Qu'est-ce que la fête du Sacré-Cœur
La fête du Sacré-Cœur est une solennité instituée pour honorer tout à la fois le Cœur de Jésus, qui anima sa vie et fournit le sang qui a racheté le monde, et l'amour infini de Jésus-Christ envers les hommes, amour dont le sacré Cœur à été l'organe et le foyer.
4 ve [E QE à mue ri a) Len 1} BETTY : r A: à À (DES FÊTES DE L'ANNÉE CHRÉTIENNE 597 à - Toute la personne de Notre-Seigneurétait digne d’ado- . ration; sa chair, son sang, et surtout son Cœur, hypo- statiquement unis à sa personne divine, méritaient les - adorations : ainsi le croit et l'enseigne l’Église. Or le : cœur, partout considéré, parmi les hommes, comme l’organe le plus noble, doit particulièrement participer ànos hommages. De plus le cœur, considéré comme centre et foyer de l’amour divin, mérite nos respects et notre amour reconnaissant : de là l’origine de la dévotion au sacré Cœur. Toutefois la fête destinée à rappeler ces vérités n'a été instituée qu'au xviu° siècle. Suivant sa . propre parole, Notre-Seigneur a voulu réserver cette dévotion pour les derniers temps, afin de ranimer ainsi Ja société vieillissante et engourdie. Vers la fin du xvrr° siècle, une sainte religieuse de la Visitation, nommée Marguerite-Marie, fut l'instrument dont Dieu se servit pour faire connaître le désir qu'avait Notre-Seigneur de voir son sacré Cœur mieux aimé et - mieux glorifié.
En 1765, l'assemblée du clergé de France adopta cette dévotion. Clément XIIT approuva la fête et un Office du * Sacré-Cœur. La fête, fixée, suivant la révélation faite à la bienheureuse Marguerite-Mariet, au vendredi qui suit … l'Octave du saint Sacrement, aété reportée, en France, au dimanche suivant, pour lui donner plus de solennité.
835. — Quels sentiments devons-nous apporter à la célébration de la fête du Sacré-Cœur?
Suivant les désirs de Notre-Seigneur lui-même, la fête du Sacré-Cœur doit être une fête de réparation. ILs'est plaint des ingratituaes, des mépris, de la froideur et des sacrilèges dont il était trop souvent l’objet, dans son Eucharistie, de la part des mauvais chrétiens, et quelquefois aussi de la part de personnés qui font profession de piété. Il a demandé des communions fer ventes etréparatrices, des amendes honorables, et spécialement une fête de réparation.
Plus encore que la Fête-Dieu , la fête du Sacré-Cœur
n Rile a été canonisée en mai.1920.
528 QUATRIÈME PARTIE (tre
servira donc à à témoigner à Jésus-Christ de notre amour et de notre reconnaissance ; et notre présence aux Offices età la procession qui se fait encore ce jour-là contribuera à le dédommager des outrages qu'il reçoit dans le Sacrement de son amour, et de nos froideurs et irrévérences envers son Eucharistie.
CONCLUSION PRATIQUE
Dans le Sacrement de nos eulels, nous avons Jésus-Christ vivant et présent, tel qu'il était autrefois sur la terre et tel qu'il est maintenant au ciel, transfiguré dans la gloire. C’est la raison d'être de nos hommages, de nos adorations et de noire culte eucharistique, si beau, si magnifique, et si triomphal.”
Mais le Cœur de Jésus est par conséquent aussi dans l'Eu- ,
charistie, vivant et glorifié, toujours palpitant d'amour : c’est pourquoi notre dévotion au sacré Cœur trouve particulièrement à s'alimenter au pied du tabernacle.
Cette dévotion, d'ailleurs, a reçu les plus consolantes promesses. Écoutons Notre- Seigneur, CRCOURA Sn les personnes dévouées à son sacré Cœur :
« 1. Je leur donnerai toutes les grâces nécessaires dans leur état.
« 2. Je mettrai la paix dans leurs familles.
« 3. Je les consolerai dans leurs peines.
« 4. Je serai leur refuge pendant leur vie et surtout à la Hot
«5. Je répandrai d'abondantes bénédictions sur toutes leurs enlreprises.
«6. Les pécheurs trouveront dans mon cœur la source et l'océan infini de la miséricorde.
« 7. Les âmes tièdes deviendront ferventes.:
« 8. Les âmes ferventes s’élèveront rapidement à une grande perfection.
