Qu'appelle-t-on sujet du Sacrement
Le sujet est la personne humaine qui reçoit le Sacrement, étant d’ailleurs capable delerecevoir efficacement. En règle générale, pour être sujet capable d'un Sacrement, il faut que l'être humain soit en vie. On ne demande rien de plus pour le Baptème; pour les autres Sacrements, il faut préalablement avoir été baptisé. Les malades en danger de mort sont seuls sujets capables du Sacrement de l'Extrême- Onction ; et les femmes sont absolument incapables du Sacrement de l'Ordre. Enfin ceux qui ont déjà recu un Sacrement qui imprime le. caractère sont incapables de le recevoir de nouveau.
Si du côté du Sacrement l'effet est immanquable et nécessaire, du côté du sujet il n’en est pas de même : les effets du Sacrement dépendent de l'aptitude et des dispositions. On distingue deux sortes de dispositions : les unes sont nécessaires pour la validité du Sacrement ; les autres pour les fruits du Sacrement et la production de la grâce.
I. Pour la validité du Sacrement, lorsqu'on est adulte, c'est-à-dire quand on a l’âge et l'usage de la raison, il faut : 1° l'intention de recevoir le Sacrement ; 2° le caractère baptismal, s'il s'agit des Sacrements qui doivent suivre le baptême; et 3 les conditions d'aptitude indiquées plus haut pour certains Sacrements.
IT. Pour les fruits des Sacrements, les dispositions nécessaires varient selon les Sacrements : il en sera
DES SACREMENTS à ‘299 ‘ question quand nous parlerons de chaque Sacrement en particulier. Disons seulement qu’en général il faut, pour les Sacrements des morts, la foi, l'espérance, la contrition et un commencement d'amour de Dieu ; de plus, pour les Sacrements des vivants, l'état de grâce.
Il résulte de ee qui précède que, selon les dispositions du sujet, la réception d’un Sacrement pourra être : valide, — invalide ou nulle, — fructueuse où efficace, — informe ou infructueuse, — sacrilège.
La réception est valide lorsque le sujet 1° est apte; 2% a l'intention, ou veut recevoir le Sacrement. La réception est invalide ou nulle, lorsque le sujet n'est pas apte, ou n’a pas l'intention, ou manque de dispositions essentielles, comme, par exemple, de la contrition dans le Sacrement de Pénitence.
La réception est fructueuse lorsque non seulement elle est valide, mais encore efficace, c'est-à-dire quand elle produit dans l'âme tous ses fruits. C'est ce qui arrive quand le sujet a l'aptitude, l'intention et toutes les dispositions requises.
La réception est informe ou inefficace, si elle est valide, mais infructueuse, parce que le sujet manque des dispositions requises. Si l'on recevait dansces conditions les Sacrements de Baptème, de Confirmation et d'Ordre, etmême ceux d'Extrème-Onction et de Mariage, le Sa- -erement serait valide, mais sans fruits. Toutefois, en se remettant dans les dispositions requises, tous leurs effets pourraient revivre, Sans renouveler le Sacrement.
Enfin la réception est sacrilège, c'est-à-dire entachée d'une faute grave et d’un caractère spécial de profanation, si l’on a manqué volontairement des dispositions essentiellement requises pour bien recevoir un Sacrement. Une réception sacrilège est toujours infructueuse: mais la réciproque ne serait point vraie; toute
réception infructueuse n'est point, pour cela, sacrilège.
32.— Qu'appelle-t-on cérémonies des Sacrements? On appelle cérémonies des Sacrements certains
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actes extérieurs de religion qui précèdent, accompa- ‘nent ou suivent administration des Sacrements proprement dits. — Les cérémonies ont été instituées les:
unes par Jésus-Christ, les autres par les Apôtres, quelques-unes par l Église.
Ce sont des ornements sacrés et symboliques, dont on à revêtu les Sacrements pour les administer avec plus de dignité et de respect. Elles sont aussi destinées à frapper davantage le regard et l'esprit des fidèles, et à les instruire : 4° des dispositions nécessaires pour bien recevoir les Sacrements ; 2° des effets qu'ils produisent dans l'âme , et 3° des obligations qu'ils impo-
sent à ceux qui les ont reçus.
CONCLUSION PRATIQUE
Les fidèles doivent s’accoutumer à envisager dans le ministre des Sacrements, non l’homme sujet aux imperfections de la nature humaine ; mais, ainsi que le dit saint Paul, « le représentant et le délégué de Dieu, et le dispensateur de ses mystères. » (I Cor., 1v, 1.)
Rien de plus important pour le chrétien que de bien connaître d'abord les dispositions nécessaires pour la réception fructueuse des Sacrements, et ensuite de s'efforcer dè les avoir, quand le moment est venu de recevoir tel Sacrement en particulier. Autrement, le remède se change en poison : au lieu d'y trouver la grâce et la vie, c'est le péché et la mort.
Enfin les cérémonies de nos Sacrements sont à elles seules tout un enseignement. Combien nous apprécierons mieux ces merveilleuses inventions de l'amour de Jésus-Christ, — les Sacrements, — si nous connaissons le sens mystérieux Ges cérémonies qui en sont comme l'enveloppe extérieure !
& IV. — Des Sacramentaux.
| Définition. — Les six principaux Sacramentaux : 1° prière publique; —
2° eau bénite; — 3° pain bénit; — 4° confession générale des péchés; — 5° aumûône ; — 6° bénédictions.