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Et il y eut soir et il y eut matin: cinquième jour

a4. Et Dieu dit : « Que la

Il ne faudrait pas croire que les espèces animales n'aient fait leur apparition qu'après le développement complet du règne végétal.

Mais tandis que l'ère primaire se signale par des flores nombreuses et puissantes, les formes se réduisent à des types inférieurs :

mollusques et polypiers.

Vers la fin du silurien, on rencontre des débris de poissons ganoïdes, mais dès les premières assises dévoniennes, les poissons, si pauvrement représentés dans le silurien, déploient une surprenante richesse de formes et d'individus. Dans le carbonifère apparaissent les amphibies ou batraciens, à taille gigantesque, que la structure de leu rs dents a fait appeler: labyrinthodontes.

Avec les temps secondaires, c'est le règne des grands reptiles nageurs : sauriens et crocodiliens, véritables monstres par les dimensions de leurs corps et l'étrangeté de leurs formes.

Les oiseaux sont rares dans cette période et se distinguent par leurs affinités reptiliennes des oiseaux actuels. Mais les insectes abondaient déjà dans les forêts houillères.

Les amphibies de la pé-

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terre produise des êtres animés de vie, selon leurs espèces, quadrupèdes, reptiles et animaux de la terre, selon leurs espèces ! »

Il fut ainsi fait.

25. Dieu fit les animaux de la terre, selon leurs espèces, et des quadrupèdes selon leurs espèces, et tous les reptiles de la terre, selon leurs espèces.

Et Dieu vit que c'était bien.

26. Et Dieu dit : « Faisons l'homme à notre image et à notre ressemblance, qu'il ait puissance sur les poissons de la mer, et sur les oiseaux des cieux, et sur les quadrupèdes, et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre ! »

27. Et Dieu créa l'homme à son image ; à l'image de Dieu il le créa, mâle et femelle il les créa. »

Traduit sur l'hébreu par Ch. Robert, dans la Revue Biblique, 1894, p. 388-389,

riode carbonifère précédèrent l'apparition des animaux terrestres, qui furent d'abord représentés par les reptiles. Les premiers mammifères se montrèrent avec de petits marsupiaux au début de la période liassique.

Ce n'est qu'au début de l'ère tertiaire que sur le globe, enfin pourvu d'un relief accentué, les mammifères vont s'épanouir et se multiplier jusqu'à ce qu'ils trouvent leur suprême expansion dans les gigantesques proboscidicns du miocène supérieur et du pliocène.

L'ère quaternaire est caractérisée par l'apparition de l'homme sur le globe. Depuis que ce grand fait s'est produit, le monde organique ne s'est enrichi d'aucune espèce nouvelle ; niais plusieurs formes ont disparu parmi celles qui faisaient cortège aux premiers hommes. A quelque point de vue que l'on se place, l'homme ne peut apparaître que comme le couronnement du monde organique, après que le règne animal et le règne végétal, ont reçu, l'un et l'autre, tous leurs développements. »

Apologie scientifique, édit.

Senderens, Paris igo3, p„ Ag5-5oi.

2. Le récit mosaïque. — « Voilà ce que nous avons déjà appris (récit de la création jusqu'à l'homme exclusivement) de la vieille Bible. Mais quel était-il donc, celui qui écrivait toutes ces choses, il y a quatre mille ans, au fond d'un désert inconnu ? Supprimez l'inspiration divine, et osez mesurer son génie, son intuition éblouissante ! Mais comment supprimer ici la divinité ? Elle est partout, dans ce que Moïse dit aussi bien que dans ce qu'il ne dit pas. Elle est dans l'adorable négligence avec laquelle il jette, sans presque s'en douter, des mots qui terrassent comme des éclairs. Elle est dans sa brièveté étrange, qui ressemble à celle des évangélistes, qui étonne, j'allais dire qui impatiente, si elle ne prosternait pas dans l'admiration. Elle est dans cette sérénité avec laquelle il livre son divin récit, sans explications ni commentaires, aux ignorances, aux contradictions, aux sourires, aux mépris des lettrés et des illettrés. Oh ! il n'eût pas été digne de Dieu de nous faire un cours de géologie ; mais qu'il était digne de Dieu, utile à nos âmes, d'illuminer de quelques traits sublimes les premières origines des choses, de jeter sur ce fond obscur sept ou huit mots lumineux, de ces mots qui précèdent toutes les sciences et qui leur survivent ; des mots d'un genre à part, ayant tous les feux à la fois, et variés selon les regards qui les contemplent : les feux de la poésie pour les peuples jeunes ; les feux de la philosophie et de la métaphysique pour les âges de réflexion ; les feux de la science pour les époques savantes : semblables à ces pierreries d'eau très pure ou à ces perles fines qui étincellent dans l'ombre, mais que tout l'éclat du soleil ne peut pas faire pâlir ! » Bougaud, Le christianisme et les temps présents t 3e édit,, Paris, 1878, t. ni, p. 193-194.

