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I. L'Église en général est infaillible ; la promesse

que nous venons de rappeler s'adressait au collège des 4%

Apôtres, ayant Pierre à leur tête. En conséquence, ce privilège passe, non pas à chaque Évèque personnellement, mais en général au corps des Évêques, ayant à leur tête le souverain Pontife. D'où il résulte qu'un Évèque peut se tromper en matière de foi; mais Ja totalité des Évêques, jamais. C’est pourquoi l'Église est infaillible : 4° dans le sens positif, quand, réunie en Concile général, sous l'autorité du Pape, elle décide qu'une doctrine concernant la foi ou les mœurs doit être crue et acceptée par toute l'Église; et 2 dans le sens négatif, quand, sans être réunie en “Goncile, mais tout en restant dispersée, elle se trouve: enseignant d’un commun accord, et en union avec le souverain Pontife, une question. de foi ou de morale. En effet,

Jésus- Christ a promis d’être avec son Église € tous les jours », et non pas seulement quand elle serait réunie.

Il la préserve donc de l'erreur, même à l’état de dispersion, sans que toutefois l'Église puisse formuler de

définition dogmatique ow morale” en l'absence du Pape

qui est son chef, la source de son infaillibilité positive, l'organe principal et essentiel de ses définitions.

II. Indépendamment de l'infaillibilité donnée à l'Église en général, le Pape possède personnellement le mème privilège de l’infæillibilité, lorsqu'il parle, comme on dit, ex cathedra, c'est-à-dire lorsque remplissant sa charge de Pasteur et de Docteur de tous les

chrétiens, en vertu de sa suprême autorité apostolique, il formale, pour toute l'Église, une décision concernant la foi et les mœurs.

Ce privilège de l'infaillibihté personnelle du Pape résulte de promesses spéciales qui ont été faites à saint Pierre, et, dans sa personne, à ses successeurs. Notre-

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LE HITS RES F2 «. de Dore OUTRE ) # ; \ | RENE DU SYMBOLE DES APOTRES 87

. Seigneur lui a dit : (Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les portes de l'enfer ne prévau- dront pas contre elle. » (S. Matth. XVI.) Si Pierre venait à enseigner l'erreur, c’est l'enfer qui prévaudrait contre la vérité, ce qui est contraire à la promesse divine.

. luia dit encore : « J'ai prié pour toi, afin que ta foi

ne vienne jamais à défaillir. Une fois converti, affer-

mis tes frères. » (S. Luc, xx1r.) Or la prière de Notre- . Seigneur est efficace ; il en résulte que Pierre, chargé d'affermir les autrès, ne tombera pas dans l'erreur.

… Enfin, par trois fois, Jésus-Christ lui a dit : « Pais

mes agneaux, pais mes brebis. » (S. Jean, xx1.) Or, -si saint Pierre, ou-son successeur, venait à enseigner l'erreur, il ne serait plus le guide du troupeau: mais ce Le P ; c'est lui qui devrait être ramené dans la vérité : ce serait l'inverse de ce qui doit être.

- Tels sont les témoignages sur lesquels s'appuyait le

Concile général du Vatican, quand, le 48 juillet 1870, invoquant sur ce point l'antique tradition, il a fait de linfaillibilité pontificale un article de foi, que les

- chrétiens doivent admettre sous peine de tomber dans lhérésie.

| CONCLUSION PRATIQUE

Jésus-Christ a dit à ses Apôtres et à leurs successeurs : « Qui

« vous écoute, m'écoute; qui vous méprise, me méprise. » En » obéissant aux pasteurs de l'Église, le chrétien est donc sûr de ne

pas se tromper : c'est à Jésus-Christ qu'il obéit, S'il venait, au . contraire, à mépriser les enseignements de l'Église, il devrait

redouter les jugements de Jésus-Christ lui-même.

- Béni soit le Sauveur Jésus de nous avoir donné une double

garantie de cerlitude : l'Église et le Pape; une double autorité » pour nous maintenir dans la vraie foi : le Concile et la Chaire

infaillible du Pontife romain ! ; « Sainte Église romaine, mère des Eglises et mère de tous les fidèles, Église choisie de Dieu pour unir ses enfants dans la même - foi et dans la même charité, nous tiendrons toujours à ton unilé par le fond de nos entrailles. Si je t'oublie, Église romaine, puissé-je m'oublier moi-même! Que ma langue se sèche et demeure immobile dans ma bouche si tu n'es pas toujours la première dans mon souvenir, si je ne te mets pas au commen- . cement de tous mes cantiques de réjouissance ! » (Bossuer.)

& III. — Caractères ou marques de l'Église.

Diverses Églises chrétiennes : 4° Église catholique ; 2° Églises protestantes ; 3 Églises schismatiques. — Notions des marques ow caractères. de la xr el Église : 4° unité; 2% sainteté; 8° catholicité; 4° apostolicité. — Application à l'Église catholique, qui les possède éminemment. — Elles manquent aux autres Églises.

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