Qu'est-ce que le Tabernacle
Le tabernacle (du latin fabernaculum, tente ou pavillon) est une espèce d'armoire, placée sur l'autel, où l’on renferme le ciboire qui contient les hosties consacrées. — Ce nom de tabernacle est emprunté à la loi juive. Chez le peuple de Dieu, le tabernacle était une tente portative, sous laquelle on abritait l'arche d'alliance.. Par analogie, on appela {abernacle, dans la loi nouvelle, l'armoire qui contient l'Eucharistie, arche véritable de l’alliance de Dieu avec les hommes.
Depuis le 1x° siècle, la sainte Réserve étant obligatoire, obligatoire fut aussi l’existence d’un tabernacle sous la forme décrite en parlant du ciboire. La forine actuelle du tabernacle est de beaucoup postérieure. On le construit en marbre, en pierre, en bois, en métal plus ou moins précieux, et on l’orne le plus richement possible. L'intérieur doit être garni de soie blanche; il doit fermer à clef, et être recouvert,
‘ quand il contient le Saint-Sacrement, d’une tenture de couleur blanche ou conforme à l'office du jour.
Le tabernacle doit être bénit, avec la même formule que l'ostensoir, par l’Évêque ou par un prêtre qui aurait reçu ce pouvoir.
CONCLUSION PRATIQUE
Par respect et par honneur pour la sainte Eucharistie, l'Église, malgré sa pauvreté, tient à donner aux vases sacrés qui la doivent contenir toute la richesse possible : c’est une gloire pour les fidèles de contribuer, selon leurs ressources, à donner à Jésus-Christ une demeure qui soit moins indigne de lui.
En raison de ce même respect, le Calice, la Patene, le Ciboire, l'Ostensoi, alors mêrue qu'ils ne contiendraient pas les saintes hosties, ne peuvent être Luuchés que par les clercs et par ceux qui en ont la garde. — Les vases sacrés, quan.l ils
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contiennent le saint Sacrement, ne peuvent être touchés que par le prétre ou le diacre, revêtu de l'aube ou du surplis, ainsi que de l’étole. ;
A tous, la sainte Église redit avec plus de raison que le Seigneur autrefois aux lévites : « Purifiez-vous, vous qui portez les vases du Seigneur. » (Isaïe, zu, 2,41 Cor., vi, 11.)
S V. de Des habits ou Ornements liturgiques.
Notion générales des habits ou ornements liturgiques. — Diverses couleurs liturgiques. — Vêtements et ornements : 4° des ministres inférieurs; 2 du prêtre pour dire la Messe ; 3° de l'Évèque ; # du Pape.
25, — Qu'appelle-t-on Habits ou Ornemenis liturgiques ?
On appelle habits où ornements liturgiques quelquefois aussi vêtements sacerdotaux, ceux dont se servent les ministres de l'Église dans l'exercice des fonctions sacrées. — Dans l’origine, ces vêtements ne différaient pas, quant à la matière et à la forme, de ceux qui étaient en usage dans la vie civile. Notre-Seigneur, lorsqu'il institua la divine Eucharistie, et les Apôtres, lorsqu'ils célébraient les saints mystères, portaient le costume traditionnel des Juifs. Mais, par respect pour les cérémonies saintes, on donna aux vêtements qui servaient à l'autel plus d'élégance et plus de richesse, et peu à peu fut introduit et fixé l'usage des ornements aujourd'hui prescrits.
26. — Quelles sont les couleurs liturgiques des Ornements sacerdotaux ?
Primitivement les ornements sacerdotaux étaient de En ou de soie blanche. A partir du xnr° siècle, nous trouvons généralement établie la distinction de quatre couleurs liturgiques, savoir : le blanc, le rouge, le vert et le violet.
Le blanc sert pour les fêtes de Notre-Seigneur, de la sainte Vierge, des Confesseurs et des saintes Femmes
non martyres, ainsi que pour les dimanches qui s'écoulent entre Pâques et l’Ascension.
