‹ Le catechisme expliqueChapitre 131 sur 288 · ARR SECONDE PARTIE CUP AS · texte numérisé non relu

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sentiment : la désobéissance, qui n r'écoute pas ou qui

méprise ses supérieurs; le mépris du prochain, etc.

2 L'Avarice : c’est un attachement désordonné aux biens de la terre, principalement à l'argent. — Un certain amour des biens de la terre est légitime : c’est un excitant du travail, c’est de la prévoyance pour l'avenir;

mais désirer les biens, non pour s’en servir honnête-

ment, mais pour le seul plaisir de les avoir et y mettre toute son affection, c’est une idolâtrie avilissante et pleine de périls. Les filles de l’avarice sont : la dureté envers les pauvres et envers sa famille ; l'inquiétude continuelle ; l'injustice envers le prochain, car l’avare est sans bonne foi et sans conscience : de là les fraudes, la ions la violence, ete.

9 La Luanrre : C'est l'attachement aux plaisirs dédus par le VI® et le IX° Commandement de Dieu. Nous avons dit ailleurs sa gravité. On peut dire que de tous les vices la luxure est le plus impérieux et le plus fécond en tristes conséquences. Ses suites ordinaires sont : la honte, le déshonneur, le dégout des choses de Dieu, l’aveuglement de l'esprit, l’endurcissement du cœur, etc. De la luxure naissent un grand nombre d’autres péchés : un épouvantable égoisme, qui fait qu'on ne pense qu'à soi; la jalousie ou la haine de tout ce qui entrave la jouissance; souvent le vol, Fhomicide et tous les crimes.

4 L'Envie : c'est le désir injuste dd bien du pre- “hain , qui nous porte à nous attrister de son bonheur et à nous réjouir du mal qui lui arrive. L'envie est, comme lorgueil, le péché du démon. « C’est par l'envie de Satan que la mort est entrée dans le monde. » ( Sag., 11, 24.) Pour celui qui s’abandonne à ce penchant, l'envie est une torture et un supplice continuel. De plus, elle engendre une foule de péchés : les soupçons injustes, la calomnie, la médisance, la discorde, la haine, et jusqu’à l'homicide. — « Ce que la teigne est au vêtement, dit saint Liguori, le ver au bois, la rouille au fer, l'envie l’est pour le cœur de l’homme; elle le

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CTI À range et le dévore : c’est aussi le ver qui ronge fe vète- . ment d'honneur de la vertu, la rouille qui ternit l'éclat de la réputation. »

É 5° La Gourmandise : c'est l'amour déréglé du boire et du manger. Manger et boire, c'est une chose néces- 4 saire à la vie et'à la santé. Dieu a mis en cet acte pu- * rement animal une sensation agréable, afin de nous è faire accepter cette ennuyeuse et coûteuse nécessité. La gourmandise consiste à transformer cette nécessité ensbonheur, et c'est un désordre de manger et de boire » sans règle et sans besoin, avec excès dans la quantité, avec recherche dans la qualité, précipitamment ou trop luxueusement. La pire gourmandise est l’ivrognerie ; si elle est entière, allant jusqu'à priver de raison, et volontaire de la part de celui qui s’enivre, c'est un péché mortel, et elle entraîne la responsabilité de tous les péchés que l'on sait pouvoir commettre en état à d'ivresse, Ses suites ordinaires sont : l'oubli de l’âme,

du salut, des devoirs chrétiens, et spécialement Ja :

transgression des lois du jeüne et de l’abstinence ; après l'ivrognerie viennent les querelles, les emportements, les blasphèmes, l'impureté, le meurtre quelquefois.

Go La Colère : c'est un mouvement déréglé de l'âme qui nous fait repousser avec violence ce qui nous déplaît et qui nous porte à nous venger. Il y a une colère légitime et sainte : celle qui arma Notre-Seigneur contre les profanateurs du temple, celle d’un père: ou d'une mère à l'égard d'enfants rebelles. Mais cette colère reste soumise à la raison; l’autre, au contraire, la colère criminelle, ne se possède plus. Ses effets sont : la haine, la vengeance, les injures , les blasphèmes, les imprécations, les voies de fuit, quelquefois les duels et les meurtres. C'est pourquoi l'Esprit-Saint a dit: « La fureur et la colère sont toutes deux exécrables.» (Eccli., xxvu.) € Ceux qui se laissent aller à la colère, aux rixes, aux dissensions, n’entreront pas au Ciel. »

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