II. Les cérémonies ele du Baptême se
résument à trois :
1° La renonciation au démon. — Interpellant le
catéchumène ou l'enfant, le prêtre lui demande : « Re-
noncez-vous à Satan ? — J'y renonce, répondent pouf Jui le parrain et la marraine. — A ses pompes ? — J'y
renonce. — À ses œuvres ? — J'y renonce. »
2° L'onction avec l'huile des catéchumènes. — C'est une huile d'olive bénite et consacrée spécialement pour cet usage par l'Évêque le jeudi saint. Le prêtre, ayant trempé l'extrémité du pouce dans le petit vase qui contient cette huile, trace une croix sur la poitrine et sur les épaules de l'enfant: sur la poitrine, pour marquer que la grâce de Jésus-Christ est un parfum qui console; sur les épaules, pour indiquer le ‘joug du Sei-
.gneur qu'il devra porter toujours; avec de l'huile, pour
en montrer la douceur.
3° Comme si la profession de foi déjà récitée 1 n'était pas encore suffisante, le prêtre interroge le catéchumène sur les vérités les plus importantes de la Religion :
« Croyez-vous en Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre ?
— J'y crois, répondent pour l'enfant le parrain et
la marraine.
— Croyez-vous en Jésus-Christ, son Fils unique, qui est né et qui à souffert?
mer. J'y crois.
— Croyez-vous au Saint-Esprit, à la sainte Église catholique, à la communion des Saints, à la rémission des péchés, à la vie éternelle ?
— J'y crois.
— Voulez-vous être baptisé ?
— Oui, je le veux. »
C’est alors que le prêtre administre le sacrement de Baptême, en versant l’eau sur la tête de l'enfant, et en prononçant la formule.
III. Les cérémonies subséquentes sont encore au nombre de trois : :
1° L'onction du saint-chrême. — Le saint-chrème, mélangé d'huile d'olive et de baume, a été bénit et consacré par l'Évèque le jeudi saint. C est cette huile
sainte qui devra servir également dans la Confirmation et au sacre des Évêques et des Rois. Le prêtre en fait une onction, en forme de croix, sur le sommet de la tête de l'enfant baptisé ; il marque par là qu’il est consacré à Jésus-Christ, comme le sont les rois, les prêtres et les prophètes, qui recevaient autrefois la consécr ation par l'huile sainte.
2° L’imposition du vêtement blanc : autrefois on revêtait le nouveau baptisé d’une tunique blanche qu’il portait pendant huit jours, en signe de l'innocence retrouvée. Aujourd’hui, le prêtre remet sur la tête de l'enfant le bonnet ou le voile blanc, en récitant l’ancienne formule : « Recevez cette robe blanche, et portez-la sans souillure jusqu’au tribunal de Notre- Seigneur Jésus-Christ. »
3° Enfin, un cierge allumé est tenu par le parrain et la marraine sur l'enfant que l'on a reposé sur l'autel : ce cierge indique la foi qui brille dans l’âme du nouveau chrétien, et la charité divine qui devra consumer sa vie. La formule que récite le prêtre l'explique admirablement : « Recevez ce flambeau ardent, et gardez la grâce de votre baptème : observez fidèlement les commandements de Dieu, afin que, quand Jésus-Christ vicudea pour célébrer ses noces. vous puissiez aller à
DU BAPTÊME es 2349.
sa rencontre avec tous les Saints, dans la cour céleste, et jouir de la vie éternelle dans les siècles des siècles. »
Il ne reste plus alors qu’à consigner dans les registres pareissiaux l'acte du Baptême, qui sera signé par le prètre qui a conféré le Sacrement ainsi que par les parrain et marraine de l’enfant. C'est l'usage en certaines paroisses, de sonner les cloches, en signe de Joie pour l'inscription d’un nouveau chrétien sur les registres de l'Église, avec l'espoir qu'il sera pareillement inscrit au ee de l’heureuse éternité.
CONCLUSION PRATIQUE
Ne sont-elles pas admirables et pleines d'enseignements, les” cérémonies du Baptème chrétien ?.. Chaque fois qu'il nous est donné d’en voir l’accomplissement, soit comme simples assistants, soit surtout comme parrains ou marraines, souvenonsnous qu'elles furent un jour accomplies sur nous et pour nous: recueillons les belles et instructives leçons qui en découlent. Nous aussi, nous avons été arrachés aux puissances de l'Enfer, marqués du signe du chrétien par l’eau baptismale, et consacrés à Dieu par l’onction de l’huilé des catéchumènes et pa: le saintchrême. Nous aussi, nous avons renoncé au démon, à ses pompes et à ses œuvres; nous rous sommes donnés à Jésus- Christ.
Où en sommes-nous dans l’exéculion de nos promesses ?.. Avons-nous conservé le blanc manteau de l'innocence ? Portons-nous en nos mains, toujours allumé, le flambeau de la foi et des bonnes œuvres? Réflexions salutaires, qu'il serait utile, si la conscience nous faisait reproche, de conclure par un retour à l'innocence et à la justice, ou tout au moins par un renouvellement sérieux des engagements el des vœux de notre Baptème.
DE A TER AN LE * 4 NAT LA L'VAWentr, PR hs "1, LU 44 DRM TUE Ka e ue UE D NON ETS TR Fe pe CPU AR CO PE PEL TT
$ I. — Notions générales de la Confirmation.
Définition. — Institution divine. — Signe sensible : matière et forme. — Si la Confirmation est nécessaire.
AG.— Qu'est-ce que la Confirmation?
La Confirmation (du mot latin confirmare, fortifier,
. affermir) est un Sacrement qui nous donne le Saint-
Esprit avec l'abondance de ses dons, et nous fait parfaits chrétiens. — La Confirmation vient en second lieu dans l’ordre des Sacrements, parce que primitivement elle était donnée aussitôt après le Baptême dont elle est le complément. Le Baptème donne la vie spirituelle, la Confirmation la fortifie. Le Baptème fait naître les enfants de Dieu, la Confirmation les fait grandir, elle les transforme en hommes forts et en soldats de Jésus-Christ: de telle sorte que le chrétien confirmé doit être un chrétien parfait, courageux dans sa foi et dans la pratique de tous ses devoirs. Or ce perfectionnement lui vient du-Saint-Esprit qu'il recoit
“avec l'abondance de ses dons.