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Potins, , patriarche de Constantinople, inaugura à cette époque le schisme grec, que Michel Cérulaire consomma au x1°. [l se retrouve encore dans l'Orient. Au xv° siècle, la Russie, obéissant au patriarche de Moscou, s’est séparée de Constantinople; et aw commencement du xvin°, Pierre le Grand constitua définitivement l'Église russe, à la tête de laquelle il éta-- blit le Saint. Synode, dont il nomma les membres. De ce fait, l'Église russe tomba plus ou moins sous Êta dépendance du pouvoir temporel.
I est évident que Jésus-Christ n'ayant fondé qu'une seule Église, ces différentes sociétés ne peuvent être en même temps dans la vérité.
HE Quelles sont les marques « ou caractères de » La véritable Église?
Si nous voulons les connaître, il nous faut recourir -à l'Évangile, où nous retrouvons la volonté exacte: de Jésus- Christ au sujet de l'Église qu’il a fondée.
Or nous y remarquons.: 4° que Jésus-Chmst n’a préché qu’une seule Religion, qu’il a envoyé ses Apôtres prêcher la même or et qu'il a voulu que tous les membres de son Église obéissent à un même pasteur. Par conséquent, son Église doit être une, et
l'unité, qui sera. sa première marque, doit compréndre l'unité ‘de croyance, de sacrements et de gouvernement.
20 Jésus-Christ, en fondant son Église, a voulu par “elle sanctifier Fo les hommes; ïl ne a Aee) pour cela, une doctrine sainte et sanctifiante et des moyens de sanctification qui ne doivent pas rester stériles , mais se manifester par des œuvres saintes. — En conséquence, son Église doit être sainte, et la sainteté, qui sera sa seconde marque, ne doit pas être seulement
intérieure, mais extérieure et réelle; il ne lui suffira pas d’avoir une doctrine et des sacrements capables de sanctifier les fidèles, mais elle devra montrer des saints, héroïques dans leurs vertus, accomplissant des miracles et produisant des fruits de conversion et de charité.
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3° Jésus-Christ a voulu que sa Religion füt portée à tous les peuples, jusqu'aux extrémités de la terre, et que ses Apôtres fissent en sorte de l’annoncer à toute créature. Par conséquent, son Église doit s'étendre à tous les pays ét à tous les temps ; elle devra donc être universelle où catholique, et cette catholicité, qui est la troisième marque de son Église, devra être tout à la fois la catholicité de l’espace et du nombre.
4° Enfin, ce sont les Apôtres que Notre-Seigneur a choisis pour être d’abord ses disciples, puis les propagateurs de sa doctrine. En conséquence, la véritable Église doit être apostolique, et cette apostolicité, quatrième marque de vérité, renferme deux choses : l’apostolicité de ministère, c'est à-dire que les pasteurs, pour être légitimes, doivent remonter aux Apôtres par une succession non interrompue; et l’apostolicité de doctrine, c’est-à-dire que la véritable Église ne doit pas avoir altéré la doctrine des Apôtres.
D'où nous concluons qu'il y a quatre caractères ou
marques de la véritable Église : l'unité, — la sainteté, — la catholicité, — et l'apostolicité.