Leçon XXII

De l'homme

I. Son origine. — II. Sa nature. — III. La Bible et les découvertes scientifiques.

Après le problème cosmologiquc et biologique, le problème anthropologique : l'homme existe; d'où vient-il? qu'esl-il? où va-t-il? Question d'origine, question de nature, question de destinée: trois questions de beaucoup les plus importantes pour nous et dont la solution nous intéresse au plus haut degré (1). L'Ecriture, les Pères, 1 Eglise y répondent clairement ; au point de vue de la foi, le chrétien sait à quoi s'en tenir. La philosophie spiritualiste parle ici comme l'enseignement catholique : elle regarde l'homme comme le composé substantiel d'un corps et d'une âme, qui tient de Dieu son origine, qui appartient par le corps au règne de la

i. BIBLIOGRAPHIE : Saint Thomas, Sum. theol, I, Q. lxxvcii ; les traités sur la création, dans les théologies récentes de Franzelin, Mazzella, lungmann, Hurler, Pesch, Tepe, etc.; art. Adam. Ame, Création, dans le Dictionnaire de la Bible et le Dict. de Théologie; Yigouroux, Les livres saints et la critique rationaliste, 4e édit., Paris ; J. Guibert, Les origines, Paris, 1896 ; Mgr Duilhc de Saint-Projet, Apologie scientifique, édit. Senderens, Paris, 1903; Vacant, La constitution Dei Filius, Paris, 1895, t. 1 ; Souben, La création selon la foi et la science, Paris, 1903 ; Monsabré, Conférences xvi-xvm.

de l'homme ii3

matière organisée et vivante, mais qui, par l'âme intelligente et libre, domine le monde visible, sert de trait d'union avec le monde invisible des esprits et forme un microcosme. Le simple naturaliste, Fanthropologiste, qui fait œuvre de science pure, peuvent se borner à ne l'étudier qu'à un point de vue restreint, sans se préoccuper des solutions de la philosophie et de la foi, soit pour les appuyer, soit pour les infirmer ; leur procédé n'a rien que de légitime, mais il n'aboutit qu'à une étude incomplète. Le savant de parti pris, à idées préconçues, ne peut s'empêcher d'apporter dans ses travaux anthropologiques des préoccupations étrangères ; il méconnaît ainsi sa propre méthode et sort de son domaine quand il nie que l'homme ait été créé, qu'il possède une âme, et quand il le range exclusivement dans le règne animal.

Le Catéchisme romain se borne ici à rappeler la création du corps et de l'âme d'Adam, la collation des biens préternaturels et l'élévation de l'homme à l'ordre surnaturel. « Enfin, dit-il, Dieu forma le corps de l'homme du limon de la terre, et lui accorda, par un effet de sa bonté, le don de l'immortalité et de l'impassibilité, qui ne tenait pas essentiellement à sa nature. Quant à l'âme, il la créa à son image propre et à sa ressemblance, la douant du libre arbitre, et réglant tellement les mouvements et les désirs de son esprit qu'ils devaient être toujours soumis à l'empire de la raison. A cela il joignit le don admirable de la justice et soumit tous les animaux à son pouvoir (i). »

Réservant pour des leçons ultérieures la question des dons préternaturels et surnaturels ainsi que

i. Cat. rom., I, art. i, xxu.

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Il4 LE CATÉCHISME ROMAIN

celle de la destinée humaine, nous ne traiterons ici que la question d'origine et de nature.

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