JE CROIS LA RÉMISSION DES PÉCHÉS
$ unique. — De la rémission des péchés.
Dogme de la rémission des péchés. — Origine'et transmission de ce pou- ; voir. — Moyens de rémission.
S1. — Que faut-il entendre par ces paroles : Je
crois la rémission des péchés ?
Cela veut dire que nous croyons fermement à ce pouvoir que Jésus-Christ a donné à son Église, de remettre tous les péchés. Nous y croyons, Car non seulement ce dogme est exprimé dans le Symbole, mais il résulte clairement des paroles que Notre-Seigneur a dites à ses Apôtres : « Recevez le Saint-Esprit; les péchés seront rémis à ceux à qui vous les remettrez, et ils seront retenus à ceux à qui vous les retiendrer. »(S. Jean, xx, 23.) C'est pourquoi le concile de Trente à défini solennellement comme une vérité de foi, contre le protestantisme, que Jésus-Christ a laissé à l Église le pouvoir de remettre les péchés.
82. — Montréz-nous l’origine et la transmission de ce pouvoir de la transmission des péchés.
Dieu, étant l'être puissant et infini offensé par le péché, a tout seul, en principe, le pouvoir de pardonner. Or, ce pouvoir que Dieu seul possède par nature, Jésus-Christ l'avait à plusieurs titres. Comme Dieu, d'abord, il le partageait avec son Père ; comme homme, il en jouissait, puisque la divinité était unie à sa nature humaine; comme Sauveur enfin, ayant payé de son sang Ja détte de nos péchés et mérité notre pardon, il le pouvait distribuer à son gré. Par le fait, il a souvent fait usage de ce pouvoir pendant sa vie mortelle, témoins : la Samaritaine, Madeleine, le bon larron, et
Mon DU SYMBOLE DES APOTRES 01 principalement le paralytique guéri, en signe même de = ce droit et de ce pouvoir.
Mais le droit qu'avait Notre-Seigneur de remettre les péchés, ïl le pouvait Communiquer à d'autres, s’il le voulait, non moins que ses autres pouvoirs ; il l'a fait: = 14 « De même, dit-il, que mon Père m'a envoyé, je vous , envoie ; les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettrez... » EE
Ces paroles s’adressaient aux Apôtres; mais le pouvoir qu'elles confèrent doit passer à leurs successeurs légitimes, aux évêques, qui le communiquent euxmêmes aux prêtres. Toujours, en effet, il y aura sur terre des péchés à remettre. Toujours aussi le fruit de la mort du Sauveur subsistera et devra être appliqué.
Dieu, par conséquent, devait pourvoir, jusqu’à la fin des siècles, à ce qu'il y eût des ministres pour faire
- cette application, et c'est l’ordination sacerdotale qui
transmet aux prêtres ce pouvoir ainsi que\tous les … autres droits attachés à leur ministère.
Remarquons que cette rémission des péchés est toute gratuite de la part de Dieu ; nous ne saurions en aucune
: façon la mériter, ni par nos prières, ni par nos expiations. Jésus-Christ seul nous l’a méritée par ses souf-
. frances et par sa mort. D'autre part, le pouvoir de ci l'Église est absolu, sans limites, sans restrictions, comme la réparation même offerte par Notre-Seigneur. C'est pourquoi l'Église peut remettre toutes nos fautes, quel qu’en soit le nombre et auelle qu'en soit l'énormité. Jésus-Christ n’excepie que le péché contre le
. Saint-Esprit, c'est-à-dire l’impénitence finale, ou le crime de celui qui ne veut pas se repentir. à