‹ Le catechisme expliqueChapitre 50 sur 288 · SP AU · texte numérisé non relu

SP AU

r! “ À x A" t Pr ,

XI° ET:XII ARTICLES JE CROIS A LA RÉSURRECTION DE LA CHAIR ET A LA VIE ÉTERNELLE Division des matières. ‘

84. — Que nous font connaître les deux derniers articles du Symbole?

Ils nous font connaître le; fins dernières de l'homme. À la vérité, ils n’énoncent que la résurrection des

corps et la vie éternelle qui doit suivre. Mais, en réa-

lité, ces deux dogmes supposent nécessairement d’autres vérités qui leur servent de base, à savoir : la mort, qui est le salaire du péché et qui doit nécessairement précéder la résurrection; puis le jugement, particulier

d’abord, et ensuite général, qui doit fixer notre sort

éternel. La vie éternelle, dont il est ici question, se. subdivise en deux : la vie bienheureuse ou le Ciel, et la vie malheureuse ou l'Enfer. Et enfin, entre le Ciel et l'Enfer, se trouve un lieu intermédiaire, transitoire, par lequel passent un certain nombre d’âmes, le Purgatoire.

Ce sont là les principales vérités contenues dans les deux derniers articles du Symbole, et appelées généralement fins dernières. Nous allons les étudier successivement dans autant de paragraphes.

$ I. — De la mort et du Jugement particulier.

La mort. — Enseignements de la foi. — Jugement particulier. — L'âme, au sortir du Jugement, commence à jouir ou à souffrir.

85.— Qu'est-ce que la mort, et à son sujet que nous enseigne la foi?

La mort est la séparation de l'âme et du corps. L'union de ces deux éléments constituait la vie : leur séparation entraîne la mort.

A ce moment l'âme, qui est immortelle, qui ne peut se corrompre comme le corps, parce qu'elle est un

esprit, ni cesser d'exister parce que sa nature sv oppose, paraît devant Dieu pour subir son premier Jugement. Mais le corps demeure ici-bas, se décompose, se corrompt, et, déposé dans la tombe, il devient de la poussière qui se confond ävee la terre.

La bonne mort est la mort en état de grâce ; la mauvaise mort est la mort en état de péché mortel. Autant la première est désirable, autant la seconde est à craindre.

Au sujet de la mort, la foi nous enseigne : 1° La nécessité où nous sommes tous de mourir une fois : « C'est, dit saint Paul, un décret que tous les hommes mourront. » C'est là, d'ailleurs, une vérité que l’histoire et l'expérience démontrent chaque jour.

2% La mort est le châtiment du péché : il est bien vrai que l'homme est mortel de sa nature, indépendam-

-ment du péché; mais Dieu, par un don surajouté à la nature, l'avait rendu AAA

3° La mort, certaine quant au fait, est ébrthine

“quant aux ‘circonstances du jour, de l'heure, de la ma-

nière : & Veillez et priez, nous dit l'Évangile, car vous ne savez ni le jour ni l'heure où le juge viendra. » (S. Mathieu, XxY.)

4 Enfin, la foi nous dit que la mort fixe irrévocablement le sort de chacun. selon les mérites. Après la mort, l'homme ne peut plus mériter; c'est pourquoi saint Paul nous dit : (Tandis que nous avons le temps, accomplissons le bien, » car au delà, ajoute saint Jean, «c’est la nuit où personne ne peut plus travailler. »

86. — Faites connaître le Jugement particulier. Aussitôt après la mort, notre âme paraît devant Dieu, pour être jugée sur ses bonnes ou sur ses mauvaises actions : c’est ce qu’on appelle le J ugement particulier. Rien de plus certain que ce premier Jugement. Saint Paul, après avoir rappelé le ‘décret de hé mort, ajoute tout aussitôt : € Après la mort, a lieu le PMR » — La raison humaine à partout reconnu et proclamé \ |

a, TUE dif " Da pb re à /'

+ Vrtn { nie

a * DÜ SYMBOLE DES APOTRES 0 408

Ja certitude de ce jugement particulier. Tous les peuples

et tous les philosophes ont admis, au delà de ce monde, des récompenses et des châtiments pour les âmes immortelles ; mais, pour fixer leur sort, il faut un Jugement. *

La révélation est venue compléter ces notions. Le premier Jugement se passera entre notre âme et Dieu,

“à l'endroit même où chacun expire, en présence de

l'Ange gardien comme témoin, et du démon comme accusateur. Ce Jugement est très sévère : il porte sur tout ce que nous avons pu faire de bien et de mal, sur nos paroles et même sur nos pensées. « Le Seigneur scrutera les reins et les cœurs, » dit le prophète Jérémie, et saint Matthieu ajoute que nous rendrons compte même € d'une parole inutile ».

Page 1