‹ Le catechisme expliqueChapitre 132 sur 288 · ÉGALE · texte numérisé non relu

ÉGALE

Lo id

je Dé Puresse : c’est un amour déréglé du ne der une lâcheté qui fait qu'on néglige ses devoirs plutot que de se faire violence. — On distingue la paresse corporelle et la paresse spirituelle : la première est une langueur pleine ‘de négligence pour le travail et les ns d'état ; la seconde est un fonds de dégoût et de nonchalance pour la prière et les devoirs de religion. Si l’on surmonte cette langueur et ce dégoût, c'est un acte de courage et un mérite; si l’on y des là est la lâcheté et le péché, mortel quand la négligenceæst grave.

La paresse est la mère de tous les vices; elle’

engendre principalement l'oisiveté et la perte du temps, source de l'ignorance et de l'incapacité ; elle produit l'inconstance etT inutilité de la vie ; elle ouvre l’âme à toutes les tentations et spécialement à la gourmandise et à l’impureté; finalement elle aboutit à la misère et au dégoût de la vie.

CONCLUSION PRATIQUE

Chacun porte en son cœur le germe de toutes les passions, et conséquemment de tous les péchés capitaux. Mais généralement il en est un vers lequel on éprouve une inclination plus forte, et que pour cette raison on nomme péché dominant. Il importe de,

le bien connaître et de diriger tous ses efforts contre cel ennemi -

principal dont le triomphe amènerait notre défaite, et dont la ruine entrainerait notre victoire sur tous les autres péchés. L'orgueil, la luxure ou l'amour de ses aises, la paresse, sont les trois vices auxquels se rattache le plus souvent le péché dominant.

Pour corriger le péché dominant, il faut: 10 le vouloir sincèrement et avec énergie; 2° prier chaque jour Dieu de nous

aider; 3° prendre chaque jour des résolutions particulières et ac- -

tuelles ; 4° s’examinér chaque soir très sérieusement, et, s’il y a lieu, s'humilier el se repentir par un bon acle de contrilion ; 5 si la négligence a été plus grande, s'imposer une pénitence volontaire, une humiliation, une peine ou une privation corporelle ; 6° enfin, faire de très bonnes confessions en se rendant bien compte à soi-même, et ensuite à son directeur, de ses progrès ou de ses défaillances, et communier suivant son avis, mais toujours avec ferveur.

S IV. — Des Vertus.

Notion et division des vertus. — Les quatre vertus cardinales : 4° prudence ; 2° justice; 3° force; 4° tempérance. — Vertus morales opposées aux sept péchés capitaux.

440.— Qu'est-ce qu'une vertu ? Et comment divise-t-on les vertus ?

Une vertu est une disposition habituelle de l'âme qui nous porte à faire le bien et à éviter le mal.

I. En raison de leur origine, on divise les vertus en vertus infuses et vertus acquises. Les premières sont innées en nous, étant l’œuvre de la nature ou de la grâce ; les secondes sont plutôt le fruit du travail et de l'effort.

II. En elles-mêmes, les vertus sont naturelles ou humaines, et surnaturelles ou chrétiennes. Les vertus naturelles ou humaines sont celles que nous pratiquons d'après les seules lumières de la raison, par les seules forces de la nature, et en vue d’un bien naturel ou terrestre. Les vertus surnaturelles où chrétiennes sont celles qui nous sont inspirées par des motifs de foi, que nous pratiquons avec le secours de la grâce, et en vue de la félicité éternelle.

III. Enfin, dans leur objet, les vertus se divisent en vertus théologales et en vertus morales. Les vertus théologales sont celles qui se rapportent immédiatement à Dieu ; ce sont la Foi, l'Espérance et la Charité.

Les vertus morales sont celles oui servent à diriger notre conduite et à régler nos mœurs, vis-à-vis de nos semblables et de nous-mêmes, et qui ne se rapportent à Dieu que d’une manière indirecte. — Les vertus. morales sont nombreuses, mais elles peuvent se rattacher à quatre principales qui sont comme le soutien des autres, et que, pour cette raison, on appelle vertus cardinales. Ce sont : 1° la Prudence, 2° la Justice, 3° ja Force, et 4° la Tempérance.

260 SECONDE PARTIE AAA. — Faites-nous connaître chacune des Feu) cardinales.

Les quatre ‘vertus bre ont été connues et enseignées par les philosophes du paganisme, en tant que vertus naturelles. Dans le Christianisme elles sont devenues surnaturelles, étant fortifiées en nous par la grâce et dirigées vers un but meilleur.

I. La Prudence est une vertu qui nous fait discerner et choisir les meilleurs moyens à prendre pour bien

remplir nos devoirs. — La prudence humaine fait discerner le bien d’avec le mal, le vrai d’avec le faux, aide à user des choses de là vie avec circonspection et sagesse. La prudence chrétienne, éclairée de la lumière de Dieu, cherche des conseils, fuit les écueils, évite les occasions dangereuses, se tient en garde contre la légèreté et la présomption : elle dirige sûrement toutes

nos paroles, toutes nos actions, toutes nos démarches.

II. La Justice est une vertu qui nous fait rendre à chacun ce qui lui appartient et respecter tous les droits d'autrui : telle est la justice, vertu naturelle. La justice, vertu chrétienne, est plus parfaite. Elle met au premier rang nos devoirs envers Dieu; elle ne se borne pas à rendre au prochain ce qui lui est dû : elle agit au sanctuaire intime de notre âme, règle nos pensées et nos sentiments à l'égard des autres, nous rend visà-vis de nous-mêmes humbles et défiants, comme labsolue justice le commande à des pécheurs.

: IUT. La Force, vertu naturelle et païenne, consiste dans le courage à supporter l'adversité, à résister aux passions, à chtreprendre des choses difficiles et vertueuses. Vertu surnaturelle et chrétienne, elle nou fait tout surmonter et tout souffrir plutôt que d’offenser Dieu. On peut dire qu'elle est le remède à toutes les faiblesses, un appui dans toutes nos épreuves, un soutien puissant dans la pratique de tous nos devoirs.

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