« 9, Je bénirai même les maisons où l’image de mon sacré Cœur sera exposée et honorée.
« 10. Je donnerai aux prêtres le talent de toucher les cœurs.
« 11. Les personnes qui propageront cette dévotion auront leur nom écril dans mon cœur; il n'en sera jamais effacé. »
(Vie de la Bienheureuse Marguerite -Marie.\
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$ VIII. — Des Fêtes de la sainte Vierge.
Les fêtes principales de la sainte Vierge : 4° Immaculée Ccnception ; 2° Nativité de la sainte Vierge ; 34 Présentation de Marie; # Annonciation; 5° Visitation; 6° Purification; 7° Compassion et fète des Sept-Douleurs; 8° Assomption
86. — Faites connaître les principales fêtes de la très sainte Vierge.
La très sainte Vierge, comme Notre-Seigneur Jésus- Christ, a un nombre considérable de fêtes dans le cours
de l’année chrétienne. — L'Église lui consacre un jour
par semaine, le samedi, et un mois tout entier, le mois de mai, qui est le mois des fleurs, le plus beau et le plus gracieux. De plus, elle honore par des solennités spéciales l'anniversaire des principales circonstances de sa vie. Lesraisons particulières de ces hommages multipliés sont :
1° De nous aider à rendre à Marie le culte d'honneur supérieur, ou d'hyperdulie, qui lui est dû pour sa dignité de Mère de Dieu, sa sainteté incomparable, sa gloire et sa puissance dans le ciel.
2° De nous instruire, par la méditation des mystères de sa vie qui sont intimement liés à ceux de la vie de Notre-Seigneur, et sont aussi, pour tous les fidèles, pleins d'enseignements et de fruits.
Or voici les principales fêtes de la très sainte Vierge : 1° l'Immaculée Conception; 2 la Nativité; 3° la Présentation ; 4° l'Annonciation; 5° la Visitation ; 6° la Purification ; 1° T'Assomption ; 8° la Compassion ou les Sept- Douleurs.
I. Immaculée Conception (8 décembre). — Cette fôte rappelle que Marie, par un privilège spécial, et en vue des mérites futurs de Jésus-Christ, a été exemptée du péché originel, c'est-à-dire immaculée, sans tache, et comblée de grâces, dès le premier instant de son
existence. De tout temps, et bien avant de devenir un
fégnie. cette Vérité était admise dans l'Église: Dès le pontificat de Nicolas III, qui monta sur Le chaire de saint Pierre en 1277, on célébrait à Rome une fête de l Immaculée-Conception, et en Irlande, plusieurs siècles auparavant. La définition dogmatique, pro- : mulguée par Pie IX le 8 décembre 185%, a donné à cette solennité une nouvelle splendeur. +
Il convient, en cette fête, de bénir Dieu du glorieux privilège accordé à à sa sainte Mère, d'admirer one * parablei innocence de cette Vierge sainte” et,-en remerciant Dieu de nous avoir punis de la faute originelle par de ae de demander, par l'intercession de Marie, la grâce.de conserver notre innocence ou de la recouvrer par la pénitence.
IT. Nativité de la sainte Vierge (8 septembre). — L'Église célèbre la bienheureuse naissance de la très sainte Vierge parce que Marie, apparaissant au monde déjà pleine de grâces, annonçait la prochaine venue du Sauveur. :
Gette fête est ancienne etest entrée dans les usages romains au va° siècle, et dans les âges suivants elle devint l'une des plus solennelles.
Ainsi que le chante l'Église, c'est avec un sentiment de joie que nous devons célébrer cette fête, parce que la naissance de Marie a été pour le monde unimessage de joie. Admirons aussi les vertus de Marie enfant ; aimons ce doux nom de Marie, que l'Église honore dans une fête particulière, le dimanche qui suit la Nativité, nom béni qui renferme tout un enseignément prophétique, car il veut dire à la fois illuminatrice, étoile, amertume.
IL. Présentation de la sainte Vierge (21 novembre). Cette fête, d'abord célébrée en Orient, d’où elle passa.en l'rance après les croisades, vers le milieu du xiv° siècle, nous rappelle que Marie, dès sa tendre enfance, — d'après la tradition, elle n'avait que trois ans, — fut présentée par ses vénérables parents Joachim et Anne au temple de Jérusalem, où elle se consacra dès lors à Dieu par le vœu de virginité perpétuelle.
