I. De l'origine de l'homme
i° Théorie naturaliste. — D'où vient l'homme ?■ — Pour la science matérialiste et athée, l'homme vient de l'animal par une évolution lente, progressive et naturelle, qui part de la monère pour aboutir, à travers des transformations successives, au singe, et par le singe à l'homme. D'où il suit que si l'homme est au premier rang des animaux, il n'est pas hors rang et qu'il ne diffère pas essentiellement de la brute.
Cette théorie pseudo-scientifique n'a pour elle que des hypothèses sans preuves. Elle ne cesse de parler de l'ancêtre immédiat de l'homme, mais elle est impuissante à le montrer parmi les êtres vivants, et jusqu'ici elle n'a pas réussi à le trouver parmi les morts. Elle se heurte de plus au sens commun, à la science proprement dite, à la philosophie et à la foi.
Le sens commun répugne absolument à ne voir dans l'homme qu'une bète.
La science pure, sans projugés, relève, au point de vue physique, par l'étude de la physiologie et de Yanatomie comparées, des différences de nature et d'essence entre l'homme et l'animal, des traits caractéristiques, comme la perfection du système nerveux et cérébral qui atteint chez l'homme son maximum de développement, comme l'existence et l'emploi de cet instrument incomparable qu'on appelle la main et qui n'appartient qu'à l'homme, et comme l'insuffisance des armes offensives et défensives qui le mettent au-dessous de la bête. Au