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ÿ offrir le saint sacrifice; et après une exécralion, il

faut recommencer les cérémonies de la consécration ou au moins donner à cette église une bénédiction.

43.— Parlez-nous des cloches et de leur baptême. Les cloches sont des instruments de métal, ordinaire-

ment de bronze ‘ou d’airain, suspendues dans les tours

ou clochers des églises, etqui, mises en vibration, servent à convoquer les fidèles aux cérémonies religieuses. Pendant de longs siècles, il n’y'eut point de signal

publie pour convoquer les chrétiens aux assemblées

saintes ; mais au tve siècle on employa les trompettes, comme chez les Hébreux, puis les cymbales, la crécelle et enfin les cloches, dont l'usage paraît s'être introduit au ve siècle. C'est pour les recevoir que l’on construisit, d’abord sur le toit des églises, des campaniles qui devinrent plus tard les magnifiques tours et les élégants clochers des édifices chrétiens.

L'Église, qui'est dans l'habitude de-séparer des choses profanes et de sanctifier par la prière les objets qui servent au culte divin, a institué pour bénir des cloches un rite et des prières qui remontent pour une part au. van siècle, et que l'on appelle vulgairement baptéme des cloches, à cause de certaines analogies qu’elles ant avec les cérémonies du sacrement de Baptême.

L'Evêque seul a le pouvsir ordinaire de consacrer les cloches, et il ne peut le déléguer à un simple prêtre qu'en vertu d'un indult pontifical.

On donne à la cloche le nom d'un saint où d'üne sainte, et on le grave sur le métal avec les noms des parrain et marraine de la cloche, qui en sont généralement les donateurs, ou des bienfaiteurs de l'église.

Le célébrant bénit l’eau mêlée de sel, et, pendant que l'on chante des psaumes appropriés, il Jave la cloche avec cette eau, en signe de purification : de là

sans doute le nom de baptême. — Ensuite il fait à l'exté-

rieur de la cloche sept onctions avec l'huile sainte des infirmes, puis à l’intérieur quatre onctions avec le saint

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chréme. Toute ces onclions indiquent les dons et les

» grâces du Saint-Esprit que les fidèles, appelés par la cloche, viendront chercher dans l’église.

Le célébrant, ayant béni l'encens, place sous la cloche

l'encensoir, dont la fumée odoriférante doit en quelque sorte imprégner le métal béni du parfum de la sain-

teté. Puis il demande à Dieu de lui donner la puissance et l'efficacité de sa voix, et il la sonne par trois fois ; ce que font aussi, après lui, le parrain et la mar-

raine, comme pour donner à la cloche sa mission.

4%. — Quelle est, dans l'église, la mission de læ cloche?

Sa mission de la cloche se résume à six fonctions

principales :

40 Sa voix est une harmohie qui chante la gloire de Dieu.

20 Elle appelle les chrétiens au temple, et lors même

: qu'ils ne peuvent y venir, elle les convie à la prière et

les invite à s’unir à ceux qui prient.

30 Elle réunit à son appel le clergé, les moines, les religieuses, pour le chant ou la récitation de l'office divin et la célébration des saints mystères.

4 Elle a des accents de tristesse pour annoncer

l'agonie des chrétiens et pleurer sur les morts.

50 La foi de nos pères lui attribuait une grande puis-, sance pour détourner les'fléaux, et en particulier pour éloigner la foudre et les orages. Ce n'est pas que ln cloche ait cette puissance par elle-même, mais C’est en raison de ce que sa voix est une prière, et parce qu'elle

a reçu, dans sa consécration, une force divine pour

écarter les périls. ,

Ge Enfin la cloche mêle ses accords joyeux ou tristes à toutes nos joies ou à toutes nos douleurs ; elle chante la naissance spirituelle du chrétien au Baptème, s'associe aux fêtes de la première Communion et du Mariage, et s’unit aux tristesses des funéraillés. Matin et soir, elle nous invite à louer le Seigneur ; à chaque heure elle nous

rappelle le souvenir de Dieu, et nous prête son concours et sa voix dans les allégresses ou les deuils de la patrie.

CONCLUSIONS PRATIQUES

I. Parlant de l’ancien temple de Jérusalem, le Seigneur disait: « J'ai choisi et sanclifié ce lieu, afin que mon nom y soit à jamais, et que là aussi soient toujours fixés mes yeux et mon cœur. » (II Paralip., vu, 16.) Et au souvenir de la consécration de ce même temple, il disait encore : « Tremblez à l'aspect de mon sanctuaire ! » (Lev., xxvi, 2.) Quel respect plus grand, mais aussi quelle confiance plus parfaite ne méritent pas nos églises catholiques, sanclifiées par la prière et par l'huile sainte, et devenues par la présence eucharistique la véritable maison de Dieu!

II. Combien est éloquente la voix de nos cloches et quels enseignements ne rappelle-t-elle pas aux chrétiens ! Vous êtes tristes, elle pleure avec vous. Vous êtes dans la joie, elle mêle à vos allégresses ses chants joyeux. Vous oubliez Dieu, elle vous rappelle son souvenir. Votre âme prend plaisir à s'élever vers son Créateur : le matin, à midi, le soir, souvent dans la journée et plus particulièrement le dimanche et les jours de fête, la voix de la cloche favorise ces pieux mouvements : c'est la voix de Dieu, voix puissante et voix magnifique |

$ III. — Des Autels et de leurs accessoires.

Autels. — Diverses sortes: 4° autel fixe ; 2° autel portatif. — Consécration des autels. — Comment elle se perd. — Accessoires nécessaires pour la Messe.

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