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ae empressement de cette Vierge sainte à se donner au Seigneur, la générosité de son Hrnde, sa fidélité à la grâce et à ses engagements pendant tout le cours de sa
vie nous indiquent les sentiments et les résolutions
de ce jour : en admirant Marie, nous devrons nous
- efforcer de l’imiter dans son RU et sa générosité, et
demander pour nous-mêmes une semblable fidélité. -V. Annonciation de la sainte Vierge (25 mars).
.— En cette fête, l'Église rappelle le jour où l'ange Gabriel vint annoncer à Marie, dans son humble mai- son de Nazareth, qu’elle serait la mère du Sauveur, et
où le fils de Dieu s'incarna dans le sein de cette Vierge bénie. — Cette fète fut'instituée peut-être au v° siecle. Dans le vir, elle était célébrée avec beaucoup de pompe, tant en Orient qu’en Occident; mais ce nest qu'au commencement du 1x° siècle qu'elle passa en France.
Nous devons célébrer la fête de l'Annonciation avec le souvenir des deux grands mystères qu’ellènousrappelle:
le premier est l'Incarnation du Verbe : nous adorerons
lès abaissements du Fils de Dieu fait homme pour nous; le deuxième est la Maternité divine de la sainte Vierge: et ici, nous ne saurons ce qu il faut admirer davantage en Marie : son humilité ou son amour pour la virginité.
V. Visitation de la sainte Vierge (2 juillet). — Cette fête nous rappélle la visite que la très sainte Vierge, quelque temps après l’accomplissement du mystère de l'Incarnation, fit à sa parente Élisabeth, épouse de Zacharie, qui habitait la bourgade d’ Hébron, au pays des montagnes. |
Élisabeth, inspirée de Dieu, salua Marie « pleine de grâce », proclamant qu'elle était « bénie au-dessus de toutes les femmes, et que le fruit de ses entrailles était aussi béni ». Marie répondit à cette salutation par les belles paroles duMagnificat.A l’arrivée de Marie, l'enfant d'Élisabeth, qui devait être saint Jean-Baptiste, précur-
seur de Te Christ, fut sanctifié avant que de naitre.
Marie passa trois mois à Hébron, chez sa parente, lui
"Sa QUATRIÈME PARTIE
prodiguant ses sollicitudes'et sa charité, et elle revint ensuite à Nazareth.
En souvenir de ces événements, la féte de la Visitax tion fut instituée, en 1378, par le pape Urbain VI, en vue d'obtenir, par l’intercession de Marie, l'extinction du grand schisme d'Occident, qui désolait l'Église, Le concile de Bâle rendit cette fête universelle en 1441.
Dans cette solennité, la charité de la très sainte Vierge sera le modèle de la nôtre, et elle encouragera notre confiance à l’invoquer dans tous nos besoins.
NI. Purification de la sainte Vierge (2 février). — Déjà nous avons parlé de cette fête, qui coïncide avec la Présentation de Notre-Seigneur au Temple quarante - jours après sa naissance, et nous avons fait connaître,
avec la Présentation du Fils, la cérémonie accomplie .
par la Purification de la Mère. Les exémples de Jésus et de Marie nous ont rappelés au sentiment de l'humilité et de l’obéissance.
VIE. Compassion ou fête des Sept-Douleurs de là sainte Vierge (vendredi de la Passion et 15 septembre). — La fête de la Compassion nous rappelle plus par liculièrement les douleurs que la très sainte Vierge a endurées au pied de la Croix, lorsqu'elle s ‘unissait aux souffrances de Jésus crucifié, — Gette fête fut instituée ou prescrite en 1423, par un concile provincial de Cologne, pour réparer les outrages que les hussites, hérétiques du temps, avaient faits à la Mère de Dieu.en profanantses images. Benoît X[i, en 1727, a tixé cette fète au vendredi quisuit la Passion.
Au mois de septembre, dans une autre Solennité, QE glise honore la sainte Vierge sous le titre de Notre-Dame des Sept-Douleurs, en mémoire des sept circonstances de sa vie dans lesquelles elle a le plus souffert. Ces circonstances sont : 4° la prophétie de Siméon ; 2° la fuite en Égypte; 3° Jésus perdu à Jérusalem ; 4 Jésus portant sa croix; 5° la rencontre de Jésus; 6° le crucifiement;
1° la descente de croix et la sépulture de Notre-Seigneur.