Le rouge est employé pour les fêtes de la Passion et
de la Pentecôte, et pour celles des Apôtres et des Mar-
tyrs : il symbolise, en effet, le feu et le sang répandu.
Le wrt est la couleur réservée pour les dimanches, depuis l’octave de l'Épiphanie j jusqu’à la Septuagésime, et depuis l’octave de la Pentecôte jusqu'à l'Avent, lorsque toutefois l'office est du dimanche, et non d'un saint. On emploie également le vert dans les féries du même temps.
Le violet, emblème de tristesse et de deuil, sert dans les temps de pénitence, pendant l'Avent, de la Septuagésime à Fo puis aux Quatre-Temps et aux Rogations.
À ces couleurs on a depuis longtemps ajouté le noir pour les offices des morts et pour la cérémonie du Vendredi saint : c'est le symbole du deuil complet.
Enfin l'Église autorise les étoffes de drap d'or pour les solennités, et cette couleur remplace tout à la fois le blanc et le rouge.
Avant même le vr° siècle, l’usage existait de bénir les habits et ornements liturgiques. Cette bénédiction est réservée aux Évêques, qui peuvent déléguer pour cette fonction un simple prêtre. Les ornements sacrés perdent leur bénédiction lorsqu'ils sont notablement détériorés ou modifiés, ou quand ils changent de destination.
27. — Quels sont les vêtements liturgiques des ministres inférieurs ?
Les simples clercs, c'est-à-dire ceux qui ont reçu la tonsure, portent la soutane, qui est le vêtement habituel des ecclésiastiques au chœur, ils se revêtent du surplis, vêtement blanc de toile ou de lin, qui descend ‘usqu'aux genoux. Dans les cérémonies, aux processions et aux saluts, ils peuvent porter la chappe, sorte de manteau rond, plus ou moins riche, aux couleurs liturgiques.
Les ministres qui remplissent à à l'autel les fonctions de
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sous-diacre et de diacre portent, comme le, prêtre, l'amict, l'aube, le cordon et le manipule dont nous parlerons tout à l'heure en expliquant les vétements, liturgiques du prêtre; et de plus un ornement qui pour le sous-diacne s'appelle funique, et pour es diacre, dalmatique. Ge vêtement est.de même"couleur liturgique que la chasuble du prêtre, mais il en diffère un peu comme forme. De plus, le diacre porte sous la dalmatique une éfole, posée sui l'épaule gauche, ct retombant sous le bras dnoit.
28. — Quels sont les habits liturgiques que le prêtre revêt pour la Messe ?
. Les habits liturgiques que le prêtre revêt pour la Messe sont :
40 L'amict (du latin amictus, manteau où voile); c'est un linge carré, servant à couvrir le cou et les épaules. Autrefois il couvrait également la tête pen- : dant une partie de la Messe : usage conservé dans les ordres religieux. L'amict est une sorte de protection, et symbolise le casque du salut.
90 L'œube (du latin alba, robe blanche); c'est une tanique de Tin, ample, descendant, comme la soutane, jusqu'aux talons, ornée de garnitures de dentelles plus ou moins riches. Ce vêtement est le symbole de l’innocence.
3‘ Le cordon est destiné à maintenir sur les reins l'aube qui, par son ampleur, serait incommode : il est le signe de la chasteté.
äo Le manipule : c'était autrefois un JTinge blane qui se portait sur le bras gauche et servait au prêtre comme de serviette ou de mouchoir. On l'orna de broderies, et il est devenu un ornement de inême étoffe que la chasuble. Le manipule est le symbole du travail et de la douleur. 7
5° L'étole (du latin stola, vêtement); oe futautrefois un vêtement complet, ouvert par devant et portan: de chaque côté une bordure plus riche et plus ornée.
Quand ce vêtement fut supprimé, on en garda la bordure, qui n'était qu’accessoire ; elle devint un ornement passé sur les épaules et retombant. par devant, en deux parties égales. L’étole est aujourd’ hui de même étoffe et dé même couleur que la chasuble. L'Évêque la porte pendante ; le prètre la croise sur la poitrine; elle est le signe de la puissance sacerdotale et rappelle le vêtement d’immortalité de nos premiers parents.
