‹ Le catechisme expliqueChapitre 152 sur 288 · Combien de choses doivent concourir pour · texte numérisé non relu

Combien de choses doivent concourir pour

constituer un véritable Sacrement ?

D'après la définition même d’un Sacrement, trois choses sont nécessaires :

1° Il faut un signe sensible. Or, le signe sensible se : compose de deux parties également essentielles, auxquelles on a donné les noms de malière et de forme. La matière est l'élément maïériel et sensible que l’on emploie, par exemple : l’eau, l'huile, le pain... ; le terme forme désigne, dansle langage philosophique auquel l'Eglise l'a emprunté, l'acte ou la parole par laquelle on caractérise l’effet spécial de la matière employée el le sens qu’on altribue à r emploi de cette matière. |

2° Il faut à un Sacrement l'institution divine, c'està-dire qu'il doit avoir été établi par Notre-Seigneur Jésus-Christ en personne, durant le temps qu'il a passé sur la terre, avant son Ascension glorieuse. Lui seul, en effet, avait le pouvoir d’attacher à un rite quelconque le don divin de sa grâce. Il n’a pas commis à son Église l'institution des Sacrements : il les a institués lui-même, et les a légués à l'Église comme des rites stables dont elle serait Fe dépositaire et la gardienne, avec pouvoir de les orner de cérémonies, mais nullement de les modifier dans leur substance.

3° Enfin le Sacrement doit avoir la vertu de produire la grâce sanctifiante, c'est-à-dire de nous appliquer les effets et les mérites de la Rédemption offerte pour nous, sur la Croix, par Notre-Seigneur Jésus-Christ. Et cette grâce, les Sacrements la” confèrent par leur vertu propre et non pas seulement en raison des dispositions de ceux qui les reçoivent.

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