Le sentiment qui convient à ces deux fêtes, c’est celui
ue, e > ce
de la compassion pour la très sainte Vierge et d'une vive
sympathie pour toutes ses douleurs. La belle prose Sta-
-batinater, composée par Jacopo de Todi (fin xui° siècle), est l'expression de ce sentiment. Par la grandeur des souffrances de la sainte Vierge, nous devons comprendre l’étendue de son amour pour nous et l'ainour reconnaissant que nous lui devons en retour. Enfin, à
l'exemple de la très sainte Vierge, nous nous mon-
trerons courageux et résignés dans les épreuves de cette vie.
VIII. L'Assomption de la sainte Vierge (15 août). — Cette fête est comme le couronnement de toutes les solennités institüées en l'honneur de la très sainte Vierge : elle a pour objet d’honorer la bienheureuse mort de l’auguste Vierge, sa résurrection et son entrée triomphante au ciel. — Marie, comme toutes les autres filles d'Êve, a payé son tribut à la mort. On pense plus communément que c’est à Jérusalem qu’elle s’endormit dans le Seigneur. Les Apôtres déposèrent son corps dans un , ie creusé dans le roc, à Gethsémani. La pieuse croyance de l'Église, — quoiqu’elle n'en ait point fait un dogme, —est qu "elle n’y demeura que quelques instants: son corps fut ressuscité etenlevé aux cieux. Son sépulcre fut trouvé vide, et la tradition, si jalouse de conserver les restes des Saints, n’a pu nous garder la trace des reliques de la très sainte Vierge. Aussi, ces souvenirs ont-ils été consacrés par la fête de l'Assomption, qui paraît remonter jusqu'au 1v° siècle : c’est la plus ancienne de toutes les solennités établies en l'honneur de la Vierge Marie.
En France, on fait, après les Vêpres de la fête de l’Assomption,une procession solennelle au chant des litanies de la sainte Vierge : c'est l’accomplissement d’un vœu de Louis XIII; par un acte du 40 février 1638, il plaça:
son royaume, sa famille etsa personne sous la protection
de la reine du ciel et dela terre, et la France est demeu-
rée fidèle à cet hommage de piété reconnaissante. À
En ce jour de l’Assomption, nous félicitons Marie de sontriomphe ; nousnous réjouissons de la gloire de notre
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Mère, qui rejaillit sur nous ; nous prions cette Peine du es
ciel d'user de sa puissance en faveur de ceux que Jésus- Christ lui a donnés pour enfants, et nous lui demandons une protection spéciale pour la France, qui aime à se
dire le royaume de Marie.
CONCLUSION PRATIQUE Ë
Quel beau diadème au front de Marie que cette couronne d'hommages rendus à la Vierge, mère de Dieu, dans le cours de l'année chrétienne !.. Couronne de dévotion, de piété et de confiance, plus glorieuse et plus brillante que Ta couronne dé douze étoiles aperçue par saint Jean dans l'Apocalypse... Efforcons-nous d'ajouter à ce diadème quelques fleurons par nos actes de piété filiale et reconnaissante. Nous en recevrons, en retour, des témoignages précieux de bienveillance et de protection.
Comment célébrer ses solennités ?.. Les vrais Enfants de Marie les sanctifient surtout par la sainte Communion. N'est-ce point, en réalité, le meilleur moyen d'honorer une mère que de se mettre dans les dispositions de cœur et d'âme qui sont les siennes ?.. Et quand donc la Vierge Marie inclinera-t-elle avec bonté son regard vers ses enfants, si ce n’est lorsqu'ils reproduisent l'innocence.et la sainteté de Jésus, présent dans leur cœur ?
En outre, pour les associés des principales Dévotions établies en l'honneur de la très sainte Vierge, il y a généralement à gagner, le\jour de ses Fêtes, indulgence plénière, moyennant la Confession, la Communion et quelques prières aux intentions de l'Église. |
8 IX. — Des Fêtes des Saints.
But et institution des Fêtes des Saints. — Principaux patrons : saint Joseph, saint Jean-Baptiste, les apôtres saint Pierre et saint Paul: le Patron partieulier de là paroisse. — La fête de la Toussaint.
. 87. — Pourquoi l'Église a-t-elle institué des fêtes en l'honneur des Saints ?
