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IV. Les saints Patrons. — On: appelle Patrons les

TE Al LME, | DES FÊTES DE L'ANNÉE CHRÉTIENNE 037

Saints qui sont les protecteurs de l'Église universelle,

de chaque diocèse, de chaque paroisse et de chaque

fidèle. — De même que chaque chrétien, au jour de

son Baptème, reçoit le nom d’un saint où d’une sainte

figurant au martyrologe de l'Eglise, afin de trouver

un modèle et un intercesseur, ainsi les églises et les

chapelles, au jour de leur consécration ou de leur

bénédiction, sont placées sous le vocable d'un saint

Patron. Les diocèses gardent généralement pour

Patrons les saints qui les ont fondés ou qui les ont

édifiés et sanctiliés par leurs vertus, leurs exemples

et leur dévouement.

Nous devons célébrer la fête des saints Patrons en?#s:

priant dvec confiance, et ‘en cherchant à imiter leure

vertus.

89. — Qu'est-ce que la Toussaint, ou fête de tsus les Saints?

C'est une solennité fixée au 1° novembre et établie - pour honorer dans un même jour la mémoire de tous les Saints. Il n’était pas possible d'instituer des fêtes particulières pour chacun des Saints du ciel; d'autre part, il est juste et avantageux de les honorer tous : l'Église a donc réuni dans une même solennité le souvenir de tous les élus, ét nous engage à recourir à leur protection. Cette fête date peut-être du 1v° siècle. Au vit*, sous

le pontificat de Boniface {V, le Panthéon d’Agrippa, qui avait été consacré à toutes les divinités du paganisme, et avait été conservé comme un objet d'art, fut dédié, en 607, au culte chrétien, sous le vocable de Sainte-Marie-aux-Martyrs : on y transporta, des catacombes, vingt-huit chariots d'ossements des martyrs, et ce temple devint une sorte d'Église de Tous-les-Saints. Puis, le 1° novembre, les païens avaient coutume de célébrer des fêtes en l'honneur de tous les dieux. Pour en détourner les chrétiens, on consacra ce même jour à la mémoire de tous les Saints. Cette fête fut établie en France, lan 855, par

538 QUATRIÈME PARTIE | Louis le Débonnaire, sur les instance du pape Grégoire [V. a :

à L'Église,enréunissanttousles saintdu ciel dansune même fêle, nous faitrelire dansl'Évangileles huit béalitudes quisontlerésuméde toutela sainteté; elle nous

présente en même temps une nuée de témoins, attestant

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que la sainteté est possible à tous les rangs et à toutes

&es conditions ; enfin elle nous encourage, ainsi que le:

dit saint Paul, à courir nous-mêmes, par la patience, su combat et à la Couronne. ( Hébr., xI1, 1.)

J GONCLUSION PRATIQUE

« Que doit-on penser de ceux qui veulent ôter au peuple ses Fêles, comme autant de distractions qui le détournent de son \ayail ? Cette maxime est barbare et fausse. Tant pis si le peuple là de temps que pour gagner son pain. Il lui en faut encore pour le manger avec joie : sans quoi il ne le gagnera pas longtemps. Ce Dieu juste et bienfaisant, qui veut qu'il s'occupe, veut

cussi qu'il se délasse. La nature lui impose également l'exercice :

et le repos, le plaisir et la peine. Le dégoût du travail accable plus les malheureux que le travail même. Voulez-vous rendre un peuple actif et laborieux ? donnez-lui des fêtes. » (J:-J. Rousseau.) S

Mais ce sont les féfes religieuses qui reposent l'homme, et

surtout le travailleur. Elles nourrissent son esprit et dilatent son cœur. En se reposant, il devient meilleur. Laissons-lui donc les fêtes des Saints, et détournons -le des fêtes du vice et de la débauche.

S X. — De la Fête des Morts.

Commémoration des Morts. — Particularités liturgiques. — Devoirs de. chrétiens dans cette solennité.

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