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dé:yent étre de chanvre ou de lin, et avoir réçu une bénédiction spéciale de l'Evêque ou de son délégué.
20 Lx Messe étant le renouvellement du sacrifice de la croix, l'autel doit être surmonté d’un crucifiæ, placé sur le tabernacle ou adossé à la muraille, et aperçu du célébrant et du peuple. Ce crucifix doit être de bois, d'ivoire ou de métal, et n’a pas besoin de bénédiction. . *
30 [1 faut pour une messe basse, offerte par le simple prêtre, deux cierges allumés, un de chaque côté de la croix. — Les cierges liturgiques doivent être de cire, et non de stéarine, et leur présence est tellement exigée qu'on ne pourrait autrement célébrer la Messe, même un jour d'obligation.
Aux offices plus solennels, on allume un plus grand nombre de cierges, au moins six quand le saint Sacrement est exposé.
30 Il faut, sur l'autel, un livre appelé missel, qui contient les prières du saint sacrifice. D'ondinaire on ÿ met aussi trois tableaux appelés canons d'œutels. Celui du milieu, plus grand que les autres, renferme les prières que le prêtre, autant que possible, doit réciter de mémoire, et en particulier le Gloria, le Credo, les formules de l'Offrande de l'hostie et du calice, et dela Consécration, ainsi que les prières qui précèdent la Communion et celles qui terminent l4 Messe. — Celui de droite contient les formules que récite le prêtre en mêlant quelques gouttes d’eau au vin du calice et en se lavant les mains; celui de gaache reproduit le commencement de l'Evangile de saint Jean, qui se lit à la fin du Sacrifice.
5 A joutons encore que devant l’autel où l’on conserve le saint Sacrement on doit toujours entretenir, etle jour, et la nuit, une lampe allumée. C'est là une prescription très grave: l'Église autorise pour cet usage, à défaut d'huile d'olive, les autres huiles végétales,et mème, pour les paroisses pauvres, l'huile minérale. — L'usage de la lampe du Saint-Sacrement n’est pas primitif dans l'Église, mais on le constate sûrement au xu° siècle.
Celui des cierges ou des lampes allumées occasionnellement devant, des images saintes est beaucoup plus ancien. Bien qu'il ait eu pour raison la nécessité quand les offices étaient célébrés la nuit, il a surtout une signification symbolique : car l’abondance des lumières est un signe de joie et donne plus d'éclat aux cérémonies; elle représente Jésus- Christ, qui s’est dit « la vraie lumière », el rappelle aux chrétiens qu'ils doivent « briller comme des enfants de lumière », parles œuvres de la foi, de la - Justice et de la charité.
CONCLUSISN PRATIQUE
Dieu avait autrefois ordonné au peuple juif de réserver pour l'autel les bois précieux et les plus riches ornements : il voulait que, devant l'autel du sacrifice une lampe fût toujours allumée : il prescrivit que le grand prêtre Aaron consacrât par l'huile sainte et la prière la pierre où coulerait le sang des victimes. Quels honneurs, quelles richesses, quelle consécration et quel respect ne demandent pas davantage nos autels catholiques, où sont renfermés les ossements des martyrs, et sur lesquels, chaque jour, est offert le sang de Jésus-Christ !... Aussi, la foi et la piélé des fidèles se plaisent à orner les autels, à les enrichir autant que possible.
« Arrière, loin de l'autel, disait la Loi, quiconque aurait contracté quelque souillure; car il profanerait le sanctuaire du Seigneur ! » (Levit., xx1, 28.)
Combien plus le chrétien doit se souvenir que l’autel du temple catholique est saint et sacré, et ne s’en approcher qu'avec un cœur pur, un esprit recueilli et des pensées pleines de foi !
S IV. — Des Vases liturgiques ou sacrés.
Notion des vases liturgiques ou Sacrés: 4° calice et patène ; 2 ciboire; °3* ostensoir ; 4° tabernacle.