Jésus-Christ at-Ù Hu sur la Croix un
véritable sacrifice ?
Oui, l'immolation de Notre-Seigneur sur le Calvaire | a été un sacrifice véritable, car nous y retrouvons toutes les conditions requises pour un vrai sacrifice : 1° un ministre légitime : c'est Jésus-Christ, pontife éternel, seul prêtre, à vrai dire, et dont tous les autres ne sont que les délégués ou les remplaçants ; 2 une victime :
. c’est encore Notre Seigneur, véritable agneau de Dieu,
qui porte les péchés du monde : 3° une imemolation réelle ; car la victime a répandu tout son sang'et a reçu le coup de la mort; 4° les quatre fins du sacrifice ont été atteintes : Notre- Seigneur a offert à son Père une adoration parfaite, une action de grâces égale à ses bienfaits, une expiation infinie comme nos offenses, et une prière où demande toute-puissante.
Mais, en vue de représenter et de continuer jusqu à la fin du monde le grand et unique sacrifice de la Croix, !Notre-Seigneur a institué et offert le Jeudi saint, veille de sa mort, un sacrifice qui en est la réproduction fidèle : c'est ce que nous appelons le sacrifice de la Messe.
“86. — Qu'est-ce que la Messe?
La Messe est le sacrifice du corps et du sang de ia Christ, offert sur l'autel, sous les apparences du pain et du vin, pour représenter et continuer le sacrifice de la Croix.
La Messe est un véritable sacrifice, et nous y trouvons, comme sur le Calvaire :
1° Un prêtre : c'est encore Jésus-Christ, mais à l'autel 1l agit par le ministère d'un prêtre qui est son délégué ou son remplaçant ;
2° Une victime : c'est toujours Notre-Seigneur, mais voilé, au sacrifice de la Messe, sous les espèces sacramentelles dupain et du vin, changés au moment de la consécration en sa chair et en son sang ;
3° Une véritable immolation : en-effet, d'abord offerte à Dieu, la victime est immolée mystiquement,
DE L "EUCRARISIE
Ca se Pr Ra LUN les paroles de la consécration lui
donnent en quelque-sorte le coup de la mort, et la Communion la fait disparaître. comme autrefois la victime disparaissait dans la combustion où dans la manducation; 4 Enfin, la Messe est offerte à Dieu pour obtenir les mêmes effets que l’immolation du Calvaire, c'est-à-dire
. pour répondre aux quatre grands devoirs de’ homme :
adorer Dieu, le remercier, lui demander pardon, et solliciter ses grâces. : ,
Le sacrifice de la Messe, avons-nous dit, représente celui de la Croix ; et en effet, le pain et le vin consacrés séparément, et tenus séparés l’un de l’autre, rappellent le corps de Jésus-Christ séparé, sur la Croix, de son sang répandu à terre, et Notre-Seigneur est ainsi, sur l'autel, dans un état apparent d'immolation et de mort
Le sacrifice de la Messe continue celui de la Croix : en effet, Jésus-Christ, toujours pontife et toujours victime, nous obtientet nous applique les mêmes grâces, etil réalise, comme sur le Calvaire, les quatre fins du sacrifice.
C'est donc le même sacrifice dans les deux cas ; les seules différences appréciables sont : 1° que sur la Croix
Jésus-Christ s'offrait lui-même, tandis qu'à l'autel
s'offre par le ministère du prêtre; 2 sur le Calvaire, l’immolation était réelle et sanglante, au lieu qu’à la Messe elle est mystique, et le sang n'y'est pas effectivement répandu.
87. — Quel est le ministre du sacrifice de la Messe? C'est le prêtre, légitimement ordonné par un Évêque, qui est ministre du sacrifice de la Messe. L'ordination sacerdetaleest absolument nécessaire pour lavalidité da sacrifice. En effet, c’est aux Apôtres seuls, et à leurs légitimes héritiers dans le sacerdote, que Notre-Seigneur a dit : & Faitescecien mémoire demoi. » (S. Luc, xx11, 19.) Pour offrir licitement le sacrifice de la Messe, le prêtre
. doit observer toutes les prescriptions de l'Église, et en
partieulier être à jeun et en état de grâce. S'il n’observait pas ces conditions, il se rendrait gravement coupable;
Ne
mais cependant le sacrifice produirait tous ses effets, parce queson efficacité dépend de la vertu toute- puissante . de Jésus-Christ, et non pas des qualités du prètre, qui n'est qu'un instrument. Enfin, le prêtre doit consacrer sous les deux espèces, avec des tatières valides, et communier aussi sous les deux espèces du pain et du vin; cans cela, te sacrifice seraitenmêmetémps illicite et nul.