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ser la religion catholique, dans laquelle ils demandent que l'enfant qu'ils présentent soit baptisé et instruit. 3° Il faut qu'ils soient de bonnes vie et mœurs, C'està-dire qu'ils jouissent d'une bonne réputation. On ne pourrait admettre des personnes notoirement excommuniées ou vivant scandaleusement.

4'Ts doivent connaître suffisamment les vérités à. la foi et les devoirs du chrétien, pour les rappeler, au besoin, à l'enfant dont ils se sont fait les garants.

IT. C’est au parrain et à la marraine qu'il appartient généralement de choisir et d'imposer à l’enfant son prénom ou nom de baptême. Ils choisissent ce nom dans le calendrier de l'Église, parmi les noms des Saints qui sont honorés d’un culte public, afin de donner à l'enfant un protecteur au Ciel et de lui proposer en mème temps un modèle.

La fonction des parrains et marraines est de répondre pour l'enfant aux questions qui lui sont adressées avant dé lui conférer le baptême. Ils font pour lui la profession de foi catholique, la renonciation à Satan, à ses pompes ét à ses œuvres. Ils touchent l'enfant au moment où coule sur son front l’eau sainte qui le régénère, pour rappeler qu'autrefois les parrains et marraines le relevaient du bain sacré. Et enfin ils le revètent du bonnet et du voile blancs en siÿne d’'innocence reconquise, tiennent pour lui le flambeau allumé, et signent avec le prêtre l’acte du Baptême.

IV. Les parrains et marraines contractent le devoir, au défaut des parents, d’instruire et de diriger dans la

. vie chrétienne l'enfant qu'ils ont présenté au Baptème. C’est pour eux une obligation rigoureuse de veiller sur sa.conduite et de lui faire observer fidèlement ses promesses. Îls doivent joindre l'exemple à leurs bons conseils, se souvenant qu'ils ont contracté à son égard une sorte de paternité ou de maternité spirituelle, qui leur confère en quelque facon un caractère sacré, d'où résulte entre eux et leur filleul ou filleule un empêchement de mariage appelé de parenté spirituelle.

DU BAPTÈME . 345

CONCLUSIONS PRATIQUES

1° Dans le cas de nécessité, ce serait une grande faute de ne pas administrer le Baplême : conséquemment tout chrétien, pouvant être appelé à devenir ministre extraordinaire de ce Sa crement, doit en connaître la formule et le cérémonial essentiel.

Fe Saint Augustin appelle les engagements du Baptême le plus grand de tous les vœux : et, en effet, nulle puissance en ce monde ou en l'autre ne peut plus, après le Baptême, nous dispensèr de vivre en chrétiens.

Le renouvellement de ces vœux est une arme puissante contre le démon et le péché. Saint Jean Chrysostome avait coutume de répondre aux suggestions de l’ésprit mauvais par ces paroles : « Je te renonce, Ô Satan; je te méprise et je t'abhorre ! — O Jésus, soyez mon Sauveur, je m'attache à vous seul ! » Par cet exercice salutaire, nous nous élèverions, ainsi que ce grand évêque, à une haute vertu.

3° Enfin, il faut prendre au sérieux les fonctions de parrain et de marraine, et se bien persuader qu’elles ne sont pas seulement une formalité "ou bien un service rendu à une famille, mais en réalité un acte religieux, emportant avec lui d'impérieux devoirs.

8 IV. — Des Cérémonies du Baptême.

I. Cérémonies préliminaires du catéchuménat. — II. Cérémonies concomitantes du Baptème. — III. Cérémonies subséquentes.

45. — Faites connaître les principales cérémonies du Baptème et leur signification ?

Parmi ces cérémonies, les unes précèdent, les autres accompagnent, et quelques-unes suivent l’administration du Sacrement. Toutes sont très belles et très instructives.

I. Les cérémonies préliminaires ou qui précèdent le Baptème, sont empruntées à l’ancienne institution du catéchuménat. On appelait ainsi le temps que l'on mettait à préparer au Baptème les adultes païens qui voulaient entrer dans la religion chrétienne. On les y disposait par diverses cérémonies et par l'enseignement religieux. Or, ce sont ces cérémonies que nous retrouvons dans les préparatifs du Baptème.

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1° On arrête le catéchumène aux portes de l’église ou à l'entrée de la chapelle des Fonts, pour montrer qu'il n’a pas encore le droit de pénétrer dans l’assemblée des chrétiens et que c’est le Baptème qui lui em }, ouvrira l'entrée.

pe . Le prêtre revêtu du surplis, signe d’innocence et de [ES samteté, et de l’étole, symbole de sa puissance, inter- He roge les parrain et marraine sur le nom qu ils veulent Lines à l'enfant. « Que demandez-vous à l'Église de Dieu ? » dit-il ensuite. Ceux-ci répordent : € La& foi. — Quel bien procure. la foi? — La: vie éternelle. » Et le prêtre reprend: « Si vous voulez entrer en la vie éternelle, gardez les commandements : Vous aimerez FA Dieu de tout votre cœur... et votre prochain comme | vous-mêmes. »

ï 2 Le prètre souffle légèrement sur le visage de ré fant, comme Dieu, au commencement du buts soufme fla sur le premier homme pour lui communiquer une a âme vivante et sainte. Il le marque ensuite du signe de ‘la croix sur le front et sur le cœur, pour exprimer que if c'est la Croix de Jésus-Christ qui nous rachète ct qui v nous sauve. Puis il étend la main droite sur l’enfant, D pour indiquer que l’Église en prend possession au nom À de Jésus-Christ. Les paroles qui sont prononcées en même temps que se fcnt ces cérémonies en expriment Rs le sens.

“x 3° Le prêtre met ensuite dans la bouche de l'enfant : re un peu de sel bénit. C’est le signe de la sagesse et du 4 goût des choses célestes.

4° Viennent ensuite diverses prières, appelées exorcismes, par lesquelles le prêtre commande au démon de se retirer pour faire place à Jésus-Christ. Après, quoi le prêtre place l'extrémité de son étole sur l'enfant, et il l'introduit dans l'église ou dans la chapelle des Fonts baptismaux.

À 5° Le prêtre récite alors, conjointement avec les par- - rain et marraine, au nom de l'enfant, le Symbole des Apôtres, profession de foi que les catéchumènes pro-

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