DEVOIRS CHRÉTIENS ET CIVIQUES
1. Devoirs particuliers des parents : 1° à l'égard de l'École; 2 relativement à la vocation de leurs enfants. — TI. Devoirs des chrétiens au temps présent : 1° envers l'Église : respect de son aulorité et défense de ses droits; 2 envers le Ciergé : Denier du Clergé ou Denier du Culte ; 3° par rapport aux biens d'Églises et de Communautés. — III. Devoirs des ciloyens : 1° relativement au vote; 2° concernant les impôts ; 3° par rapporl au service militaire.
43%. — Quels sont, à l'heure présente, les
devoirs particuliers des parents ?
La situation particulière faite à la Religion et à l'Eglise dans les temps où nous sommes impose aux parents chrétiens des devoirs spéciaux relativement à l'instruction religieuse de leurs enfants et à leur éducation chrétienne ; de là, une sollicitude nécessaire :
1° À l’égard de l’École. — Il y a des écoles mauvaises. Ce sont celles où les instituteurs ou institutrices mettent entre les mains des enfants des livres, impies, attaquant les croyances religieuses ou la. morale chrétienne, ou faussant la vérité historique par rapport à l’Eglise et à son rôle ; ce sont aussi les écoles où les maîtres tiendraient devant les enfants des propos contraires à la religion, à la saine morale, au respect dû à l'Eglise et à ses ministres. —
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Les parents ne peuvent envoyer leurs enfants à de telles écoles, car ils les exposeraient ainsi à perdre la foi et l'innocence et à se damner pour jamais : et ce serait pour la conscience des parents une grave responsabilité. ‘
Il y a des écoles neutres, ce sont les écoles officielles où d’après la loi, les maîtres doivent respecter toutes les croyances, mais où la religion et le catéchisme ne sont pas enseignés, non plus que la morale chrétienne. — Si les parents n'ont pas le choix, me trouvent pas à leur disposition l’école libre et chrétienne, et se voient obligés d'envoyer leurs enfants à l’école neutre, ils sont tenus, en ‘conscience, de suppléer à ce manque d'enseignement religieux, en apprenant eux-mêmes à leurs enfants les prières et le catéchisme et en les envoyant exactement aux instructions et aux offices de la paroisse.
90 Relativement à la vocation de leurs enfants. — Dans les familles chrétiennes, on considère à Juste titre comme une grâce et une bénédiction la vocation d’un fils à l’état ecclésiastique ou à la vie religieuse, à l’apostolat des missions; l'appel d’une fille à vivre dans le cloître, ou à se dévouer aux Œuvres d’enseignement chrétien ou de charité. Si de telles vocations se révèlent, elles ne peuvent venir que de Dieu. Les parents peuvent assurément les éprouver, mais non pas les combattre el surtout les entraver: ce serait manquer gravement à un devoir de conscience, résister à Dieu, compromettre l'avenir et le bonheur de leur enfant, et s’exposer à de vifs regrets.
136. — Quels sont les devoirs spéciaux des chrétiens au temps présent?
Nous ne voulons insister ici que sur des devoirs particuliers que les circonstances actuelles recom-
mandent: .
1° Envers l'Église. — Son autorité spirituelle s'exerce par des commandements où par des défenses
FPE RS ‘ SV NÉE NGC ER NEO ES A CP ee AS de Dr LOT D à 432 | TROISIÈME PARTIE É D s) opportunes. Or, un des grands dangers et lun des maux les plus graves du temps présent, c’est la lec- S ture des mauvais livres et des Mauvais Journaux. | — On appelle mauvais livres et mauvais Journaux ceux qui combattent l'Église, ou attaquent la religion ou la morale, tournent en dérision le, culte chrétien et ses ministres. C’est un péché grave de lire de mauvais livres, surtout ceux qui ont été l’objet d’une interdiction spéciale de l'Eglise, comme aussi de faire sa lecture habituelle de journaux notoirement 4 mauvais, de s’y abonner et de les abandonner sans scrupule à la curiosité des enfants ou des serviteurs.
L'Église est notre mère; nous la devons aïmer et respecter dans ses droits comme dans son autorité, et au besoin, si on l’attaque la défendre : la défendre par nos paroles et nos actes en opposant à ses ennemis la vérité, sans crainte et sans respect humain.
20 Znvers le Clergé. — Depuis les tristes lois de Separation de lÉglise et de l'Etat (1905 et 1907), .e clergé de France — Évêques, el prêtres attachés au service des églises paroissiales, — a été privé partiellement d’abord, puis totalement du traitement que lui allouait l’État en compensation des biens qui lui ont été ravis lors de la Révolution française. D'autre part, les églises elles-mêmes ont été spoliées de leurs biens et de leurs fondations. Aux fidèles incombe le devoir sacré de remédier à cette double détresse par le Denier du Clergé ou du Culte, institué dans tous les diocèses en vue de rétablir les traitements nécessaires et de contribuer aussi aux dépenses du culte dans leur église yaroissiale.
Refuser obstinément son offrande pour ce double objet, c’est indiquer que l’on ne veut plus être considéré comme catholique et manquer gravement à son devoir. Chacun est tenu de contribuer à la subvention faite au clergé et aux frais du culte suivant sa situation et sa fortune 3° Par rapport aux biens d'Églises ou de Commu-