XVJ ENCYCLIQUE (( ACERBO NIMIS
blira des cours de religion pour instruire des dogmes et de la morale chrétienne la jeunesse qui fréquente les écoles publiques où il n'est pas fait mention de la religion.
VI. — « Mais comme, surtout de notre temps, Page mûr n'a pas moins besoin d'instruction que l'enfance, tous les curés et tous ceux qui ont charge d'âmes, outre l'homélie sur l'Evangile qui doit être donnée les jours de fête à la messe paroissiale, à l'heure la plus opportune pour que le peuple y vienne — en dehors de l'heure du catéchisme des enfants — feront, en un langage facile à comprendre, le catéchisme aux fidèles. Ils se serviront pour cela du « Catéchisme du Concile de Trente », de manière à traiter en quatre ou cinq ans, le Symbole, les Sacrements, le Décalogue, la Prière et les Commandements de l'Eglise.
« Nous établissons et ordonnons ces choses, Vénérables Frères, en vertu de notre autorité apostolique. Vous devrez faire en sorte, pour votre part, chacun dans votre diocèse, que ces prescrip^ tions soient exécutées intégralement et sans retard. Vous devrez veiller et prendre garde, dans la mesure de votre autorité, à ce que Nos ordres ne tombent pas dans l'oubli, ou, ce qui revient au même, ne soient obéis qu'avec négligence et relâchement. Pour éviter réellement ce défaut, vous devrez user des recommandations les plus assidues et les plus instantes, afin que les curés n'abordent pas le catéchisme sans préparation, mais au contraire s'y préparent à l'avance avec soin, afin qu'ils ne prononcent pas seulement les paroles de la sagesse humaine, mais que, « dans
sur l'enseignement de la doctrine chrétienne xvij
la simplicité du cœur et de la sincérité de Dieu » (II Cor., i, 12) ils suivent l'exemple du Christ qui, bien qu'il mît au jour des choses « cachées depuis le commencement du monde » (Matth., xm, 35) « parlait cependant toujours aux foules en paraboles » (Ib., 34). Nous savons que la même conduite fut tenue par les Apôtres instruits par le Seigneur. C'est d'eux que Grégoire le Grand disait : « Ils ont eu le plus grand soin de prêcher les choses simples aux peuples simples, les choses compréhensibles, et non point les choses élevées et ardues » (Moral., I, xvn, cap. 26). Or, en ce qui concerne la religion, presque tous les hommes, par le temps qui court, peuvent être classés Darmi les simples.