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Qu'appelle-t-on Sacramentaux

On appelle Sacramentaux certaines pratiques exté-

rieures de religion qui ont quelque analogie avec les Sacrements, bien qu'elles ne soient pas de vrais Sacre-

ments. Généralement ils ont un signe sensible, et ils

te DIN, DES SACREMENTS Ru : 801 1 | indiquent l'action invisible de Dieu et de sa grâce dans nos âmes; mais il leur manque l’une ou l’autre des j Péonditions essentielles pour un Sacrement, c’est-à-dire . l'institution divine, ou la production de la grâce. Le plus souvent ces pratiques ont été instituées non par Notre-Seigneur Jésus- Christ, mais par l'Église. Et surtout elles ne communiquent point par elles-mêmes . la grâce sanctifiante ; elles n’ont point la vertu de produire la première grâce qui de pécheur rend juste. Il À est vrai qu’elles peuvent procurer ie pardon des fautes vénielles et une augmentation de grâce sanctifiante : mais c’est en raison des dispositions de foi et de piété de ceux qui en font usage, ou parce que l'Église a demandé pour eux des grâces de conversion et de salut. Il y a donc une différence essentielle entre les Sacre- . ments et les simples Sacramentaux.

… 34. — Quels sont les principaux Sacramentaux ?

On peut les rapporter à six classes, qui sont : 4° la < . prière publique ; 2% l’eau bénite; 3° le pain bénit, . ainsi que les autres objets sanctifiés par les prières de l'Église ; 4° la confession générale des péchés ; 5° l'aumône ; 6 les diverses bénédictions. Disons un mot de chacune de ces pratiques.

I. La prière publique. — Par ces mots on entend . plus spécialement les prières qui sont faites dans un temple bénit et surtout consacré. Lorsqu'elles sont faites au nom de l'Église, en union avec elle, comme la Messe, les Vépres, etc., elles ont plus d'efficacité que les prières faites à la maison ou en particulier.

IT. L'eau bénite. — L'usage de l'eau bénite est fort ancien : il fut institué par l'Église dès le temps des Apôtres, ou plutôt l'Église, en le modifiant, emprunta cet usage à l'habitude qu'av aient les Juifs de sé purifier en entrant dans le Temple, et à la coutume où étaient les païens eux-mêmes d'employer dans les sacrifices l'eau lustrale comme moyen de purification. — Le prêtre, pour la bénédiction de cette eau, emploie du

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sel et de l'eau naturelle; il bénit exorcise l'un et l'autre par des prières spéciales , afin de les soustraire

à l'empire du démon, et il demande que ceux qui se serviront de ces élérents purifiés y trouvent salut et protection. Le propre de l'eau, c'est de laver; le propre du sel, c'est de préserver de la corruption ; mêlés et bénis, le sel et l’eau purifient les âmes et les conservent : c'est pourquoi l’eau bénite placée à l'entrée des églises, répandue sur les fidèles dans la cérémonie de l’aspersion, conservée dans les demeures et employée dans les bénédictions d'objets divers, est une arme contre le démon et une sauvegarde pour les chrétiens.

Il faut en dire autant des cendres, des rameaux, des cierges bénits, etc.

HI. Le pain bénit. — Son institution remonte aussi aux temps apostoliques, et il est un signe d'union et de fraternité entre les membres de la grande famille chrétienne. Le pain bénit par excellence, c’est la di-, vine Eucharistie ; les premiers chrétiens s'en nourrissaient fréquemment. Mais de plus, dans leurs repas de charité appelés agapes, ils se partageaient le pain présenté à l’autel au moment de l’offertoire et qui, n'ayant point été consacré à cause de la quantité surabondante, avait cependant reçu la bénédiction de l'Église. Plus tard, il devint une sorte de supplément à la Communion, quand celle-ci devint moins fréquente. — Il reste un signe de fraternité : le prêtre, avant de l’asperger d’eau bénite, a demandé que ceux qui l'emploiraient y trouvent la santé de l'âme et du corps.

IV. La confession des péchés. — On désigne ici, par cesmots, non pas la confession sacramentelle,mais la récitation de la formule de confession générale qui seditau commencement de la Messe, aux Complies,et aussi quand le prêtre doit donner la Communion.—Le Confiteor, récité avec un sentiment de repentir, devient un sacramental et peut nous obtenir le pardon des fautes vénielles.

V. L'aumône est le cinquième des Sacramentaux.— Sous ce nom d’aumône il faut comprendre non seule-

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ment la charité faite au pauvre, mais en général toutes les œuvres de miséricorde spirituelle et corporelle. C'est

de cette aumône que l'Esprit-Saint a dit : « Elle expie

les péchés et fait trouvér miséricorde. » (Tob., xx, 9.)

Mais il faut, pour cela, que l’aumône soit faite avec esprit de foi et en vue de Dieu.

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