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Qui a institué le sacrement de Confirmation

C'est Notre-Seigneur Jésus-Christ qui a institué ce Sacrement : toutefois l'Évangile ne rapporte pas les circonstances précises ni la date de cette institution. Selon l'opinion la plus probable. ce fut dans le temps qui s'écoula entre la Résurrection et l’Ascension, alors que le Sauveur parlait à ses Apôtres du royaume des Cieux, leur annonçait la venue du Saint-Esprit et leur révélait d'importants mystères. Quoi qu'il en soit,

- saint Luc, au livre des Actes, nous fait connaître

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l'existence de ce Sacrement lorsqu'il dit : « Les Apôtres imposaient les mains à ceux qu'ils avaient baptisés, et ceux-ci recevaient le Saint-Esprit. » (Act., vu, 27.) Or: il n’y a que Notre-Seigneur Jésus-Christ qui ait pu attacher à ce signe sensible de l'imposition des mains .des grâces aussi extraordinaires que celles qui marquaient alors visiblement la descente de l'Esprit- Saint. Aussi le-concile de Trente, s'appuyant d’ailleurs sur Ja tradition, énumère-t-il la Confirmation parmi les sept Sacrements divinement institués par .Jésus- Christ.

48. — Quel est le signe sensible de la Confirmation ? re = T. La matière de la Confirmation consiste dans l'imposition des mains ‘de l'Évéque; que nous voyons indiquée dans Je récit des Actes des Apôtres, et dans l'onction qu'il fait avec le saint-chrème, en forme de croix, sur le front du confirmé. — Le saïnt-chrême est un mélange d'huile d'oliveet de baume, que l'Évèque bénit et consacre solennellement dans l'Office du jeudi saint. L'huile doit être d'olive, parce que c'était la seule employée dansile pays de la Judée, à l'époque de l'institution du Sacrement. Elle indique la ‘douceur et la force, ainsi que la lumière communiquées par le Saint-Esprit. L'huile sert, en effet, pour adoucir, fortifier et éclairer ; elle marquetrès bien les effets invisibles opérés dans l'âme par le sacrement de Confirmation. Le baume est rune substance odoriférante qui découle de certains arbres de la Judée et de l'Arabie : par son odeur agréable il indique le parfum des vertus chrétiennes que doit pratiquer le chrétien confirmé. L'oncfion est faite sur le front, pour montrer que le chrétien qui a reçu la grâce de la Confirmation ne ‘doit pas rougir de Jésus-Christ, mais porter noblement sur le front le signe de la Croix qui symbolise sa doctrine. II. La forme du sacrement de Confirmation consiste dans ces paroles que l’'EÉvêque prononce en même temps

qu'il fait l’ imposition des mains et l'onction sainte: «Je à te marque du signe de la Croix et je te Confirme avec le chréme du salut, au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. »

Ainsi que l’observe saint Thomas, ces paroles sont la forme très convenable de la Confirmation, car elles expriment fort bien ce que ce Sacrement contient : le signe de la Croix, caractérisant le soldat de Jésus- Christ, la force spirituelle dont le saint-chrême est le symbole , et l’origine de cette force qui n’est autre que la sainte Trinité.

A9. — Le sacrement de Confirmation est-il nécesstuire pour être sauvé ?

Non, le sacrement de Confirmation n’est pas, comme le Baptème, d’une nécessité absolue pour être sauvé. Toutefois Notre-Seigneur qui l’a institué n’a pas entendu faire, en cela, une œuvre inutile, et pour tous ceux qui peuvent recevoir la Confirmation il y a un devoir de ne pas s’en abstenir. Ce serait une faute grave de s’en éloigner par mépris ou par négligence ; car ce serait tout à la fois méconnaître un grand bienfait de Dieu, se priver de grâces précieuses et peut-être nécessaires au salut, et aller contre les intentions de Notre-Seigneur et de la sainte Église.

Cette faute pourrait être expiée et réparée, comme toutes les autres, par la confession, accompagnée de regret et de ferme propos; mais cette dernière condition doit emporter la résolution de recevoir la Confirmation si ce sacrement est encore possible.

CONCLUSION PRATIQUE

Comme autrefois les athlètes se frottaient d'huile pour se fortifier les membres et les rendre capables de soutenir les fatigues de la lutte, ainsi en notre qualité d'athlètes spirituels, nous sommes fortifiés par le Saint-Esprit dont le saint-chrême est la figure, et mis en éiat d'affronter les périls du combat et de remporter la palme du triomphe.

