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préféré à un laïque; une personne raisonnable à un enfant; un catholique à un hérétique; un homme à une femme ; en résumé, le plus digne au moins digne, ou le plus capable au moins capable. Le père et la mère ne doivent baptiser leur enfant qu’à défaut de toute autre personne et dans le danger extrême, à cause de l'empèchement d’affinité spirituelle qui en résulterait.

En dehors du cas de nécessité, le Baptême donné par une personne quelconque serait valide, mais gravement illicite, c'est-à-dire que la personne qui l'administrerait ainsi ferait un péché.— Autant que possible, le ministre, rnême extraordinaire, doit être en état de grâce, ét, sil n’y était point, il devrait préalablement , s’exciter à une contrition aussi parfaite que possible.

“AA, — Quel est Le sujet du sacrement de Baptême?

Toute personne non encore baptisée, enfant ou adulte, est sujet du sacrement de Baptème. Il résulte de là qu’on peut et doit baptiser les enfants, et même les adultes qui n'auraient pas la raison, et cela à cause de l'absolue nécessité du Baptème pour être sauvé, et. parce qu’on suppose raisonnablement que, s’ils le pouvaient, ils voudraient recevoir ce grand bienfait.

42. — Quelles sont les dispositions requises pour le Baptème ?

S'il s'agit d'un enfant où d'un adulte privé de raison, la divine miséricorde le dispense de toute disposition positive, puisqu'il en est incapable.

S'il s'agit d'un adulte raisonnable, pour recevoir validement le Baptême avec le caractère qu'il anprime, il suffit qu’il y consente. Toutefois, pour obtenir les autres effets et toutes les grâces attachées au Sacrement, l'adulte doit, outre l'intention et la volonté, apporter les dispositions suivantes : f

4° Être instruit des principaux mystères de la Religion, y croire, et connaître en particulier le Sacrement qu'il va recevoir et les obligations chrétiennes qui en découlent. a

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2 S'il a commis des péchés actuels depuis l’âge de raison, il doit en avoir la contrition et le ferme propos, avec un commencement d'amour de Dieu. On n'’exige

pas de lui la confession, puisqu'il est incapable de.

recevoir l’absolution et que le Baptème efface les péchés actuels qui l'ont précédé.

43. — Quels sont les engagements résultant des promesses ou vœux contractés dans le Baptème?

Par les promesses ou vœux de Baptème, on s'engage irrévocablement et pour toute la vie :

1° A croire en Jésus-Christ et à professer la doctrine chrétienne, c’est-à-dire à admettre toutes les vérités que Notre- Scieneur nous enseigne dans l'Évangile, dont l'Église est l'interprète, et qu'elle nous transmet de sa part; et aussi à conformer sa conduite à toutes les lois divines et ecclésiastiques que la foi chrétienne nous impose ;

2° A renoncer à Satan, à ses pompes et à ses œuvres. — Renoncer à Satan ou au démon, c’est repousser sa domination et ne vouloir plus en aucune façon lui appartenir. Renoncer aux pompes de Satan, c’est refuser d'abord de suivre ses fausses maximes, qui sont la contradiction des maximes de l Évangile. Par exemple,

l'Évangile béatifie la pauvreté, le renoncement, le sacri-

fice ; É démon, au contraire, proclame heureux les favoris de la richesse, de la jouissance et du plaisir. Le chrétien a renoncé aux maximes mensongères du démon.

Par les pompes de Satan, il faut entendre encore les vanités du monde et les plaisirs dangereux par lesquels il voudrait nous séduire : tels sont les vaines parures, certains jeux, bals, spectacles, divertissements qui sont des occasions de péché ou des pièges tendus à l’innocence.— Enfin, par les œuvres de Satan, il faut entendre tous les péchés. Le démon étant l’ esprit du mal, toutes ses œuvres sont mauvaises, et c'est Notre- Seipnede qui déclare que € ceux qui commettent le péché accomplissent l'œuvre du démon, léur père ».($. Jean, vi, 41.)

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ES DU BAPTÊME , 313

L'enfant lui-même contracte tous ces engagements, parce qu'ils sont la conséquence même du Sacrement qu'il reçoit. Il les contracte par la bouche de ses parrain et marraine, qui demandent pour lui le Baptème et font les promesses exigées avant son administration. Quand il est parvenu à l’âge de raison, l'enfant doit renouveler ses vœux de Baptème, et alors qu’il en apprécie les avantages, 1l les ratifie dévant Dieu : généralementil le fait d’ une façon solennelle au jour de sa première communion.

A4. — Parlez-nous des parrains et des marraines, des conditions qu'on exige d'eux, de leur fonction et de leurs devoirs.

* I. Les noms de parrain (du latin patrinus, dérivé de pater, père) et de marraine (du latin matrina, dérivé de mater, mère) désignent celui et celle qui tiennent un enfant aux fonts de Baptème, répondent pour lui, et contractent à son égard une sorte de paternité et de maternité spirituelles. — L'usage des parrains et marraines remonte à l’origine du Christianisme. A cette époque, c'étaient ordinairement des adultes qui étaient baptisés : ils sortaient des rangs du paganisme, et avant de les admettre au Baptème, comme aussi pour assurer» leur instruction religieuse et leur persévérance, on exigeait qu'ils eussent des témoins ou cautions qui répondraient de leur fidélité. Les mêmes raisons existant pour les enfants, on leur donna aussi un parrain ou une marraine, et le plus souvent les deux ensemble. k

II. Pour être acceptés par l'Église, 1es parrains et marraines, choisis par les parents, comme témoins et cautions du Baptème de leurs enfants, doivent réunir certaines conditions. :

1° Ils doivent avoir l’usage de la raison. — En effet, ils seraient incapables de remplir le but s'ils ne comprenaient ce qu'ils font.

2° Ils doivent être eux-mêmes déjà baptisés et profes-

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