6° Enfin la chasuble (du latin easulw, petite maison ). C'était autrefois un grand manteau rond, ouvert seule-" ment par le haut, pour y passer la tête, et retombant jusqu'aux pieds. Cette forme est conservée dans l'Église orientale, dans certains ordres religieux, et due quelques cathédrales, à certains . — Pendant la célébration de la Messe, le prêtre, pour avoir les mains hbres, était obligé de relever la chasuble de chaque côté, par-dessus les bras. À une époque qu'il est malaisé de préciser, au lieu de la relever, on l’échan- ‘era sous les bras, et l’on obtint la forme actuelle. La chasuble porte ordinairement la figure d’une croix et représente le joug de Jésus-Chrisz.
29. — N'y at-il pas certains Ornements qui sont particuliers à l'Évêque ?
Oui, l'Évêque, outre la soutane violette qui est son costume habituel, revêt, principalement pour les offices pontificaux, certains ornements particuliers. Ce sont :
1° Les pantoufles ou sandales : elles sont en soie, brodées d’or,
2° La croix pectorale : cette croix, depuisle xrrrsiècle,
est reservée à l'Évêque ; elle est en or et lui rappelle qu'il remplace Jésus-Christ et doit avoir les yeux fixés sur son modèle.
3° Par-dessus l'aube, et sous la chasuble, ! Évèque porte la tunique du sous-diacre et la dadmatique du diacre, en soie très légère, pour rappeler qu'il possède
‘éminemment tous les ordres, avant le pouvoir de les communiquer.
4 Les gants : ils sont de la couleur de l'office its jour ; l'usage, à l'autel, en est réservé à l' Évêque depuis le 1x° siècle.
5° L'anneau : il est en or, enrichi d’une pierre pré-
cieuse, généralement une améthyste, et se porte à
l'annulaire de là main droite; c’est le signe de l'alliance que l'Évêque contracte avec son diocèse.
6° La mitre : elle a remplacé le bandeau d’or que jes
"Évêques portaient avant le x° siècle. C'est une coiffure
- élevée, enrichie de broderies et de pierres précieuses, terminée en bas par deux bandes, appelés fanons, qui retombent sur les épaules. La mitre est un ornement de gloire et un signe de puissance.
7° La crosse ou bâton pastoral : elle est d’un usage fort ancien ; on la fait remonter à saint Pierre. C’est la houlette du pasteur, le signe de l’autorité épiscopale. 8 Le grémial : c'est un voile de soie ou d’étoffe précieuse, que l’on place sur les genoux de l'Évêque lors qu'il est assis.
9° Enfin il y a un ornement réservé aux Archevèques ct aux Patriarches : c’est le pallium. C'était autrefois, ainsi que son nom nous l'indique, un manteau. Mais aujourd’huice n’est plus qu'une bande de laine blanche, large de quatre à cinq centimètres, ornée de plusieurs petites croix de soie noire. Cette bande fait le tour du cou : une extrémité retombe sur les épaules, l’autre sur la poitrine. Cet ornement est fait avec la laine d'agneaux bénits à Rome par le Pape, le jour de sainte "Agnès (21 janvier). Il reçoit une bénédiction particulière du souverain Pontife, et il est envoyé comme marque de distinction aux Archevèques, qui ne peuvent le porter que dans leur province. — Quelquefois le Pape accorde le pallium, comme privilège, à de simples Évêques, qui.ne le portent alors que dans leur diocèse. Les Archevêques ont aussi le droit de faire porter devant eux, lorsqu'ils officient, la croix archiépisco- ‘pale, l'image du Christ tournée vers eux, afin de leur rappeler continuellement leur divin modèle.
“40: Quels Sont les Ornements DIR AAUES réservés au souverain Pontife ?
