Le sacrement de Pénitence est-il nécessaire au salut
Le sacrement de Pénitence est nécessaire au salut pour tous ceux qui, après le Baptème, se sont rendus coupables de péché mortel, et ils ne peuvent généralement en obtenir le pardon que par le sacrement de | Pénitence, quand il leur est possible de le recevoir. Là € C'est la seconde planche après le naufrage, » c’està-dire un moyen de salut aussi nécessaire après le
second naufrage que le Baptème après le premier. Si
cependant la réception de la Pénitence était impossible, on obtiendrait le pardon par la contrition parfaite; mais celle-ci, pour être parfaite, doit renfermer le désir du sacrement.
Avant que l'Église nous fit un précepte de la Confession et de l’absolution sacramentelle, Notre-Seigneur en avait équivalemment formulé l'obligation. En effet,
il ne crée rien d'inutile, et du moment où il établissait
les prêtres dispensateurs du pardon, il enténdait que tous les pécheurs eussent recours à leur ministère. Il créait une obligation d'y recourir, et il n’établissait pas d'autre moyen pour procurer le pardon des péchés commis après le Baptème.
tir 59. — Quels sont les effets du sacrement de Péni-
tence ? L
Pour bien comprendre les effets du sacrement de Pénitence, il faut connaître ceux du péché que le sacrement tend à détruire. Or les effets du péché sont : 1° la coulpe ou souillure de l'âme, qui exclut la grâce sanctifiante quand le péché est mortel; 2° la peine que le péché mérite soit pour le temps, soit pour l'éternité; 3° la perte des mérites précédemment acquis.
Le sacrement de Pénitence produit les effets suivanis :
1° La rémission des péchés : c’est là son effet propre et direct, et cette rémission est faite non seulement quant à la coulpe où souillure, mais encore quant à la
z Rooms éternelle : seule la peine temporelle, d’ordi- ‘naire, n’est pas totalement remise. -
29 La grâce sanctifiante, celle de la justification ou . première grâce qui de pécheur rend juste. Si cepen- . dant celui qui reçoit le sacrement de Pénitence était . déjà en état de grâce, n'ayant, par exemple, que des . péchés véniels, il recevrait une seconde grâce sancti- . fiante, ou augmentation de la première.
À hS3° La restitution des mérites : c'est-à-dire que l’absolution ressuscite le mérite de toutes les bonnes œuvres - antérieures, que le péché avait fait perdre.
4° La Pénitence a pour dernier effet une grâce sacramentelle qui lui est propre : © ‘est un droit à des … grâces actuelles médicinales qui aideront le pécheur à ï corriger de ses fautes et à persévérer dans la justice.
se » C'est pourquoi l’on réitère ce remède spirituel, et il est 4 avantageux d'en user fréquemment, lors même qu'on Ÿ n'aurait à se reprocher que des fautes vénielles où de simples défauts.
GO. — Quelles sont Les conditions pour recevoir la grâce de l’absolution ?
Il y en a trois que déjà nous ayons énumérées en faisant connaître la matière du sacrement ou les actes du » pénitent : ce sont Ja Contrition, la Confession et la | Satisfaction. — En raison de l habitude où l’on est de » rapporter à chacune de ces trois parties intégrantes du . sacrement tout ce qui concerne la Pénitence, nous nous
écarterons un peu de l'ordre précédemment suivi dans
l'explication des Sacrements, et nous traiterons successivement, dans autant de paragraphes, de la Contrition, de la Confession et de la Satisfaction. Nous aurons lieu d'indiquer, en parlant de la Confession, ce qui concerne le ministre, le sujet et le cérémonial du sacrement de Pénitence.
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CONCEUSION PRATIQUE
Il yay ait autrefois à Jérusalein une source miraculeuse, appe- lée piscine probatique. À certains moments, l'Ange de Dieu
en agilail les eaux, et le premier qui était plongé dans la source, quelle qu'eût été son infirmité, élait à l'instant guéri complètement. C'était la figure de cette source miraculeuse de pardon ouverte à tous les chréliens dans le sacrement de Pénitence.
Reconnaissance à Jésus-Christ pour nous avoir préparé ce baïn salutaire qüi purifie toutes les souillures, guérit toutes les infirmités de l'âme! Non pas une fois, mais bien des fois déjà, nous en avons ressenti les salutaires effets. L'Evangile rapporte la joïe du paralytique guéri par Notre-Seigneur, près de la piscine probatique où depuis trente ans il attendait une main bienfaisante, qui le plongeât dans l’eau salutaire... Cette main bienfaisante, nous la rencontrons autant de fois que nous voulons. Soyez remercié, Ô Jésus, d’avoir élabli près de moi, en permanence, le tribunal du pardon et un prêtre loujours prêt à me guérir !.. J'aurai souvent recours au sacrement de Pénitence.
$ II. — De la Contrition.
Notion générale de la Contrition. — Division des matières.
G1. — Qu'est-ce que la Contrition?
La Contrition (du mot latin conterere, contritum, qui veut dire broyer) est une douleur d’avoir offensé Dieu, avec la ferme résolution de ne plus l’offenser à l'avenir. — D'après son étymologie, la Contrition est donc une sorte de brisement du cœur, sous l'impression d'une douleur très vive d’avoir contristé Dieu par le
péché. « En icut temps, dit le concile de Trente, la
Contrition fut nécessaire pour obtenir le pardon des péchés. C’est elle qui prépare l’homme tombé après le Baptême à recevoir son pardon. » (Sess. XIV, 1v.) Et en effet, serions-nous jamais disposés à pardonner à quelqu'un qui nous aurait offensés et qui ne manifesterait aucun repentir?... Il peut arriver que Dieu remette les péchés sans la Confession, lorsque celle-ci est impossible ; mais jamais il ne les peut pardonner sans la Contrition ou le regret de les avoir commis. La Contrition, pour être réelle, doit regarder tout à la fois le passé et l'avenir. Pour le passé, c’est le regret et la douleur d’avoir offensé Dieu; pour l'avenir, c’est une volonté ferme de ne plus l’offenser ; et l’on conçoit
… HÉPPT ANS 335 ‘aisément qu'un vrai regret emporte nécessairement avec lui la volonté de ne plus pécher. Ces matières sont ci importantes , il nous faut les développer et 4° dire les …— qualités d'une bonne contrition ; 2° faire connaître LA deux sortes de Contritions ; 3° expliquer ce que doit à être le ferme propos.