‹ Le catéchisme romainChapitre 201 sur 230 · ERREURS SUR CET ARTICLE · texte numérisé non relu

ERREURS SUR CET ARTICLE

religion de second ordre toujours présente dans l'Eglise (i) ;» un système purement mécanique de justification (2) ; la négation des principes de moralité, car elle « permet aux plus indignes de s'approprier par le canal de l'Eglise les mérites des saints, mélange habile de pélagianisme et de magie, d'incrédulité et de superstition (3). »

Aussi la critique protestante se flatte-t-elle de signaler les origines de ce dogme et d'en fixer la date. A l'entendre, tous les éléments seraient étrangers au christianisme primitif et dateraient du ve siècle, où « se fit un revirement complet dans la notion des rapports existant entre les saints, les martyrs glorifiés et les chrétiens vivant sur la terre (4). » Ils auraient été ensuite élaborés peu à peu, si bien que, même au vie siècle, ce dogme passait pour une nouveauté et fut longtemps expliqué dans des sens très divers. Et ce serait saint Gégoire le Grand qui aurait codifié ces idées malsaines et les aurait « fixées sur les hauteurs de la théologie, consolidant ainsi par la doctrine une pratique mauvaise (5). ».

Qu'y a-t-il de fondé dans de pareilles prétentions ? Sont-elles justifiées par l'histoire ou n'en reçoiventelles pas un formel démenti ? Que les mots communion des saints aient été insérés dans le symbole à une date tardive, soit ; mais cette introduction estelle une preuve d'innovation dans l§i doctrine ? La foi de l'Eglise n'est-elle pas, au contraire, pleine-

1. Harnack, Dogmengeschichte, S 46, p. 216. — 2. Viguier, i art. Communion des saints, dans l'Encyclopédie des sciences j|j religieuses, Paris, 1878, t. ni, p. 286. — 3. Dorner, Histoire de | la théologie protestante, trad. franc., Paris, 1870, p. 12, 28; ^ Cf. Seeberg, Lehrbuch der Dogmalik, Leipzig, i8g5, t. 1, p. 243 ; t. 11, p. 207. — 4. Viguier, Le symbole des apôtres, Nimcs, iS84, p. 38 sq. —5. Harnack, Dogmengeschichte, S 56, p. 266.

ment légitimée par les données scripturaires et renseignement traditionnel ? Et, dès lors„ que reste-t-il des accusations du protestantisme ? C'est ce qu'il faut examiner, après avoir dit un mot de l'introduction de cette formule dans le Symbole.

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