De même que dans toutes les nations on se plait à honorer la mémoire des grands hommes qui se sont fait urnnom dans les lettres, les sciences et les arts, dans Yindustrie, le commerce et la politique, et surtout ceux qui ont laissé des traces de leurs vertus et de leurs bien-
de ME do sé on à id
sé:
bo sdetitihene de à 2";
F ee * SE DAT Li CON RES | DES FÊTES DE L'ANNÉE CHRÉTIENNE 039 faits, ainsi dans l'Église il est très juste d'honorer les Saints qui ont édifié le monde par le spectacle de leurs vertus héroïques, et par leurs bienfaits dans l’ordre spirituel et moral. |
C'est le but qu’on se propose dans les fêtes des Saints. Ceux qui en sont l’objet sont des personnages dont l'Église a constaté la sainteté et les miracles, et qu'elle a placéssolennellement sur les autels, en leur décernantla gloire de la canonisation. Parmi les Saints que l'Église honore d’un culte public et qui ont leur fête au calendrier, il y a : les Apôtres, qui ont été les auxiliaires de Notre Seigneur dans la prédication de l'Évangile : les Martyrs, qui ont donné leur vie pour la foi chrétienne ; les Docteurs, qui ont enseigné la vérité catholique, avec l'éclat du savoir et de la sainteté : les Confesseurs, c'està-dire les Saints qui, sans avoir souffert la mort, ont édifié l’Église par leurs vertus : ils sont pontifes ou non pontifes, selon qu'ils ontété vêques ou non; les Vierges, qui ont gardé à Dieu la pureté virginale, avec ou sans le martyre;etenfin celles qu'onnommesaintes Femmes,les, épouses et les veuves qui sont parvenues à la sainteté.
L'Église célèbre ordinairement la fête des Saints au jour de leur mort, parce que c’est l'anniversaire de leur entrée au ciel, ou de leur naissance à l'éternelle vie, Nous devons, en ces jours : 1° remercier Dieu des grâces qu'il a faites aux Saints que nous honorons: 2° les invoquer comme des protecteurs ; mais, 3° surtout nous efforcer de les imiter comme des modèles.
88. — Quels sont les Saints 'que nous devons particulièrement honorer ?
Les Saints que nous devons plus particulièrement honorer sont : saint Joseph, saint Jean-Baptiste, les saints Apôtres Pierre et Paul, et enfin les saints Patrons.
I: Saint Joseph (19 mars). — Il est l'époux de la très sainte Vierge et le père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ. — L'Évangile lui décerne l'éloge d'un
homme juste ; il à été jugé digne d'être associé à la vie de Marie, la plus sainte des créatures, et à celle du Fils de Dieu. Jésus lui à obéi sur la terre et ne saurait rien lui refuser au ciel. — Pour tous ces motifs, il mérite respect et confiance : aussi le pape Pie IX, à la prière des Évèques, l'a-t-il donné, em 4871, comme Patron à l’Église universelle, et Pie X a placé sa fête La pale, sous le nom de solennilé de saint JosepA,
. Avec oclave, le mercredi qui suit le deuxième Ha che aprés Pâques.
On invoque particulièrement saint Joseph comme
modèle de la vie humble, chaste, laborieuse et comme patron de la bonne mort.
Il. Saint Jean-Baptiste (24 juin) : il est le précurseur de Notre-Seigneur, qui l’a appelé le plus grand des enfants des ane. véritable É Élie par la pénitence, et plus que prophète. — L'Église, par exception, a fixé. sa fête au jour de sa naissance temporelle, parce qu'il anparut au monde sanctifié avant que de naître.
IT. Les saints Apôtres Pierre et Paul (29 juin). — ils sont les princes des Apôtres : ce sont eux qui par leur prédication et par leur sang ont fondé l'Église, et principalement l EÉglise#omaine, mère et maîtresse de toutes les Églises. P
Us furent unis dans la vie et Dieu ne les sépara nil dans la mort. Ils subirent tous deux le martyre à Rome, versl’an65; Pierre, crucifié latêteen bas, surlacolline du Vatican, où est maintenant l'ÉglisedeS'aint- Pierre de Rome; Paul, décapité sur la voie d'Ostie au lieu où s'élève l’église de Suint-Paul-aux-Trois-Fontaines.
En la fête de saint Pierre et de saint Paul, il faut: 4° prier pour la sainte Égliseet pourlesouverain Pontife, successeur de saint pe 2° demander à Dieu l'exaltation et l'accroissement de l'Église par la conversion des hérétiques, des schismatiques et des infidèles ; et 3° nous attacher de plus en plus à l'Église romaine, d'où nous arrivent la vérité et la grâce.