Quelles sont les principales cérémonies du Mariage
Si le Mariage doit être immédiatement suivi de la Messe, le célébrant se revêt des ornements qu’il doit avoir pour le saint Sacrifice; en d’autres temps, du surplis et de l’étole.
19-11 commence la cérémonie par une alloculion destinée à rappeler aux époux l'importance du Saerement qu'ils vont recevoir et leurs principaux devoirs.
2 Il interpelle successivèment les époux par leurs noms : J/..., voulez-vous prendre M..., ici présente, pour votre légitime épouse, selon le rit de notre mère
» la sainte Eglise? L'époux ayant répondu : Je le veux, * le célébrant interroge de même la future épouse, qui - répond aussi : Je le veux.
| 3° Les époux se donnent alors la main droite ; le célé- “brant fait sur eux le signe de la Croix en disant : (de * vous unis par le lien du Mariage, au nom de Père, du Fils et du Saint-Esprit. » Et il les asperge d’eau bénite.
4 Le prètre bénit un anneau par une formule où il demande à Dieu « que l'épouse qui le portera conserve - à son époux une fidélité parfaite, et que tous deux vivent dans une perpétuelle charité ». Il jette sur l’anneau l’etu bénite en forme de croix, le remet à l'époux, qui le place lui-même au doigt annulaire de son épouse. * Cet anneau est le signe de l'alliance indissoluble et de la fidélité conjugale. — En même temps que l'anneau, le prêtre a béni, en certains lieux où la coutume le prescrit, quelques pièces de monnaie, plus ou moins, selon l'usage local. Ces pièces de monnaie représentent le douaire de l'épouse, et la communauté des biens qui existera entre elle et son mari.
Lorsque la Messe suit le Mariage, et que celui-ci à lieu en temps non prohibé, après le Paier le célébrant récite, en faveur de l’épouse, une belle et assez longue formule de bénédiction nuptiale, rappelant celle que les patriarches donnaient à leurs enfants. — Les époux se retirent à leur place et reçoivent encore, à la fin de la Messe, une autre bénédiction spéciale.
Ces dernières prières et cérémonies n'ont pas lieu en temps prohibé, quand même on aurait obtenu la dispense de temps, ni quand l'épouse est veuve et quand elle a reçu celle bénédiction dans un précédent mariage.
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CONGLUSION PRATIQUE ,
« Qui pourrait célébrer dignement la gloire et le bonheur du Mariage chrétien, que l'Église accorde, que l'adorable sacrifice confirme, que la bénédiction consacre, que les anges proclament, que l'Éternel ratifie du haut des cieux? » ( Tertullien.) — Les époux chrétiens gardent de leur Mariage un fidèle et pieux souvenir; ils aiment à en célébrer chaque année le jour anniversaire par des actes religieux plus encore que par une fête intime, et si Dieu leur accorde cés longues années de bénédiction, ils célèbrent avec plus de solennité encore le 25° el le 50e anniversaire, .sous le nom de Noces d'argent et de Noces d'or:
« Gardez-vous, dit saint Jean Chrysostome, de déshonorer le Mariage par dés pompes inventées par le démon. » IÉcriture nous parle des-mariages d'Isaac et de Rébecca, de Jacob et de Rachel. Il y avait fête, sans doute, dans la maison des patriarches, mais pas de dépenses stupides ni de dissipations folles, tournant à l’offense de Dieu. C'est ainsi que les chrétiens se réjouissent dans l'innocence et la simplicité, aimant à appeler les bénédictions du Ciel sur leur union par l'auwmône et faisant une part de largesses à l'Eglise et aux pauvres.