‹ Le catéchisme romainChapitre 179 sur 230 · LA PRIMAUTÉ DU PAPE · texte numérisé non relu

LA PRIMAUTÉ DU PAPE

pétuer l'œuvre salutaire de la rédemption, a décrété d'édifier la Sainte Eglise, pour y renfermer comme dans la maison du Dieu vivant tous les fidèles par les liens d'une seule foi et de la charité. Aussi, avant d'être glorifié, a-t-il prié son Père non seulement pour ses Apôtres, mais encore pour ceux qui croieraient en lui par leur parole, afin que tous ne fassent qu'un comme le Fils et le Père ne sont qu'un. De même donc qu'il envoya les Apôtres qu'il s'était choisis, comme lui-même avait été envoyé par son Père, de même il a voulu qu'il y eût dans son Eglise des pasteurs et des docteurs jusqu'à la consommation du siècle. Mais, pour que l'épiscopat lui-même fût un et indivisible, pour que la multitude entière des croyants se conservât dans l'unité de foi et de communion par l'union des prêtres entre eux, préposant le bienheureux Pierre aux autres Apôtres, c'est en Pierre qu'il a institué le principe perpétuel et le visible fondement de cette unité... Mais, parce que de toutes parts et par une haine de jour en jour plus grande, les portes de l'enfer s'insurgent contre ce fondement divinement posé pour renverser, si c'était possible, l'Eglise, Nous, en vue de la garde, de la protection et de l'accroissement du troupeau catholique, Nous jugeons nécessaire, avec l'approbation du saint concile, de proposer comme devant être crue et acceptée par tous les fidèles, selon la foi antique et constante de l'Eglise romaine, la doctrine de l'institution, de la perpétuité et de la nature du sacré primat apostolique, dans lequel consiste la force et la solidité de l'Eglise toute entière, et de proscrire, de condamner les erreurs préjudiciables au troupeau du Seigneur (i). »

Après cette introduction solennelle, oui rappelle

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