Qu'ils s’en prennent à eux-mêmesde leurs faiblesses et de leurs défaites, ces chrétiens qui ont négligé de recevoir le Sacrement

< T'ES ae DAME PAM SEE NS EE A PE LFP RON e Ne SU BV AE \ , is EX . ‘DE LA CONFIRMATION 32 qui les eût rendus courageux et forts !... Que de défaillances

* seront peut-être la conséquence de leur négligence ou de leur » mépris! Si, dans les premiers siècles du christianisme, Novat,

; produisit un schisme déplorable et devint ensuite hérétique, les i: historiens de l'Église nous disent que ses chutes n’eurent point ” d'aûtre cause que son mépris de la Confirmation

he. Or ceux-là sont coupables de la même négligence ou du même ; mépris, qui ne se préparent pas à recevoir le sacrement de. Ê Confirmation quand ils savent l’époque de la visite pastorale de ; l'Évêque, et qui ne se présentent pas quaud l’occasion leur est 5 offerte de participer à un grand et utile Sacrement.

& II. — Des effets de la Confirmation.

Quatre effets principaux : 4° grâce sanctifiante ; 2° le Saint-Esprit : ses sept dons et ses douze fruits ; 3° caractère; 4° grâce sacramentelle.

50: — Quels sont les effets du sacrement de Confirmation ? KA ua Le sacrement de Confirmation produit quatre effets principaux :

I. Il donne une augmentation de la grâce sanctifiante que l’on possédait déjà : c'est un accroissement de richesses spirituelles et de mérites pour le Ciel, surajoutés aux vertus chrétiennes et aux dons reçus déjà dans le Baptème.

IL. IL communicue le Saint-Esprit, troisième per-. sonne de la sainte Trinité, comme Jésus-Christ le donna à ses Apôtres au jour de la Pentecôte ; non pas, il est vrai, avec les mêmes prodiges extérieurs et les mêmes effets extracrdinaires, comme étaient le don des langues et celui des miracles, mais cependant avec les mêmes grâces intérieures et l'abondance de sept dons : la Sagesse, l'Intelligence, le Conseil, la Force, la Science, la Piété et la Crainte de Dieu.

C'est le prophète Isaïe qui nous fait connaître ces dons merveilleux du Saint-Esprit, lorsqu'il prédit qu'en se reposant sur la personne du Sauveur il lui communiquera chacun de ces précieux effets de sa présence.

La Sagesse est un don qui nous fait connaître et

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rechercher les vrais biens, non pas les biens de ce monde, mais ceux de l'éternité. |

L'Intelligence est un don qui nous fait concevoir et pénétrer les vérités de la Religion. Sans doute elle laisse subsister le mystère, mais elle nous en découvre les convenances, les beautés et les harmonies, et elle nous prépare admirablement à recevoir tous les enseignements divins.

Le Conseil est un don qui nous dirige dans les circonstances difficiles, nous fait discerner avec certitude le vrai du faux, et nous aide à diriger aussi les autres dans la voie du bien.

La Force est un don qui nous inspire le courage et l'énergie nécessaires pour remplir tous nos devoirs ; elle nous aide à surmonter tous les obstacles, et à braver, même au péril de notre vie, tous les dangers et même, au besoin, les supplices et la mort.

La Science dont ilest ici question n’est point la science mondaine, mais la science de Dieu, de la vérité, du devoir : elle est un don qui nous fait connaître le chemin ‘au'il faut suivre pour arriver sûrement à notre fin.

La Piété est un don qui nous fait considérer Dieu comme un tendre père, nous communique le goût et l'attrait pour les choses religieuses et met un charme ineffable à servir Dieu et à l'aimer. ”

La Crainte de Dieu dont il s’agit ici n'est point la frayeur de ses justices et de ses jugements, mais bien

plutôt un mélange de respect et d'amour qui nous fait

appréhender de lui déplaire, comme un bon fils craint de contrister son père. C'est de cette crainte filiale, don. du Saint-Esprit, qu'il est dit dans l'Écriture : « Elle est le commencement de la sagesse. » (Ps. cx, 7.)

Outre ces sept dons du Saint-Esprit, l’apôtre saint Paul énumère douze fruits de sa présence. Ce sont : € la Charité, — la Joie, — la Paix, — la Patience, — la Bénignité, — la Bonté, — la Longanimité, — Ja Douceur, — la Foi, — la Modestie, — la Continence, — la Chasteté. » (Gal., v, 22.)

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