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Faîtes connaître la gravité du blasphème

Tous les blasphèmes contre Dieu, s’ils sont prononcés avec réflexion, sont des péchés mortels, parce qu'ils outragent la majesté de Dieu. Aussi, dans l’ancienne loi, le Seigneur avait ordonné de lapider les blasphémateurs. S'inspirant des mêmes sentiments de respect pour le saint nom de Dieu, les législations chrétiennes contenaient des peines très sévères contre les blasphé-

mateurs, non moins que contre les homicides et les voleurs. Saint Louis avait ordonné de percer d'un fer

rouge la langue de celui qui aurait proféré des blas-

phèmes contre Dieu; à la prière du pape Clément IV, il adoucit les rigueurs de la loi; mais ses successeurs maintinrent des peines très graves contre les blasphémateurs récidivistes. Aujourd'hui ces pénalités ont disparu de notre législation, mais le blasphème n’en reste pas moins répréhensible aux yeux de Dieu. C'est le crime des démons, et ceux qui leur ressemblent en cette vie méritent de-partager leur châtiment dans l'Enfer. |

Les blasphèmes contre les Saints, contre la sainte Vierge, contre la Religion, contre l'Église, n'ont pas la même gravité que ceux qui sont proférés contre Dieu; mais ils constituent néanmoins une faute, plus ou moins grave selon l'injure qu'ils contiennent.

On ne doit pas considérer comme blasphèmes les paroles simplement grossières où injurieuses aux hommes, ni les loeutions où le nom de Dieu intervient sans mauvaise intention. Il convient toutefois d'éviter ces expressions aussi contraires au respect de Dieu qu'à la bonne éducation.

“4 CONCLUSION PRATIQUE

Sommé de blasphémer le Christ, sous peine de perdre la vie, saint Polycarpe répondit : « Il y a quatre-vingt-six ans que je le sers, et il ne m'a jamais fait de mal; comment pourrai-je donc blasphémer mon Roi et mon Sauveur ! » Et il mourut plutôt que de commeltre ce crime. — Pensent-ils à l’injure qu'ils font à Dieu et aux châtiments qui les attendent, ces chrétiens qui, comblés chaque jour des bienfaits de Dieu, outragent son saint nom ?.… Ils n'y font pas attention, disent-ils; mais est-il possible d'invoquer comme une excuse l'habitude de l’outrage à l'adresse du souverain bienfaiteur ?

« Je voudrais mourir, disait saint François Xavier, plutôt que d'entendre blasphémer si souvent le saint nom de Dieu.» Si notre amour pour Dieu ne va pas jusqu'à formuler le même désir, adoptons du moins la louable pratique d'offrir à Dieu une réparation quand il nous arrive d'entendre blasphémer, et rénétona l’une ou l’autre de ces louanges :

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‘Dieu soit béni! Béni soit son saint nom !

Béni soit Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme

Béni soil le nom de Jésus !

Béni soit Jésus au saint Sacrement de l’autel ! Bénie soit l'incomparable Mère /de Dieu, la très sainte Vierge

Marie ! \

Bénie soit la sainte et immaculée Conception !,

Béni soit le nom de Marie, Vierge et Mère!

Béni soit Dieu, dans ses Anges et dans ses Saints!

(ndulgence d’un an chaque fois, plénière une fois le mois, quand on les récite tous les jours. — Reserits de 18041 et 1847.)

. -S III. — Des Imprécations.

Imprécations diverses : 4° contre nous-mêmes; 2° contre le prochain; 3° contre les êtres privés de raison. — Appréciation.

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