‹ Le catéchisme romainChapitre 181 sur 230 · INSTITUTION DE LA PRIMAUTE · texte numérisé non relu

INSTITUTION DE LA PRIMAUTE

Jésus Christ dans son Eglise, nient que ce soit Pierre seul, de préférence aux autres Apôtres, pris chacun* en particulier ou collectivement, que Jésus ait investi d'un vrai et propre primat de juridiction, — r ou qui affirment que ce primat, ce n'est pas immédiatement et directement au bienheureux Pierre*, mais à l'Eglise et par l'Eglise à Pierre, comme au ministre de l'Eglise, qu'il a été confié. »

3. // définit le dogme de foi de l'institution du primat apostolique dans le bienheureux Pierre. « Si doncr quelqu'un dit que le bienheureux apôtre Pierre n'ar pas été institué par le Christ Notre Seigneur le prince de tous les Apôtres et le chef visible der l'Eglise militante, ou que le même Pierre n'a reçu directement et immédiatement du même Notre Seigneur Jésus-Christ qu'un primat d'honneur, et non un primat de vraie et propre juridiction, qu'il soit anathème (i). »

C'est donc actuellement un dogme de foi catholique que Notre Seigneur a institué le primat dans la personne de Pierre, et que ce primat est un prk rçiat de juridiction ; par là même ce serait actuellement une hérésie de soutenir, comme on l'a fait jadis, que ce primat de Pierre n'existe pas ou qu'il n'a été confié qu'à l'Eglise pour passer de l'Eglise à Pierre.

2° Perpétuité du primat de Pierre dans les Pontifes romains. — Après avoir constaté histo* riquement, d'après le témoignage d£ l'Evangile, et. défini dogmatiquement l'institution de la primauté* le concile du Vatican enseigne sa perpétuité.

i. Il formule et propose la perpétuité de ce primat* a Ce que le Prince des pasteurs et le Pasteur su-

l. Const. Pastor œternus, Canon du chapitre i.

58o LE CATÉCHISME ROMAIN

ptême des brebis, Notre Seigneur le Christ-Jésus a institué dans le bienheureux apôtre Pierre pour le salut et le bien perpétuels de FEglise, doit nécessairement durer toujours, de par la volonté de son auteur, dans l'Eglise qui, fondée sur la pierre, res S tera ferme jusqu'à la fin des siècles. »

2. Il indique le principe de cette hérédité et le droit à l'héritage, « Nul doute pour personne, bien rtiieux c'est une chose connue de tous les siècles, que le saint et bienheureux Pierre, Prince et Chef des Apôtres, colonne de la foi et fondement de l'Eglise catholique, a reçu de Notre Seigneur Jésus- Christ, Sauveur et Rédempteur du genre humain, les clefs du royaume ; que jusqu'à cette époque et toujours dans ses successeurs, les évêques du Saint- Siège romain, fondé par lui et consacré par son sang, Pierre vit, préside et juge. C'est pourquoi quiconque sur ce siège succède à Pierre, obtient par là même, d'après l'institution du Christ, le primat de Pierre sur l'Eglise universelle. La disposition de la vérité persiste donc, et le bienheureux Pierre, persévérant dans la force de la pierre qu'il a reçue, ifa jamais abandonné les rênes de l'Eglise qui lui furent confiées. Pour ce motif, c'est à l'Eglise romaine, à cause de sa principauté suréminente, que toute FEglise, c'est-à-dire tout ce qu'il y a de fidèles par le monde, a dû nécessairement se rattacher, afin que, dans ce Siège, d'où découlent sur tous les droits de la vénérable communion, comme des membres unis à leur tête, tous ne forment qu'un seul corps (i). »

3. Il définit le dogme de foi de la perpétuité de ce primat. « Si donc quelqu'un dit que ce n'est pas

i. Ibid.y c. ii, De perpetuitatc primatus beati Pétri in romanis

Pojitificibus.

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