Le souverain Pontife porte habituellement une soutane de soie blanche, remplacée par celle de drap blanc, dans les temps de pénitence, l'Avent et le Carême, ou de serge blanche, s’il appartient à un ordre religieux. Il porte aussi la calotte blanche, des chaussures de velours ou de laine rouge, ornées d'une croix d’or, que l’on baise quand on est admis à une audience du Pape. Le chapeau du Pape est de forme oblongue, recouvert de soie rouge, bordé d’un galon d’or et entouré d’un cordon à glands d'or. Son anneau pastoral est l'anneau du pécheur.
L'habit de chœur du Pape, lorsqu'il assiste à une cérémonie, ou qu'il donne des audiences, consiste dans le rochet à dentelle, la mozette de soie ou ‘de velours rouge, bordée d'hermine, et l'étole pastorale. — Aux offices plus solennels, il porte l'amict, la falda, l'aube, la ceinture, l'étoile et la chappe traînante, ornée audevant du formal précieux, large plaque d'argent ou de vermeil, sur laquelle sont gravés divers em. blèmes.
Dans les offices pontificaux, le Pape porte, outre les ornements communs aux Évêques, la falda, le fanon, et la fiare.
1° La falda *e met par-dessus la soutane : c'est une longue et large robe de soie blanche, à queue trainante, portée par un dignitaire de la cour pontificale.
2° Par-dessus la chasuble, le Pape porte le fanon : ce vêtement consiste en deux mozettes superposées, celle de dessous plus longue que celle de dessus : elles sont réunies ensemble, faites d'une étoffe de soie blanche et d'or, à longues lignes perpendiculaires , séparées par une ligne amarante ou rouge : sur la poitrine est une croix rayonnée. Le souverain Pontife porte le palliuwm par-dessus le fanon.
3° La tiare est formée de trois couronnes superposées, enrichies de diamants et de pierres précieuses :
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elle représente le triple pouvoir del Evèque, du souverain Pontife et du Roi. Le Pape porte la tiare Lorsqu'il apparaît comme souverain : en. d'autres circonstances il se sert de la mitre, comme les Évêques.
Il ne porte pas dc crosse, sans doute parce que l'usage en serait génant avec la falda, et aussi parce que le Pape est porté sur la seaa gestatoria : il remplace quelquefois la crosse par une simple croix, sans Christ, qu'il tient à [a main. Devant sui, comme devant les Archevèques, un clerc porte une autre croix, avec l'image
. du crucifix tournée vers lui
CONCLUSION PRATIQUE
Dans l’ancienne loi, Dieu lui-même avait voulu que les Prêtres et les Léviles enssent des vêtements particuliers et consacrés. Héritière des traditions antiques, l'Église veut aussi que ses ministres soient revêtus d’habits particuliers et sacrés dans l’exercice de leurs fonctions. Il en résulte , pour eux et pour Îles fidèles, un respect plus grand, une plus baute estime pour Îles choses saintes.
Sans doute les ricnes vêtements n’ajoutent pas à la valeur du Sacrifice : mais ils en rappellent l'excellence, et de même que les ministres des rois, pour paraître en leur présence, se revétent d'habits plus précieux, aïnsi les ambassadeurs de Jésus- Christ honorent leur chefet leur mission quand ils La Es dans l'éclat des vêtements liturgiques.
« L'or et l'argent, m'aprartiennent, » dit le SAenie, (499. #, 9.) Et quel plus noble usige pouvons-nous en faire que de les employer au culte de Celui qui les a créés ?.. C’est un honneur et une bénédiction de pouvoir consacrer à la confection des ornements son argent, son travail et son temps : tel est l’objet de l'Œuvre des Tabernacles, assiociation pieuse de personnes qui consacrent certains jours à Ja pÉPRÉr On d'ornements pour les églises pauvres.
x . Nr
& I. — Notions générales.
Cérémonies : diverses Messes. — Conditions générales requises pour Ia célébration du saint Sacrifice. — Division de la Messe et des cérémonies.
On appelle cérémonies de la Messe les actes extérieurs de la religion et les signes mystérieux et sÿmboliques que l'Église emplore dans la célébration du saint sacrifice, pour en relever la majesté, instruire les fidèles et nourrir leur piété. — Toutes ces cérémonies sont déterminées par les prescriptions liturgiques du missel, et le prêtre ne peut rien ÿ changer, même dans les plus petits détails.
