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Ne peul-on jamais obtenir dispense des

| empéchements de Mariage ?

L'Église, qui fait les lois, peut en dispenser quand il y a des motifs. Ainsi elle dispense de tous les em-

pêchements prohïbants, s'il y a lieu. — Mais elle ne dispense de l'empêchement de religion mixte, entre catholiques et protestants, par exemple, qu’à la condition qu'il ÿ ait, paur le faire, une cause grave, que la partie non catholique garantisse qu'elle écartera de la partie catholique tout danger pour sa religion, et que les deux parties promettent d'élever {ous leurs enfants dans la religion catholique. Quant aux empêchements dirimants, l'Eglise peut dispenser de ceux qu’elle à établis, anais non de ceux qui sont de droit naturel où divin, et jamais de ceux de parenté dans ses premiers degrés.

Les Evêques ne peuvent donner de dispenses que dans la mesure qui leur est concédée par le Pape. Toute demande de dispense doit être appuyée sur des motifs vrais, sans quoi la dispense serait, en certains cas, nulle. Enfin, quand un Mariage a été contracté invalidement, par le fait d’un empêchement dyrinant, ignoré ou non déclaré, l'Église peut encore valider le Mariage par une dispense spéeiale.

CONCLUSIONS PRATIQUES

I. La sagesse chrétienne veut que dans le choix d’un époux ou po z % . . . . p d'une épouse on ne prenne conseil ni de la passion qui trompe,

pi de l'ambition qui illusionne, ni uniquement de l'argent qui

ferait du Mariage un négoce, mais que l'on consulle la raison, la prudence et la foi. La raison dira qu'il faut préférer les qualités du cœur et de l’âme à tout le reste, la vertu à tous les trésors; la prudence, qu'on doit rechercher autant que possible: la similitude de caractères, la conformité d'âge, d'éducation et de fortune ; la foi, qu'il ne faut s'engager dans le Mariage que par des vues saintes et y vivre saintement.

II. Il importe de connaître s'il n'y aurait pas au futur Mariage quelque empêchement dirimant, public ou secret, de parenté, d'affinité, etc. Si on en découvre quelqu'un, il faut, sous peine de nullité, le déciarer au Curé qui doit présider au Mariage. Celui-ci fera les démarches nécessaires pour obtenir les dispenses, s’il y a lieu. C’est un devoir pour les époux, en faveur desquels une dispense a été demandée, d'acquitter les frais d'expédition ou autres qui sont réclamés per la chancellerie romaine ou épiscopale.

ET

& IV. — Conditions et cérémonies du mariage.

l k L' I. Conditions préliminaires : Fiançailles, publications de bans, consente-

ment des parents. — II. Conditions concomittantes : Consentement réciproque, présence du Curé et des témoins. — Cérémonies.

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