Que faut-il faire pour célébrer no l'Épiphanie
Il faut : 1° remercier Dieu de nous avoir appelés à la vraie Religion, comme il appela les Mages à la connaissance du Messie et de la vérité.
20 Lui adresser de ferventes prières pou la conservation de la foi dans les pays chrétiens, et pour la conversion des peuples encore infidèles et païens.
3° Faire à Jésus-Christ quelques présents comme les Mages, en noussouvenant que l’or représente la charité; l'encens, la prière ; et la myrrhe, l'esprit de mortification
et de pénitence, qui préserve les âmes du péché comme
ce parfum préserve les corps de la corruption.
63. — Que nous rappelle la fête de la Présentation de Jésus au temple, le 2 février? ,
La loi de Moïse prescrivait que tout fils premier -né serait, quarante jours après sa naissance, présenté au temple de Jérusalem et consacré au Seigneur. Elle ajoutait toutefois qn'il serait ensuite racheté au prix de cmq sicles d'argent. — La loi prescrivait aussi un sacrifice pour la purification de la mère, etcette offrande particulière devait être un agneau offert en holocauste et une tourterelle ou une colombe. Si la famille était pauvre, l'agneau pouvait être remplacé par une autre tourterelle ou une autre colombe. — Or, rapporte l'Évangile, le quarantième ‘jour après la naissance de l'enfant ‘Jésus, ses parents le portèrent à Jérusalem afin de satisfaire à cette double prescription qui cependant n’était point faite pour eux : Car la naissance miraculeuse de l'enfant Dieu devait le soustraire.à une présentation, et la sainteté de la Mère l'exemptait de toute purification légale.
Mais Jésus et Marie se soumirent avec une obéissance égale à leur humilité, pour ôter tout prétexte à nos insoumissions. Pour la naissance du Sauveur Jésus on offrit l'aumône prescrite, et pour la purification légale de la Vierge Marie, le sacrifice de la pauvreté, deux ‘ourterelles ou deux colombes. (S. Luc, 11, 22-24.)
C'est ce double mystère qui est rappelé dans la même fête du 2 février, instituée dès les premiers siècles sous le titre de Présentation de Jésus et Purification de Marie.
Deux incidents marquèrent cette double cérémonie : un vicillard appelé Siméon, qui attendait la rédemption d'Israël, vint dans le temple au moment où l’on présentait l'enfant Jésus. Et le prenant dans ses bras, il bénit Dieu et prononca les paroles du Nunc dimittis, cantique dans lequel il exprime sa joie de mourir, maintenant que ses yeux ont vu le Sauveur destiné à éclairer toutes les nations. En mêmetempsil prophétisa que Notre-Scigneur serait en butte à la contradiction, devenant, pour les uns, une cause derésurrection,et,pourles autres ,uneoccasion de ruine, et il annonça à la très sainte Vierge que son âme serait elle-même transpercée d’un glaive de douleur.
Il ÿ avait aussi une sainte veuve, nommée Anne, qui survint au même moment dans le temple : elle reconnut publiquement le Sauveur promis et elle parlait de lui à tous ceux qui attendaient la rédemption. Après ces hommages rendus à l'enfant Jésus, nous le voyons reprendre une vie humble etobscure à Nazareth.(S. Luc, 11, 23-39.)
En souvenir de ces circonstances, et osur rappeler que Notre-Seigneur, selon la parole de Siméon, a été la lumière du monde, on porte ce Jour-là, à la procession, des cierges bénits, et c'est pour cela que cette fête est vulgairement appelée la Chandeleur.
GA. — Quels sont les sentiments qui conviennent à cette solennité?
Notre-Seigneur a voulu se soumettre à la prescription mosaïque de la présentation, et il s’est offert librement et généreusement à son Père : nous devons, à son exemple, ncus offrir à Dieu avec le même empressement, la même joie et la même générosité, heureux que Jésus-Christ nous ait apporté la lumière de la vérité, et désireux d'y répondre et de la glorifier par nos œuvres.
Marie, sans y être obligée par la loi, s’est soumise à la purification par humilité et par obéissance : nous devons
PA
as
imiter cette humble et parfaite soumission de la Un
Vierge, et accomplir, sans discussion et sans plaintes, toutes les prescriptions de la loi de Dieu ou de son Église, en offrant à Dieu tous les sacrifices de notre obéissance en vue de nous purifier de nos péchés.
