement du devoir de la Confession, l'Eglise agit avec sagesse et bonté. Elle sait que confessér nos fautes, c'est le moyen de les guérir, et que, dans cet aveu, notre cœur retrouve Ja paix et le courage. La société tout entière trouverait, dans cette pratique, de salutaires profits, des réparations utiles, l'extinction de la haine et des vengeances et la suppression de bien des crimes...

Qu'est-il besoin de menaces pour nous faire accomplir le

précepte ? , En imposant l'obligation de se confesser au moins une fois l'an, l'Église fixe un terme de rigueur; mais elle exprime aussi un désir : celui de nous voir recourir plus souvent à la Confession. Il faut le faire quand on se sent coupable de péché mortel, pour ne pas demeurer dans un état périlleux , qui nous expose à l'enfer et nous fait perdre tous nos mérites; il faut le faire encore quand on se sent exposé au péché: car ce qui nous retiendra, c'est la Confession fréquente.

Aussi les chrétiens fidèles se confessent généralement fous les mois, et ceux qui veulent progresser dans le bien, plus souyent encore : tous les huit jours ou au moins chaque quinzaine.

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