‹ Le catechisme expliqueChapitre 97 sur 288 · II. L'amour. — Ce sentiment perfectionne le res · texte numérisé non relu

II. L'amour. — Ce sentiment perfectionne le res

pect ; il nous porte à des sentiments de bienveillance,

d’attachement et de dévouement filial. Cet amour est fondé sur la nature; les animaux eux-mêmes témoi-

gnent de l'attachement aux auteurs de leurs jours ; 4

est inspiré aussi par la reconnaissance : qui pourrait

dire tout ce que les parents s'imposent de sacrifices, de

travail et de peine pour leurs enfants? € Mon fils, dit la sainte Écriture, n'oubliez pas les gémissements de votre mère. » (Eccl., vir, 29.)

L'amour filial doit être intérieur d’abord et sincère; puis se manifester extérieurement par des paroles affectueuses et bienveillantes et surtout par des actes dévoués, le support des défauts, la douceur, la sollicitude. Haïr au lieu d'aimer, aigrir au lieu de supporter,

. seraient certainement des fautes graves.

III. L'obéissance. — Elle est dans le commandement divin. Sans elle, en effet, où serait l'honneur dû aux parents ? € Enfants, dit saint Paul, obéissez à vos parents selon la volonté de Dieu, car cela est justice. » (Eph., vi, 1.) Les lois humaines, non moins que la

‘4 Dans plusieurs diocèses, l'absolution de cette dernière faute est réservée à l'Évèque, si les coups ont été graves.

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conscience, prescrivent l’obéissance aux parents dans la mesure de leur autorité raisonnable.

A l'exemple de Notre-Seigneur Jésus-Christ, l’enfant chrétien doit pratiquer l’obéissance parfaite : elle sera prompte, sans hésitation et sans résistance ; joyeuse, sans plaintes et sans murmures ; entière, pour tout ce qui n'est pas contraire aux commandements de Dieu ou de l'Église. Le seul point où doit s’arrêter l'obéissance, c’est quand les parents commandent le mal. Alors c’est le cas de répondre avec l’apôtre saint Pierre : « Il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes. » (Act., v, 29.) Et encore faudrait-il accompagner cette résistance de douceur et de respect.

Le péché de désobéissance est mortel toutes les fois qu'il est commis en matière considérable et en opposition avec un commandement formel des parents ; dans les cas moins graves, la faute est vénielle, mais elle

prendrait plus d'importance si la désobéissance était habituelle.

IV. L'assistance. — Elle consiste à venir en aide aux parents dans leurs besoins corporels ou spirituels : 4° dans leurs besoins corporels, en les aidant de nos soins et de notre argent dans la maladie, la vieillesse, la pauvreté. La charité chrétienne nous en ferait un devoir, mais ici la recenuaissance le commande plus particulièrement encore. « Ayez soin de la vieillesse de votre père... [l est maudit celui qui provoque le courroux de sa mère. » (Æccl., 11, 14.)

2° Dans les besoins spirituels, nous devons aide et secours à nos parents pendant leur vie, en priant pour eux, en les rapprochant de Dieu, en leur procurant, surtout dans la maladie, les secours de la religion, et après leur mort, en priant pour leur âme et en exécutant pieusement leurs dernières volontés.

CONCLUSION PRATIQUE

Voulons-nous connaître la sanction dont Dieu accompagne son quatrième précepte ? Le voici, d’après nos Livres saints : Et d'abord les menaces contre ceux qui le transgressent :

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