CONCLUSIONS PRATIQUES
1. La Fête de la Circoncision commençant la nouvelle année, il convient à cette occasion : 4° de remercier Dieu des grâces reçues pendant l’année qui vient de finir et de lui demander pardon des fautes commises : c’est la pensée de l'Eglise eu permettant, le dernier jour de l'année, un Salut d'action de grâces et de réparation ; 2° d'offrir à Dieu l’année qui commence, et qui sera peut-être la dernière de notre vie; 3°/de nous renouveler dans les sentiments de la charité envers le prochain, auquel nous exprimons nos vœux. Le moyen de les rendre utiles et efficaces, c’est de les accompagner de nos plus férventes prières. — Bien que la Fête de la Circoncision ne soit pas obligatoire, et que la Messe, par conséquent, ne soit pas de précepte ce jour-là, c'est une excellente pratique d'y assister et de recommander à Dieu nos résolutions et nos souhaits.
IT. Les autres Fêtes de l'Enfance de Jésus, PÉpiphanie et la Présentation, ont un charme particulier, Qui n’aimerait l'Enfant
de Bethléhem ? Qui n'envierait le bonheur des Mages? Qui ne
serait heureux d'accompagner le Sauveur dans sa démarche au Temple ? « O Jésus, nous vous adorons avec les Mages ! Avec vous, nous nous offrons à Dieu, renouvelant de tout cœur les engagements de notre Baptéme ! pa
$ IV. — Du Carême et de la Semaine sainte.
Le Carême : sa préparation. — Manière de sanctifier le Carême. — Semaine sainte. — Offices et cérémonies du Jeudi saint. — Cérémonies particulières du Vendredi saint. — Offices du Samedi saint.
65. — Qu'est-ce que le Carème et quelles sont les institutions liturgiques et Les cérémonies qui nous y préparent ?
On appelle Carème (du latin qguadragesimæ), les quarante jours de jeûne et de pénitence qui précèdent la fête de Pâques. — Le Carèême est observé depuis les Apôtres, Ja durée en a été fixée à quarante jours, en mémoire
D. 70 LR \ 2e $ Nr EC 3 (DES FÊTES DE L'ANNÉE CHRÉTIENNE 507
du j jeûne de Notre-Seigneur au désert. — En expliquant le V° commandement 1 l'Église nous avons fait connaître les devoirs d' abstinence et de jeune HRDOE aux chrétiens pendant ce saint temps. |
En vue de nous y préparer, l'Église x institué : 1° les dimanches de Septuagésime, Sexagésime et Quinquagésime, qui sont un acheminement à cette période de pénitence. Pendant ces trois semaines, l’Église prend les ornements violets, elle supprime le Gloria in excelsis, l'Alleluia, le Te Deum, qui sont des chants de joie, et elle nous encourage, dans les Évangiles dont elle fait choix, à travailler. plus sérieusement à la culture de notre âme, et à recueillir plus assidûment et plus pieusement la parole de Dieu.
2° Les prières de Quarante heures. — Tandis que le monde, aux approches du Garème, cherche ies distractions et les divertissements trop souvent coupables du Carnaval, l'Église convoque ses enfants au pied des autels ; elle expose à leurs regards, pendant trois jours, les dimanche, lundi et mardi, la très sainte Eucharistie, et elle les invite au recueillement, à la prière, tant pour les préparer au Carème que pour demander à Dieu le pardon des péchés qui se commettent. Cette institution remonte au xvi° siècle; établie à Milan en 1534, elle s’est propagée dans toute l'Église catholique.
3 La cérémonie des Cendres. — Le mercredi qui commence la sainte quarantaine, a lieu l'imposition des Cendres. Le célébrant bénit solennellement des.cendres à l’autel : après les avoir sanctifiées par la prière, l'aspersion de l’eau bénite, et l’encens, il les met sur la tête du clergé et du peuple, et à chaque personne il adresse cette parole : « Souvenez-vous, Ô homme, que vous êtes poussière et que vous retournerez en pous-
! sière ! » C’est donc la pensée de la mort, mais en même temps une leçon de pénitence, qui est rappelée aux fidèles. En effet, chez les anciens, les cendres ont toujours été l’ emblème du deuil et d’une douleur profonde. David, dans son chagrin, se couvrait de cendres, ecles
+ dei