On distingue plusieurs sortes de Messes, dont les cérémonies diffèrent :
4° La Messe solennelle : c'est celle dans laquelle le prêtre est accompagné à l'autel par um diacre et un sous-diacre qui ont chacan leur fonction marquée.
90 La Mésse chantée par an prôtre seul, et dans laquelle des chants liturgiques accompagnent l'offrande du saint sacrifice. Fe
30 La Messe basse, dans laquelle le prêtre se contente de réciter les prières, sans aueun chant. Les cérémonies essentielles, dont nous nous occuperons plus spécialement, sont communes à ces différentes messes.
32. — Quelles sont les conditions préalables, requises pour la célébration de la Messe?
Déjà nous avons fait connaître celles qui concernent le lieu où la Messe peut être célébrée, et l'autel sur lequel le saint sacrifice est offert.
LOGE QUATRIÈME PAKTIE
D'autres conditions sont relatives au jour, à l'heure, aux objets nécessaires.
40 La célébration dela Messe n'est obligatoire pour le prêtre, comme l'assistance l’est pour les fidèles, que les dimanches et jours de fêtes ; toutefois l’ Église autorise et même exhorte ses imnistres à célébrer la sainte Messe tous les jours. Il n’y à que le Vendredi saint où Ja Messe ne se dit nulle part, en souvenir du grand sacrifice offert ce jour-là par Notxe-Seigneur. Messes basses où privées sont également interdites le Jeudi saint et le Samedi saint, sauf une seule accordée par Indult, le Jeudi saint, dans les paroisses importantes.
En général, le prêtre ne peut célébrer qu'une seule Messe dans un même jour,excepté le jour de Noël,où il est permis de dire trois messes. Quand on manque de prêtres, l'Évêque permet quelquefois à un prêtre de
dire deux messes les dimanches et jours de fête, ,
quand la nécessité du service religieux l'exige. .
. 2° Pour ce qui est de l'heure, la Messe, régulièrement, ne peut être dite que depuis l'aurore, c’est- ardtie un peu avant le lever du soleil, jusqu’à l’ heure de midi. Toutefois on peut anticiper un peu quand il y a une raison sérieuse, et l’on accorde une heure plus, tardive aux paroisses importantes pour faciliter l'assistance à la Messe, les jours où elle est obligatoire.
3° Comme objets nécessaires, nous avons à mentionner : sur l'autel, le crucifix, :es cierges, le missel et, autant que possible, les canons d'autel. — À côté, sur une petite table appelée crédence : deux burettes pour le vin et l’eau, un plat, qui servira pour laver les mains du prêtre, et un linge appelé lavabo ou manuterge, pour les essuyer.
A la sacristie, le célébrant se revêt des ornements du jour,enrécitantles prières prescrites pour chacun d'eux. Il prépare le calice et le recouvre d'un linge sacré, nommé purificatoire, qui sert à l’essuyer; par-dessus il place la patène avec une hostie ou pain d’autel, qu'il recouvre de la palle : c'est un autre petit linge sacré,
+ sde
adapté sur un carton, qui sert à couvrir le calice pendant là messe. — Le célébrant recouvre le tout d'un voile de soie, de la couleur de l'ornement, et sur le voile, il place la bourse : c'est un double carton, garni de même étoffe, destiné à renfermer le corporal, linge sacré, de moyenne dimension, que le prêtre étend au milieu de l'autel, au commencement du saint sacrifice, pour y reposer le calice et Fhostie. — Ces différents linges : purificatoire, palle, corporal et mème manu terge, doivent étre’ de toile: la palle et le corporal doivent avoir reçu préalablement, ainsi que les ornements, la bénédiction de l'Évèque ou de son délégué. Enfin le prêtre ne peut dire la Messe absolument seul : il faut qu'il ait au moins un répondant, ou servant de Messe, qui représente les fidèles, et assiste le célébrant. Cette fonction ne doit pas être remplie par des femmes : tout au plus leur permettrait-on de ré- -pondre de loin si le prètre manquait de servant.