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N YA PE TVA AT OS À V

(446 Quarmième PARTIE Le à: tue

ventterminé en: demi-cercle : là fut placé l'autel. Dans l'hémicycle étaient, les sièges de l'Évêque et des ministres sacrés ; les fidèles occupaient la nef, et, en avant, des espaces furent réservés pour les pénitents publics. — La principale transformation que l’on fit subir à la basilique pour en faire une église fut d’allonger l’abside et d'élargir la nef, à une certaine hauteur, en forme de croix. En occident ,'un adopta la croix latine, dont le

pied est plus allongé quelles côtés ; en orient, on conserva : la croix régulière ou grecque. Puis , généralement les :

églises front orientées, c’est-à-dire quel’ on plaça l’abside ou le chevet tourné vers l’orient, pour rappeler Jésus-Christ, véritable soleil levant qui a éclairé le monde. : °

A. — Que faut-il pour qu'une église puisse servir au culte ?

Quand la paix eut été rendue à l Église dédienne par l’empereur Constantin, le pape saint Sylvestre consacra les deux temples catholiques que ce prince fit bâtir à Rome, sous les titres de basilique du Saint-

Sauveur, au palais de Latran, et de basilique des

Saints-Apôtres, à l'endroit où saint Pierre avait subi le martyre. Cette cérémonie rappelait la dédicace du temple de Salomon, en exécution de l’ordre de Dieu. — Depuis cette époque, les lois de l° Église portent que le culte divin ne doit être célébré que dans les lieux spécialement destinés à cet usage, et qui ont reçu de l'Evêque une consécration, ou au moins une bénédiction.

La bénédiction est beaucoup moins solennelle : elle

consiste en certaines prières qui sont récitées ou chantées

pendant que l’on asperge d'eau bénite, en dedans et en dehors, le nouvel édifice. Bien que cette bénédiction soit, en principe, réservée à l'Évêque, celui- -cipeut déléguer à sa place un simple prètre pour accomplir cette cérémonie.

La consécration est une cérémonie beaucoup plus longue et plus solennelle : elle reste réservéé exclusivement à l'Évêque, et n'a lieu généralement que pour des

églises au moins paroissiales, plus importantes et plus durables. — Elle commence, comme la simple bénédiction, par une aspersion d’eau bénite au dehors et ensuite au dedans de l'édifice. Puis le Pontife et le clergé étant seuls dans l’église, diverses cérémonies s’accomplissent avec de longues prières : l’Évêque trace sur le sol, recouvert de cendres, l’alphabet grec et latin, pour montrer l'union des deux Églises grecque et latine ; il bénit l'eau grégorienne, mélange d’eau, de sel, de cendre et de vin, et en asperge l’autelet les murs; il faitensuite avec l'huile des catéchumêènes et avec le saint chrême des onctions sur la pierre d'autel et sur les murailles ou les colonnes de l'édifice, et quand la cérémonie est terminée, on offre à Dieu le saint sacrifice, et l’église est dès lors consacrée.

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